Le multiculturalisme (l'interculturalisme n'est qu'un nom différent pour cette idéologie du suicide des nations) est le cheval de Troie de l'islamisme: c'est LA principale raison pour laquelle dans son combat contre le Totalitarisme, la Liberté s'attaque à cette idéologie, de surcroît élitiste.
Dans son article Décriminaliser l'identité québécoise, Mathieu Bock-Côté en appelle à rejeter l'idéologie du multiculturalisme (bravo!), d'ailleurs boudée par l'immense majorité de la population, qui souhaite plutôt "une restauration de l'identité nationale comme norme d'intégration pour les nouveaux arrivants." (la sagesse du peuple, fondement de la démocratie) Dans L'école laboratoire, Bock-Côté décrit Gérard Bouchard comme l'"un des principaux théoriciens du multiculturalisme québécois". À preuve, dans son témoignage au procès sur le droit d'exemption du cours Éthique et culture religieuse, Bouchard a déclaré que "la principale fonction de ce cours était d'assurer la reconstruction identitaire de la société québécoise sur le modèle du multiculturalisme."
Invitant Bock-Côté à une plus grande Prudence et rigueur dans le débat public, Gérard Bouchard se défend d'être un théoricien du multiculturalisme (rire), un modèle de gestion de la diversité qu'il juge "inapproprié à la situation du Québec" et qu'il aurait d'ailleurs critiqué dans l'enseignement qu'il a récemment donné à Harvard (on ne rit plus!). Son modèle de "diversité", c'est l'interculturalisme, qui serait fondamentalement différent du multiculturalisme (on se moque de nous!!).
Bock-Côté répond (ovation debout!) à La mauvaise leçon du professeur Bouchard:
Dans un style de grand
professeur qui reprend le mauvais élève, Gérard Bouchard me fait l’honneur
d’une leçon (Le Devoir, 20 mai 2009). Il me reproche au mieux de mal comprendre
sa pensée et de ne pas en décoder les subtilités, au pire d’en faire une
caricature pour la transformer en repoussoir (Le Devoir, 15 mai 2009). Je lui
reprocherais d’adhérer au multiculturalisme alors qu’il en ferait une critique
d’autant plus sévère qu’il serait contradictoire avec ses convictions
souverainistes. Un multiculturalisme dont il aurait d’ailleurs fait le procès à
Harvard au cours de la dernière année ! En fait, ma critique révélerait mon
rapport trouble à la démocratie et une intolérance qui me ferait manquer de
retenu, de prudence dans le travail scientifique. Voyons-voir.
Allons-y d’une première
clarification. Gérard Bouchard laisse planer l’ambiguïté en disant qu’il ne
s’est jamais réclamé du multiculturalisme dans sa défense du cours Éthique et
culture religieuse, lors du procès de Drummondville le 12 mai dernier. Mais
Gérard Bouchard joue sur les mots. Car s’il repousse le multiculturalisme canadien,
c’est pour mieux embrasser une version québécoise qui n’en diffère pas
fondamentalement. Il y a là une distinction stratégique et artificielle entre
le multiculturalisme et « l’interculturalisme » de la part de ceux
qui savent bien que le premier n’a pas bonne réputation au Québec mais qui ne
s’en réclament pas moins de principes semblables. D’ailleurs, Gérard Bouchard
n’hésite pas, quelques phrases plus loin, et comme il l’avait fait dans le
rapport Bouchard-Taylor, à reconnaître que ces deux doctrines sont autant
d’expressions d’une même philosophie centrée sur le pluralisme identitaire et
sa nécessaire traduction dans la communauté politique – la philosophie
pluraliste dont se réclame Gérard Bouchard est le nom de code du
multiculturalisme idéologique. On ajoutera que dans ses précédents travaux,
Gérard Bouchard faisait de la majorité francophone une communauté parmi
d’autres dans la construction d’une société surplombant son héritage
fondateur. Il insistait aussi sur la nécessaire déhiérachisation de la
communauté politique, qui ne devrait plus s’institutionnaliser à partir d’une
culture fondatrice, sans quoi elle transgresserait l’impératif de
l’égalitarisme identitaire. Chez Bouchard, la culture majoritaire est réduite à
un simple fait démographique qui ne devrait pas se traduire en norme
d’intégration identitaire. Comment peut-il alors justifier la prédominance de
la majorité francophone dans la situation québécoise ?
En fait, si Gérard Bouchard nous offre le choix artificiel entre deux modèles associés à la reconstruction pluraliste de la communauté politique, c’est pour mieux exclure un troisième terme : une défense de la nation qui assumerait la culture québécoise comme culture de convergence et qui en ferait la norme substantielle à laquelle les nouveaux arrivants devraient s’intégrer pour véritablement participer à la société québécoise. Il n’y aurait aujourd’hui de choix qu’entre une variété de doctrines pluralistes, qu’entre différentes variétés de multiculturalisme. On comprend pourquoi Gérard Bouchard en arrive à cette conclusion lorsqu’il nous explique que le pluralisme identitaire surgirait dans l’histoire occidentale à la manière d’un correctif philosophique après les horreurs du vingtième siècle. Ce sont les mouvements sociaux sortis des années 1960 qui auraient traduit cette prise de conscience en action politique au point de transformer notre définition de la démocratie, qui s’accouplerait désormais nécessairement avec le pluralisme identitaire.
À la lumière d’une
certaine politologie américaine, j’ai développé dans La
dénationalisation tranquille ainsi que dans plusieurs autres travaux,
une autre version de l’histoire du multiculturalisme qui me semble beaucoup
plus conforme à la réalité. Car l’avènement du multiculturalisme d’État relève
moins d’une métamorphose de la disposition éthique des sociétés occidentales
que de la diffusion d’une mauvaise conscience qui est intimement liée à la
culture politique des radical sixties, qui a annoncé la conversion
culturelle du marxisme à l’hypercritique de la civilisation occidentale. Une
hypercritique dont nous payons aujourd’hui chèrement le prix et qui nous amène
à traduire dans le langage de l’intolérance toute critique du multiculturalisme
et de la philosophie progressiste qui la sous-tend. Une hypercritique qui assimile
le déploiement de la démocratie à celle du multiculturalisme – ou du pluralisme
identitaire, à Gérard Bouchard de choisir sa formule.
Aujourd’hui, nous dit
Bouchard, « toutes les nations véritablement démocratiques » se
réclameraient du pluralisme identitaire. Cette rhétorique relève de
l’intimidation académique. D’abord parce qu’elle occulte le fait, pourtant
reconnu par Bouchard, que dans toutes les sociétés occidentales, le
multiculturalisme est d’abord la doctrine de l’intelligentsia et n’est en rien
partagée par les populations qui n’en finissent plus de lui adresser des
critiques. Ensuite, parce que Gérard Bouchard confisque ainsi la démocratie
pour lui seul et accuse brutalement ses contradicteurs de ne pas être
démocrates. Il laisse planer la rumeur qu’ils seraient animés par des passions
malsaines qui mèneraient à la crispation identitaire. En m’opposant à la
« philosophie pluraliste » découverte après les horreurs du dernier
siècle, je témoignerais donc de mon insensibilité à ces horreurs, sinon, de ma
complaisance devant elles. Cela n’a évidemment aucun sens et un professeur
aussi distingué que Gérard Bouchard devrait se garder d’un tel usage de la
méthodologie du soupçon. On peut même croire que cette mentalité inquisitrice,
qui amène les procureurs du multiculturalisme d’État à dépister les symptômes
de l’intolérance chez ceux qui ont le malheur de les contredire, est
responsable en grande partie du malaise démocratique des sociétés
contemporaines, où la souveraineté populaire est systématiquement censurée
lorsqu’elle contredit les prescriptions des ingénieurs sociaux.
Un dernier mot sur les
convictions souverainistes du professeur Bouchard. Il n’y a rien de
contradictoire entre le souverainisme tel qu’il est devenu et le multiculturalisme
– hélas. Dans mon livre La dénationalisation tranquille, j’ai
montré comment la culture politique post-référendaire, traversée par une
mauvaise conscience particulièrement destructrice, a entrainé le mouvement
souverainiste à se convertir au multiculturalisme en l’assimilant à la seule
posture idéologique convenable pour être bien coté à la bourse du politiquement
correct. Dans cette entreprise, les thèses de Gérard Bouchard ont joué un rôle
déterminant. Mais on voit le piège dans lequel il est tombé. En intériorisant
le logiciel idéologique du multiculturalisme, Gérard Bouchard a neutralisé le
souverainisme en profondeur au point de confondre l’ouverture à l’autre et le
reniement de soi. Il n’a pas vu que le progressisme identitaire était
contradictoire avec la mobilisation d’un nationalisme fondé sur la culture de
raisons communes historiquement définies. Le professeur Bouchard, qui en
appelle à la rigueur et à la prudence, a finalement milité malgré lui contre
ses convictions apparemment les plus intimes. La prudence n’est pas là où on la
croit.
Sources: La mauvaise leçon du professeur Bouchard, Mathieu Bock-Côté, L'action nationale, mai-juin 2009; Décriminaliser l'identité québécoise, Mathieu-Bock-Côté, La Presse, 21 mai 2009; L'école laboratoire, Mathieu Bock-Côté, Le Devoir,15 mai 2009; Réplique à Mathieu Bock-Côté: Prudence et rigueur dans le débat public, Gérard Bouchard, Le Devoir, 20 mai 2009
Voir aussi:

Peu de gens s'intéressent aux musulmans ordinaires qui ont quitté l’islam. KS nous offre un regard de l’intérieur sur son expérience
Hege Storhaug, chef du Service des droits humains, parle des étudiants de l’Université d’Oslo qui approuvent l’amputation, la décapitation et les crimes d’honneur
Malgré la propagande massive des organisations islamiques, de plus en plus de gens commencent à reconnaître l’islam pour ce qu’il est en réalité : une escroquerie - Amil Imani
Une analyse lucide de la terrible efficacité de l’Islam comme système clos, comme système s’auto-perpétuant
El-Behiri a vécu le 11 Septembre au milieu des Américains. Il décrit leur réaction exemplaire suite aux attentats. Dix ans après, il parle des leçons que le monde a tirées au sujet des arabes et des musulmans
Des intellectuels journalistes et militants musulmans du Canada disent que le multiculturalisme mène au suicide civilisationnel et doit être abandonné.
Dans le sillage du 11/9, Khodeir Taher, un pieux musulman aux vues libérales, se désole de voir ses coreligionnaires bénir les atrocités commises au nom de l'islam.
Abdallah Sharkh: Vous avez hérité de la terre arabe et de ses peuples et vous en avez fait un désert inculte, sans arts ni sculpture, sans musique ni chant, sans théâtre ni poésie ou divertissement, sans industrie ni agriculture.
Necla Kelek, sociologue allemande d'origine turque, invite les musulmans à reconnaître les problèmes de leur culture d'origine et à les résoudre en mettant à profit la liberté dont ils jouissent en Occident.

La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
Les immigrants, eux, adhèrent bien à l'idéologie du multiculturalisme (et même beaucoup plus qu'à un éventuel inter-culturalisme), bien entendu car c'est dans leur intérêt. J'aimerais bien que Mathieu Bock-Côté prenne parole en s'adressant aux différentes communautés ethniques pour leur expliquer tout le mal qu'ils nous causent en adhérant à cette pensée et en ignorant notre culture. Je ne crois pas qu'ils en sont vraiment conscients, ou du moins pas tous.
Rédigé par : Guy Rousseau | 26/09/2009 à 10:05
oui bravo mathieu bock coté est excellent!!!
Rédigé par : mario | 29/04/2010 à 23:46