Shelina Merani, Coordonnatrice de Présence musulmane Canada, signe une lettre d'opinion dans l'édition du 18-19 juillet du quotidien Le Devoir. Elle défend le féminisme islamique et se répand en procès d'intention contre ceux qui, en Occident et particulièrement en France, chercheraient à déshumaniser les musulmanes qui font le choix de porter la burqa ou le niqab. Lire aussi la déclaration du Muslim Canadian Congress : "La burqa doit être interdite dans toutes les sociétés civilisées". Le Muslim Canadian Congress représente les musulmans progressistes, alors que Présence musulmane est un lobby islamiste qui se complaît dans le discours victimaire et accusatoire.
_________________________________________________________
Sarkozy tente-t-il de «voiler» sa baisse de popularité ?
Le Devoir, les 18 et 19 juillet 2009 : Faisant récemment quelques achats, je suis tombée sur un livre qui a tout de suite retenu mon attention. Sa couverture présentait une femme portant la burqa ou le niqab, vêtements portés par une minorité de femmes musulmanes. La burqa est un vêtement qui recouvre tout le corps et qui est pourvu d'un grillage au niveau des yeux. Le niqab couvre tout le visage, ne laissant qu'une fente pour les yeux.
Intriguée, j'ai acheté le livre tout en félicitant en pensée l'éditeur pour avoir réussi à me soutirer 20 $. Que ne savent-ils pas que le niqab est bon vendeur, qu'il fait les manchettes et que c'est un bon moyen de détourner l'attention! C'est aussi un excellent conducteur d'émotions et de peurs de toutes sortes.
Il y a quelques mois, les politiciens canadiens ont débattu du sujet, à savoir si le niqab et l'exercice du droit de vote étaient compatibles et s'il serait accepté lors de procédures judiciaires. Le sujet a fait l'objet de discussions un peu partout dans le monde, notamment au Québec, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Italie; le plus souvent, il fut manipulé par les politiciens de droite afin d'alimenter une fausse controverse.
La France
Les politiciens savent trop bien qu'ils pourront aller chercher des votes en jouant de la peur auprès d'une population qui se sent de plus en plus vulnérable devant l'accroissement du nombre de musulmans. Ils savent aussi que cette population accueillera favorablement des lois qui, tout en semblant préserver leur identité, leur donnent un faux sens de sécurité. En 2004, les femmes musulmanes ont fait les frais de cette stratégie, alors qu'une loi interdisait le port du voile islamique dans les écoles publiques françaises.
Barack Obama
Et pour appuyer davantage, le président Obama a ajouté: «Laissez-moi vous dire qu'aux États-Unis, nous avons comme principe de ne pas dire aux gens comment se vêtir.»
Différentes raisons
Les femmes musulmanes se couvrent le visage pour diverses raisons. Malheureusement, on ne les entend jamais, ni leur histoire, ni la raison de leur choix, ni leur façon de faire face au défi, ni l'incidence de ce choix sur leur intégration ou encore ce qu'elles pensent de tout ça.
Sahar Ullah, étudiante diplômée de Chicago, s'exprime dans un blogue au sujet de son expérience sur le port du niqab: «La plupart des gens qui exprimaient une opinion sur le niqab ne m'ont jamais demandé pourquoi je le portais, mais ils avaient quand même une opinion... Ce sont les musulmans qui étaient les plus virulents. Ils insistaient pour dire que le port du niqab, ce n'est pas bien; je m'attardais surtout à défendre mon droit à faire mes propres choix.» [...]
Il serait peut-être temps que nous réévaluions les préjugés qui alimentent ce débat. Avoir peur trahit notre manque de confiance en nous, et en l'autre. En laissant la peur s'insinuer dans nos sociétés, la liberté ne sera plus qu'une illusion et nous mettrons en danger les notions mêmes de ce qu'est une société démocratique.
Féminisme musulman
L'organisation Human Rights Watch (HWR) abonde en ce sens: «L'interdiction du port du voile viole les droits humains, elle stigmatise et marginalise les femmes qui le portent. La liberté de conscience et celle de vivre sa religion sont des droits fondamentaux [...] Et une telle interdiction signifierait pour de nombreux musulmans français qu'ils ne sont pas les bienvenus dans leur propre pays.» [...]
De plus en plus de discussions sur le féminisme musulman se tiennent dans les communautés musulmanes: le combat pour la reconnaissance des droits des femmes dans le cadre de référence islamique, contre la discrimination venue de la culture et contre une approche littéraliste des textes.
Leur destinée
Ce dialogue avait déjà commencé à l'époque du Prophète. Il encourageait fortement les femmes à jouer un rôle actif au sein de la société islamique tout en soulignant qu'elles ne devaient pas confondre la modestie avec le retrait des sphères politique, scolaire, religieuse, sociale, économique et même militaire. En d'autres termes, les femmes musulmanes étaient maîtresses de leur propre destinée.
La véritable émancipation et la possibilité pour les femmes musulmanes d'être libres, autonomes et engagées ne verront le jour que lorsqu'elles pourront parler pour elles-mêmes et non pour le programme politique de quelqu'un.



Hélios d’Alexandrie nous présente le père Botros et son travail de déconstruction de l'islam, la doctrine qui fait de ses compatriotes musulmans des persécuteurs des chrétiens d'Égypte. Son émission de télévision est suivie par des millions de musulmans et sa tête a été mise à prix.

Hum,
La france n'a pas interdit le voile...
Elle a interdit le port du voile à l'école et dans les services publique.
Cela viens juste du fait que l'on n'appartient pas à une religion à l'école (de 6 à 18 ans et non en université d'ailleurs).
De ne pas créer de ségrégation de clan de différence.
Rédigé par : pretty | 01/09/2009 à 10:28