Un autre exemple d'un idéologue du côté des forces théo-fascistes réactionnaires qui a été recruté pour enseigner sur un campus canadien. Il désavoue la démocratie, exalte les attentats suicide, félicite les talibans, etc. Nos universitaires sont disjonctés et irresponsables. Tarek Fatah dit que les Canadiens se font embobiner depuis des années, et il a mille fois raison.
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Terry Glavin : Le nouvel apologiste des talibans au Canada dit que les bons musulmans sont ceux qui "aiment la mort"
National Post, 21 juillet 2009 : « Longue vie aux talibans » peut sembler une déclaration improbable de la part d’une éminente personnalité anti-guerre, mais c'est à cela que ressemble aujourd'hui le mouvement pour la paix. Plus étrange encore, l'homme qui a récemment prononcé ces mots, Azzam Tamimi, est un personnage clé au sein d'un nouvel institut basé à Toronto qui a entrepris ce qu'il décrit comme une campagne nationale en vue de cultiver chez la jeunesse musulmane canadienne de saines vertus civiques fondées sur la religion.
L'Institut Al-Fauz pour la pensée islamique affirme que son but est d'enseigner aux jeunes musulmans la manière de mettre les idées islamiques en application au sein de la société canadienne pluraliste et de «préparer les jeunes esprits qui prendront les rênes de la communauté musulmane. » Tamimi doit lancer l’ambitieux programme de relations publiques et de prosélytisme de l’Institut au Canada avec un cours d’histoire islamique à l’Université Ryerson du 24 au 27 juillet.
Mais Tamimi a vivement répudié la démocratie, il a explicitement fait l'éloge des kamikazes et dit qu'il serait heureux de se faire sauter en Israël: « C'est la bonne manière de plaire à mon Dieu et je le ferais si j'ai l'occasion. » Tamimi distingue les bons musulmans de leurs adversaires comme suit: « Nous aimons la mort. Ils aiment la vie. »
Tamimi a récemment proclamé: «Je ne crois plus à la démocratie», et il y a à peine trois mois, il a déclaré à une manifestation anti-Israël à Dublin: «En ce qui concerne leur attitude à l'égard de la libération, je dis « Longue vie aux talibans ».
Vous ne sauriez rien de tout cela en vous fiant à la manière dont l’Institut Al-Fauz présente Tamimi. Il est présenté comme un universitaire britannique d’origine palestinienne et un « activiste politique ». Son rôle de premier plan dans l'organisation britannique Stop The War Coalition est mentionné. Mais l’Institut n’indique nulle part que Tamimi est également un idéologue de haut rang du Hamas, l'une des organisations les plus meurtrières figurant sur la liste maintenue par le Canada en vertu de la législation contre le terrorisme.
Outre Tamimi, l'Institut Al-Fauz nomme cinq imams canadiens bien connus comme faisant partie de son corps professoral. Mais le plus connu d'entre eux - Hamid Slimi, président du Conseil canadien des Imams - m'a dit qu'il n'avait jamais entendu parler de l'Institut. « Je ne sais rien à ce sujet », a déclaré Slimi. «On a dû omettre de me tenir au courant. »
Après quelques échanges entre Slimi et Iqbal Masood Nadvi, le principal mécène de l'Institut Al Fauz, Slimi m'a dit qu'il était probablement juste en retard dans la lecture de ses e-mails, et Nadvi a dit qu’il s’agissait d’un simple malentendu. L'Institut n'était censé être officiellement annoncé que plus tard ce mois-ci.
Pour sa part, Nadvi a nié être au courant des associations louches de Tamimi ou de ses fréquentes déclarations à figer le sang. «J’entends ce que vous me dites pour la première fois », a déclaré Nadvi, directeur de l’École islamique Al-Falah d’Oakville formé en Arabie saoudite. «Je ne crois pas aux talibans. Ce que je sais sur Tamimi, c'est qu'il s'agit d'un universitaire.»
L’ouvrage le plus connu de Tamimi est intitulé Hamas: A History from Within (Le Hamas : une histoire de l’intérieur).
Nadvi a renvoyé les autres questions au coordonnateur de l'Institut Al-Fauz, Junaid Mirza, qui a pris l'initiative d’aller chercher Tamimi. Mirza m'a dit qu'il connaissait bien le passé politique de Tamimi, mais que c’était son expertise universitaire dans l’histoire des mouvements de réforme islamiques qui avait valu à Tamimi un poste de professeur à l’Institut et un emploi à Ryerson. Mais si l’objectif consiste à présenter aux Canadiens «une vision globale et équilibrée de l'islam », le choix d’une personne comme Azzam Tamimi n’est-il pas le pire choix que l’Institut Al-Fauz aurait pu faire pour se révéler lui-même à la face du public ?
«Nous offrons aussi d'autres points de vue », a déclaré Mirza.
Qu'en est-il des applaudissements de Tamimi pour les talibans ?
« Sa défense des talibans est une question complexe», a déclaré Mirza. « Il ne les défend pas inconditionnellement». Mirza a ajouté que personnellement, il ne peut pas accepter que les talibans aient le droit d'abattre des civils afghans ou de tuer des soldats canadiens.
Alors que dire de l'effroyable défense des attentats-suicide par Tamimi ?
«Il s'agit d'une position marginalisée dans les études islamiques», et en plus, le sujet ne devrait pas faire surface dans les cours de Tamimi qui couvriront 1400 ans de l'histoire islamique. «Il s'agit d'une discussion théorique. Nous ne cherchons pas des personnes qui seraient motivées et inspirées comme vous le seriez dans un rassemblement politique. »
Tarek Fatah, l’un des fondateurs du progressiste Muslim Canadian Congress et auteur de Chasing a Mirage: The Tragic Illusion of an Islamic State, n’achète pas ces explications. Une théologie sordide évolue inévitablement vers une idéologie toxique, et personne ne devrait se surprendre que Tamimi se soit trouvé un refuge à l’Institut Al-Fauz: « Tous ces individus embobinent les Canadiens depuis des années. »
L'Institut Al-Fauz de la pensée islamique fait partie du même réseau islamiste que l’institut de Tamimi à Londres qui porte un nom similaire, « L’Institut de la pensée politique islamique », a dit Fatah. On a affaires aux Frères musulmans d’Égypte, au Hamas palestinien et au Jamaat-e-Islami d'extrême-droite au Pakistan. Ils travaillent tous librement dans les mosquées au Canada, et les jeunes musulmans sont censés s’y débrouiller par eux-mêmes.
« La droite raciste va parler de ces choses de manière à ce que les gens aient peur des immigrants. La gauche libérale a abandonné sa responsabilité de lutter contre le médiévalisme. Et personne ne veut parler de ce qui se passe vraiment ici.
Terry Glavin est auteur, journaliste et professeur associé à l'Université de Colombie-Britannique. Cliquer ici pour lire son blog. Source : Terry Glavin: Canada's new Taliban-booster says good Muslims 'love death', National Post, 21 juillet 2009
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