Cet article du britannique Gerald Warner, auteur, chroniqueur et polémiste, parle de l’univers orwellien dans lequel nous vivons, et des étiquettes « gauche » et « droite » qui n’ont rien à voir avec la pensée politique de ceux à qui on les accole.
Cet article est pertinent dans le contexte où, partout en Occident, la « gauche » pactise avec le fascisme vert, accusant les défenseurs de la liberté d’être « de droite », quand ce n’est pas d’«extrême droite ». Ce faisant, la gauche se pose comme moralement supérieure à ses critiques qu'elle accuse abusivement et faussement de "racisme". Elle facilite le djihad furtif mené par les islamofascistes contre les valeurs libérales dont elle se revendique hypocritement, menaçant nos libertés à tous. La même logique d'inversion se constate du côté du mouvement féministe (Lire).
______________________________________________
La première étape d'un retour vers la cohérence politique : mettre au rancart les étiquettes trompeuses « gauche » et « droite »
Avec son invention satirique de la « novlangue », George Orwell a réussi plus que tout autre à mettre en lumière le phénomène par lequel la police de la langue peut se transformer en police de la pensée. Si les gens n'ont pas le vocabulaire requis – celui-ci ayant été proscrit - pour exprimer des idées différentes de l'orthodoxie dominante, la formulation publique d'arguments critiques du régime au pouvoir devient impossible.
Récemment, nous avons été témoins d’une mise en application de cette méthode totalitaire avec l'obligation d'employer les euphémismes hypocrites du politiquement correct dans toute expression publique, une méthode de contrôle social dont les marxistes de l’École de Francfort ont été le fer de lance et qui, aujourd’hui, contrôle une société qui se berce de l’illusion d’être « libre ». Tant que le vocabulaire du discours public ne sera pas élargi, la liberté restera illusoire.
Mais alors, par où commencer ? Comment pouvons-nous commencer à nous affranchir de notre asservissement verbal ? Le meilleur début serait d'abolir le recours stupide aux termes trompeurs de « gauche » et « droite » pour décrire (ou plus précisément, travestir) les postures idéologiques. Cette terminologie, aujourd'hui omniprésente, est un carcan qui empêche l'analyse rationnelle des réalités politiques – et c’est ce que souhaite la « gauche ».
Ces termes ont été utilisés pour la première fois pour décrire la disposition des sièges à l'Assemblée nationale française en 1789, au début de la Révolution. Face au fauteuil du président, les partisans conservateurs de l'ordre établi, l'ancien régime, avaient pris place à droite et furent désignés comme le Côté droit, tandis que les révolutionnaires, assis à gauche, devinrent le Côté gauche. Avec son amour des détails pittoresques, Thomas Carlyle a mis ces termes sur la sellette dans le monde anglo-saxon grâce à son histoire de la Révolution.
Mais il a quand même fallu plusieurs générations avant que ces mots passent dans le langage politique courant. Certains experts attribuent au psychologue William James la popularisation de l'expression «aile gauche», dans son sens moderne, en 1897. Dans les années 1930 - une époque où le mensonge prévalait presque autant qu’aujourd’hui - cette terminologie insidieuse était devenue universelle. C’était l’outil de propagande marxiste idéal. L'objectif était d’inventer de toutes pièces deux étiquettes idéologiques opposées et d’enfermer toute la pensée politique dans ce carcan.
Une identité morale parfaitement illégitime a ensuite été imposée, aussi simpliste que les identités chapeau blanc/chapeau noir, bons/méchants dans les westerns, de sorte que «la droite» est devenue un terme péjoratif et « la gauche », un brevet de supériorité morale. Même le fait que la « gauche » ait tué 100 millions de personnes au cours du 20e siècle n'a pas permis de déstabiliser cet ascendant moral : on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.
Tout était faux, dès le début. On n'a même pas permis l’utilisation du terme de « gauche » pour décrire l’ensemble du socialisme : le national socialisme, tout aussi révolutionnaire que son antonyme imaginaire le socialisme internationaliste, a été arbitrairement étiqueté à « droite». Puis, avec la chute du communisme officiel, et même si sa version Francfort triomphait en Occident, les étiquettes sont devenues carrément débiles. Par exemple, les ex-commandants soviétiques avançant avec des colonnes de blindés pour renverser Boris Eltsine et rétablir l'ordre marxiste-léniniste/stalinien, ont été universellement décrits comme «de droite».
Récemment, des critiques se sont plaints de la stupidité qu'il y avait à décrire le British National Party, avec son programme socialiste, comme «de droite». Qui a jamais imaginé que cette terminologie avait pour but de décrire une idéologie avec exactitude ? Pour l’establishment progressiste, « la droite » réfère tout simplement à quelque chose qu’il désapprouve. Le terme «extrémiste de droite » est monnaie courante dans les médias. Mais quand a-t-on entendu la BBC parler d'«extrémiste de gauche », même pour désigner des marxistes ?
On voit déjà s'amorcer un mouvement visant à étiqueter « de droite » ceux qui récusent le fantasme de « l’origine humaine » du changement climatique. Le temps est venu de mûrir et de se débarrasser du joug de cette terminologie stupide et totalement trompeuse.
Source : First step to restoring coherent politics: scrap the misleading labels 'Left' and 'Right', par Gerard Warner, Telegraph, 10 septembre 2009
Traduction Poste de veille
Lire aussi:
GB : La fonction publique purge les mots "racistes" de manière à n'offenser personne
Mathieu Bock-Côté : La tolérance multiculturelle ou la nouvelle inquisition
Peu de gens s'intéressent aux musulmans ordinaires qui ont quitté l’islam. KS nous offre un regard de l’intérieur sur son expérience
Hege Storhaug, chef du Service des droits humains, parle des étudiants de l’Université d’Oslo qui approuvent l’amputation, la décapitation et les crimes d’honneur
Malgré la propagande massive des organisations islamiques, de plus en plus de gens commencent à reconnaître l’islam pour ce qu’il est en réalité : une escroquerie - Amil Imani
Une analyse lucide de la terrible efficacité de l’Islam comme système clos, comme système s’auto-perpétuant
El-Behiri a vécu le 11 Septembre au milieu des Américains. Il décrit leur réaction exemplaire suite aux attentats. Dix ans après, il parle des leçons que le monde a tirées au sujet des arabes et des musulmans
Des intellectuels journalistes et militants musulmans du Canada disent que le multiculturalisme mène au suicide civilisationnel et doit être abandonné.
Dans le sillage du 11/9, Khodeir Taher, un pieux musulman aux vues libérales, se désole de voir ses coreligionnaires bénir les atrocités commises au nom de l'islam.
Abdallah Sharkh: Vous avez hérité de la terre arabe et de ses peuples et vous en avez fait un désert inculte, sans arts ni sculpture, sans musique ni chant, sans théâtre ni poésie ou divertissement, sans industrie ni agriculture.
Necla Kelek, sociologue allemande d'origine turque, invite les musulmans à reconnaître les problèmes de leur culture d'origine et à les résoudre en mettant à profit la liberté dont ils jouissent en Occident.

La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
Commentaires