Naomi Wolf est une auteure et militante féministe progressiste se disant particulièrement préoccupée du sort des femmes issues des minorités. Un récent article complaisant envers le voile écrit à son retour d'un périple en terre musulmane est à l’origine du déclenchement des hostilités.
Phyllis Chesler est professeure émérite de psychologie et d’études féministes au College de Staten Island à NY. En 1961, elle a épousé un Afghan et vécu brièvement à Kaboul dans la famille polygame de son beau-père, une expérience douloureuse d’abus, de violence et de réclusion qui a profondément marqué sa vision du féminisme.
Jamie Glazov, un Canadien né à Moscou de parents dissidents qui ont fui le régime soviétique en 1975, détient un doctorat en histoire. Il est l’éditeur de Frontpage Magazine et l’auteur d’un ouvrage récemment paru sur l’alliance islamogauchiste : United in Hate : The Left's Romance with Tyranny and Terror.
Aussi posté sur Bivouac-ID et Muslims Against Sharia (ce site a décerné son Prix Dhimmi à Naomie Wolf)
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Non, Naomi Wolf, c'est vous qui devez des excuses, par Jamie Glazov
Naomi Wolf se dit «consternée» de la manière « erronée » dont j’aurais présenté son opinion favorable au voile musulman sur mon nouveau blog NewsReal. Elle a demandé à mon patron, David Horowitz, de « supprimer ce mensonge de [son] site et de faire une mise au point. » Elle a exprimé des exigences du même ordre auprès de Phyllis Chesler, qui avait également évoqué l’odyssée totalitaire de Wolf dans un récent article sur Pajamas Media.
Il y a quelque chose d’étrangement pathologique dans la prétention de Wolf à avoir en quelque sorte fait une découverte stupéfiante parce qu’elle aurait montré que la nature humaine existe dans le monde musulman. Elle y a découvert la sexualité - comme s’il y avait des gens en Occident, sans doute de méchants républicains dans son imaginaire, pour croire que les femmes musulmanes ne sont pas intéressées par le sexe. Or, bien entendu, personne n’affirme que, dans le monde musulman, on n’aime ni ne désire la sexualité. Le problème, c’est que les femmes ne sont pas libres de faire leurs propres choix sans crainte de représailles – un problème qu’une gauchiste comme Wolf, comme on pouvait s’y attendre, passe délibérément sous silence.
Non Mme Wolf, je ne vais pas cesser de me préoccuper de ce que les musulmanes sont contraintes à porter. Je me sens concerné par les musulmanes qui ont reçu des jets d'acide au visage ou qui ont été violées, tuées ou brûlées vives pour avoir refusé de suivre le code vestimentaire. Je sais que vous ne vous souciez pas d'elles puisqu’elles ont échappé à votre attention au cours de votre pèlerinage politique. Vous n’avez toujours pas prononcé le nom d’une seule d’entre elles ni raconté, avec une empathie venant vraiment du cœur, ce qui leur est arrivé et pour quelles raisons.
Si, à l’époque de Staline, une personne avait visité un goulag soviétique et parlé à des bagnards puis s’était contentée, à son retour, de relater le témoignage d’hommes disant que leur travail d’esclave était bénéfique pour leur appareil cardio-vasculaire et renforçait leurs muscles, quelle aurait dû être notre réaction, à votre avis ? Si une personne revenant d’une visite à Auschwitz s’était contentée de nous dire que des détenus survivants racontaient avoir tissé avec les autres des liens comme la vie ne leur avait jamais permis d’en avoir auparavant, que par conséquent le bonheur régnait à Auschwitz et que c’est cette idée que nous devions garder à l'esprit, comment aurions-nous dû réagir ?
Aucun parallèle ? Aucune analogie ?
Mme Wolf, vous ne pouvez pas, sans vous déconsidérer, parler du voile dans le monde musulman et passer sous silence le contexte où la femme qui ne se voile pas subit des répercussions à une multitude de niveaux, pouvant aller jusqu’au meurtre. Wafa Sultan, une héroïne féministe rescapée de l'oppression islamique, a expliqué cette sombre réalité à laquelle vous voudrez peut-être réfléchir avant de faire plus de mal à celles que vous prétendez aider. Elle écrit sur le voile, et montre en quoi il ne s’agit pas d’un choix même lorsque ça en a l’air :
Donc, oui, c’est peut-être leur décision, mais ce n'est pas leur choix. Lorsque vous prenez une décision, la société dans laquelle vous vivez ne vous permet pas forcément de choisir librement. Dans ce cas-ci, la décision est prise dans le but d’éviter l'humiliation et les représailles de la communauté musulmane qui entoure ces femmes. »
Phyllis Chesler, elle-même autrefois femme de gauche, a eu le courage et l'humanité de renoncer à ses idées afin de se lever contre la souffrance des femmes. Son milieu de gauche le lui a fait payer au prix fort et, comme elle le fait pour tous ses hérétiques, la gauche l’ignore en en faisant une non-personne. Mais Chesler a choisi d’accepter ce bannissement parce qu'elle s’intéresse à la vérité et aux victimes de violences. C'est un pas que Wolf, qui vit dans un luxe d'éloges et de louanges au milieu de ses amis libéraux et de gauche, est incapable de franchir. Elle a choisi la voie la plus facile, celle de la paresse et de l’hypocrisie : bénéficier des avantages matériels et culturels considérables d'une société d'abondance qui l'a libérée des corvées routinières du travail, ce qui lui laisse à peu près autant de temps qu’elle le veut pour s'asseoir et réfléchir à tout ce qu'elle hait dans cette société.
Désolé, Naomi Wolf, je ne vais pas m'excuser pour avoir dit que vous êtes favorable à l'institutionnalisation de la burqa.
Tout d'abord, puisque cela semble vous dépasser, le problème principal est que la burqa est un symbole d'oppression des femmes dans l’apartheid islamique entre les sexes. Et c’est la conséquence naturelle de la logique qui sous-tend l’obligation du voile, quel qu’en soit le type.
Deuxièmement, en termes d'institutionnalisation : si vous voyagez dans des pays despotiques, où les femmes risquent la stigmatisation sociale, la violence physique, la torture et la mort si elles choisissent de ne pas se voiler, et si vous défendez le port du voile sans souligner les conséquences qui menacent celles qui ne se voilent pas, alors vous êtes de connivence avec les oppresseurs - et vous poussez à l’institutionnalisation de la burqa en vous en faisant la complice.
Désolée, Naomi Wolf, dans notre camp, avec les vrais féministes tels que David Horowitz, Phyllis Chesler et Robert Spencer qui combattent pour les droits des femmes dans l'apartheid islamique entre les sexes, nous sommes un peu réticents à présenter des excuses aux personnes qui se disent féministes, mais qui sacrifient les souffrances de millions de femmes musulmanes sur l'autel de leur propre narcissisme et de leur politique d’autocomplaisance. C’est donc vous qui devez des excuses - à toutes vos sœurs du monde islamique avec lesquelles vous prétendez avoir lié amitié, mais que vous avez en fait trahies.
Source : No Naomi Wolf, You Apologize, par Jamie Glazov, NewsReal, 2 septembre 2009 (Traduction par Poste de veille en collaboration avec Bivouac-ID)

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Je vais m'intéresser à ce débat de plus près. Je crois que le système occidental est évidemment plus respectueux des libertés individuelles, des droits des enfants, des femmes, des gays, de toutes les "minorités" visibles ou non en général. C'est aussi ce qui rend nos démocraties (le moins mauvais de tous les systèmes disait Churchill) fragiles et vulnérables. On a tendance à confondre indifférence et tolérance, et, de ce fait, à nous montrer faibles face à des coutumes sous prétexte de "tradition" (l'excision aussi est une tradition, pour autant, nous avons décidé de la combattre). C'est une forme d'auto-destruction ou alors de la vanité... si on estime que rien ne peut déstabiliser nos démocraties et que la liberté individuelle n'est pas menacée. Pourtant à la grignoter ainsi peu à peu, nous mettons en danger nos choix de vie.
Personnellement, je ne suis pas une "féministe", je vis ma vie tel que je l'entends d'égal à égal avec tout le monde et ne me pose pas trop la question en termes féministes. Je ne suis pas de droite, mais je ne me reconnais pas non plus dans les grands partis de gauche, qui ne sont plus que des partis du centre... Les extrêmes ne m'intéressent pas. Le sectarisme, la jalousie sociale et la haine de l'autre sont trop dangereux pour que j'y puise une quelconque inspiration.
La question des libertés devrait se poser en termes de "mieux vivre ensemble" dans le respect d'autrui, quel qu'il soit. Il est certain qu'accepter le port de la burka ailleurs qu'en privé est périlleux (je précise que le port du voile (visage visible) ne me pose aucun problème. Jusque dans les années 50, bien des françaises (catholiques ou non) ne sortaient que tête couverte, sous peine d'être traitées de femmes aux moeurs légères...). Il me semble clair que le port de la burka (qui n'est d'ailleurs pas exigé par le Coran) est un moyen d'avilir la femme, de l'affaiblir aussi. Il est clair aussi que tout, finalement, se rapporte au sexe (votre billet sur les positions étranges de Wolf le rappellent). Le sexe, comme l'argent, mènent le monde. Et, quand qques psychopathes, soutenus par une poignée d'opportunistes, parviennent à prendre le pouvoir dans leur pays et à imposer à tous par la force ou la terreur une vision raciste du reste du monde, discriminatoire vis-à-vis des non pratiquants, et haineuse vis-à-vis des femmes, cela s'appelle : un gros problème... Je suis amie avec bien des musulmans qui portent le même regard que moi sur cette question (on a connu d'autres psychopathes dans l'Histoire, européenne notamment, qui ont réussi à imposer à leur peuple des préceptes inacceptables sans que ceux-ci puissent s'y opposer efficacement...). Je dis souvent en plaisantant que lorsque la réciprocité sera de mise, la burka aura sa place en Occident si la mini jupe et le top less ont eux aussi leur place dans les pays qui imposent aux femmes de "cacher" ce corps que l'on ne saurait voir...
Rédigé par : Véronique Anger-de Friberg | 13/09/2009 à 12:20
http://www.youtube.com/watch?v=NnMckjhmGYU
Je pense qu'il n'y a pas que la burqa qui pose problème aux femmes ...
Rédigé par : S-Padrilla | 20/09/2009 à 14:12