La calomnie du jour : "...ça fleure le racisme"
C'est ainsi que réagissait le Premier ministre québécois Jean Charest aux critiques de l'opposition qui lui reprochent, à bon droit, une conception du "vivre ensemble" (un autre nom pour désigner l'idéologie du multiculturalisme) où l'égalité hommes/femmes peut faire l'objet de compromis pour accommoder les religions (lire). (source : Accommodements - Le gouvernement replongé dans la tourmente, par Michel Hébert, Journal de Québec, 7 octobre 2009)
M. Charest, le peuple en a marre de ces accusations infondées de racisme, quand ce n'est pas de nazisme, parce qu'il affirme ses valeurs non négociables. Ça ne marchera pas. Le peuple ne se soumettra pas aux diktats de l'industrie du "vivre-ensemble" qui veut lui enfoncer dans la gorge une idéologie et des accommodements religieux dont il ne veut pas. Et il ne se taira pas.
Le conseil du jour : À nous d'agir
Extraits de la chronique de Richard Martineau, Journal de Montréal, 10 octobre 2009:
SURRÉALISTEC’est le seul mot qui me vient en tête quand j’entends des gens comme Julius Grey et Charles Taylor parler d’une interdiction possible du port de la burka et du niqab. Je comprends que le travail des intellectuels est de complexifier des choses simples, mais quand j’entends l’ex-codirecteur de la Commission sur les accommodements raisonnables dire que «si on interdit la burka aujourd’hui, ça va être quoi demain?», les bras m’en tombent. (…)
NOTRE RESPONSABILITÉ
Le gouvernement ne veut pas bouger? Parfait, nous bougerons à sa place! À partir d’aujourd’hui, je refuse systématiquement de me faire servir par une fonctionnaire portant un foulard islamiste sur la tête. C’est mon droit. Je refuse qu’une gardienne portant un foulard islamiste prenne soin de mon enfant au CPE. C’est mon droit. Je refuse d’être soigné par une infirmière portant un foulard islamiste. C’est mon droit.Le gouvernement ne veut pas défendre les valeurs qui me tiennent à coeur? Je le ferai. J’exige des accommodements. (...) En accord avec MES valeurs laïques.
Le Bravissimo ! du jour, au Syndicat de la fonction publique du Québec
Extrait du mémoire déposé par le Syndicat à la Commission de l'Assemblée nationale qui a étudié le Projet de loi n° 16 - Loi favorisant l'action de l'Administration à l'égard de la diversité culturelle, présenté par la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles :
… nous avons dénoncé devant la Commission Bouchard-Taylor, les accommodements déraisonnables consentis par des organismes publics à des groupes de citoyens pour des motifs religieux. Nous nous opposons à ces mesures, car elles remettent en question le caractère laïque de l’État québécois. Que ces mesures se fassent dans le plus grand respect de la dignité des employés ainsi écartés pour des motifs religieux, ou que ces accommodements ne contreviennent pas aux Chartes des droits, comme certains intervenants feront valoir devant vous, ne change rien à la situation. Nous tenons à vous affirmer que nous défendrons avec vigueur le droit à l’égalité des sexes qui serait remis en cause par un tel accommodement.
Si les Chartes des droits permettent de telles entorses à la laïcité de l’État, il est temps, selon nous, de les remettre en question. Nous devons plutôt reconnaître que ces chartes sont devenues inadéquates face à ces demandes d’accommodements religieux. (...)
À notre avis, les symboles religieux n’ont pas leur place dans la fonction publique, car ils ne sont pas neutres. Les symboles ont un sens important pour les personnes qui les portent, bien sûr, mais aussi pour les personnes qui entrent en interaction avec elles. Devons-nous rappeler que la fonction de ces symboles est de signifier son appartenance à une communauté de croyants ? Pour cette raison, il va de soi que si un fonctionnaire ne peut afficher ses allégeances politiques dans le cadre de ses fonctions, ce devoir de réserve devrait s’étendre à l’appartenance religieuse et, par conséquent, le port de tout symbole religieux devrait y être interdit. Or, le projet de loi no 16 ne dit mot sur ce sujet.
De plus, le Syndicat contestera en cour la directive de la Société de l'assurance automobile du Québec qui accommode les croyances religieuses. (Source : Le Devoir)
L'ambitieux du jour - Le Conseil des relations interculturelles du Québec
Dans son mémoire présenté à la Commission sur les relations avec les citoyens qui a étudié le Projet de loi no 16, le Conseil des relations interculturelles demande des pouvoirs accrus afin de mieux contribuer à l'embrigadement du peuple dans l'utopie multikulti dont il ne veut pas. Comme si on avait besoin de ça !

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