Dans sa dernière chronique publiée dans The Ottawa Citizen, John Robson parle de la réaction des médias et des autorités à la tuerie de Fort Hood par le Major Nidan Hasan. Il a été inculpé pour13 meurtres prémédités, et non pour actes terroristes (lire).
Ceci n'est pas un terroriste islamique
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Nier l'évidence, par John Robson
D’abord, beaucoup de journalistes se sont jetés sur le stéréotype du « vétéran fou », faisant du major Hasan encore un de ces malheureux qui ont craqué sous la contrainte insupportable de la vie militaire. Ce qui paraît être sous-entendu - et qui est insultant - c’est que si vous n’étiez pas forcément fou de vouloir devenir soldat, vous le seriez probablement devenu une fois engagé.
Une deuxième conclusion immédiate, liée à la précédente, a été que même si le major Hasan a donné l’impression convaincante d’être un djihadiste, ce serait faire preuve de précipitation et d’intolérance d’y voir quoi que ce soit de significatif. Le jour du Souvenir, le Globe and Mail a écrit : « On ne sait pas si le major Hasan a été motivé par des appels islamiques extrémistes au djihad ou s’il a craqué sous la difficulté qu’il éprouvait à tenter de concilier sa religion avec l’ordre de partir en guerre dans un pays musulman ». Comment savoir si un homme qui massacre des infidèles en hurlant « Allah akbar ! » est un vrai djihadiste ou s’il a simplement craqué sous le stress ? Je ne crois pas que les bien-pensants traiteraient tous les djihadistes de dérangés, cela semblerait témoigner d’insensibilité culturelle. Les événements qui se produisent chez nous sont-ils les seuls à mettre automatiquement l’interdit sur toute question évoquant une possible cinquième colonne ? On peut au moins poser la question.
On ne peut pas non plus tout balayer sous le tapis en rendant responsable notre sectarisme. Le directeur adjoint de l’American Muslim Armed Forces and Veterans Affairs Council (Conseil des affaires des forces armées et vétérans musulmans américains) n’a pas tardé à se plaindre en déclarant : « Chaque fois que quelqu’un ayant un nom arabe est associé à un crime, les gens en concluent immédiatement que l’affaire était liée à sa religion ». Mais ce n’est pas son nom qui est en cause ici, c’est l’histoire de l’huile bouillante et du Allah akbar, et son radicalisme sur Internet. Suggérer immédiatement que ce n’était pas le cas était une insulte aux Américains, et c’était incompatible avec les faits.
La vraie raison de s’inquiéter ici n’est pas que le major Hasan ait prétendu placer sa loyauté envers Dieu avant celle envers son pays. Tout chrétien ou juif sincère place certainement l’être suprême au-dessus de l’élu. Mais le judaïsme et plus encore le christianisme reconnaissent au gouvernement des responsabilités séculières subordonnées mais légitimes qui confèrent sa dignité à l’état et obligent les croyants à lui faire allégeance dans certaines limites. Ce n’est pas le cas de l’islam.
L’islam, et pas seulement l’islamisme, rejette absolument la séparation de l’église et de l’état et par conséquent la notion même de « nations ». Il aspire à unir la totalité de « l’oumma », ou communauté des croyants, sous un gouvernement unique qui imposera la dévotion à Dieu dans tous les détails de la vie, des vêtements à la politique étrangère ou à l’architecture. Mais si cela aboutit à des « loyautés inconciliables » pour les musulmans des pays non islamiques, les implications sont très inquiétantes.
Il faut discuter de cette question des loyautés inconciliables et non pas l’admettre ou la rejeter sans réflexion. Il faut savoir ce qu’on en dit dans les mosquées d’Amérique du nord. Et on ne peut pas l’éluder en concluant hâtivement que toute l’affaire était psychologique. Les idées ont de l’importance, et celles du major Hasan étaient abominables. Qui d’autre en a de semblables ?Dimanche, le chef d’état major de l’armée américaine, le général George Casey, a déclaré : « Ce qui s’est passé à Fort Hood est une tragédie. La tragédie serait encore pire si la diversité en devenait une victime ». Mais ce massacre n’était pas une «tragédie». C’était un meurtre de masse et une trahison. Et la diversité cesse d’être une vertu bien avant le moment où l’huile bouillante coule sur le moignon sanglant de mon cou d’infidèle.
Le lendemain de la tuerie, le président Barack Obama a déclaré : « Je souhaite que l’on se garde de conclusions hâtives tant qu’on ne dispose pas de tous les éléments ». OK. Mais quand nous aurons tous les éléments, faisons en sorte que nos conclusions cadrent avec les faits.
Sachant ce que nous avons déjà appris, il est clair que « il faut de tout pour faire un monde » ne peut s’appliquer. Quiconque aboutit à cette conclusion et s’y tient sans discussion est un dangereux imbécile.
Source : Denying the obvious, par John Robson, The Ottawa Citizen, 13 novembre 2009 Traduction par Poste de veille



Hélios d’Alexandrie nous présente le père Botros et son travail de déconstruction de l'islam, la doctrine qui fait de ses compatriotes musulmans des persécuteurs des chrétiens d'Égypte. Son émission de télévision est suivie par des millions de musulmans et sa tête a été mise à prix.

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