Shareef Abdelhaleem subit présentement son procès en Ontario sous des accusations de complot pour commettre des attentats terroristes en sol canadien. Il a été arrêté avec les "18 de Toronto" en 2006. Il voulait entre autres tirer un profit financier du chaos qui aurait suivi l'explosion de la bourse de Toronto (lire).
Son papa, un imam qui travaille par ailleurs sur des sites de centrales nucléaires, a une interprétation de l'islam qui contredit celle des 20 imams ayant récemment émis une fatwa décrétant que les attentats terroristes en sol canadien n'étaient pas conformes à l'islam (lire). Alors vous comprendrez, chers imams, que pour nous, vulgaires infidèles qui tenons à la vie, vos fatwas n'ont rien pour nous rassurer, et que, dans les circonstances, l'islamophobie est le summum de la sagesse. La souris qui ne craint pas le chat, crève.
Dans cette vidéo de 2007 proposée par Tarek Fatah - qui s'interroge à savoir pourquoi le père n'a pas été accusé d'incitation au terrorisme (excellente question !) - Tariq Abdelhaleem (le papa à la fatwa) plaide l'innocence de son fils qui venait d'être arrêté :
Lire aussi:
Canada : Il voulait faire de l'argent en faisant sauter la bourse de Toronto
Canada : Fatwa contre les terroristes
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AJOUT : Après l'arrestation de son fils, Tariq Abdelhaleem a lancé captiveincanada.com, un site qui «en appelle à l'intelligence et à la conscience des Canadiens » pour apprendre la vérité sur son fils et le reste des « 18 de Toronto ». Dans un billet publié il y a cinq mois, Abdelhaleem révèle que le Service canadien du renseignement de sécurité «m’a refusé un permis d'accès aux installations nucléaires où je travaille en tant que Planificateur, un emploi que j’occupe depuis 20 ans au Canada. » Il poursuit : « Il est évident que le SCRS a déterminé, de manière soudaine, que j'étais un individu dangereux, en dépit du fait que je n'ai joué aucun rôle dans le prétendu complot «terroriste», sinon je serais en combinaison orangée derrière les barreaux ! » (La question de savoir si le SCRS lui a véritablement interdit l’accès à des centrales nucléaires n'a pas été confirmée par des sources indépendantes). (Source : Maclean's)
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Une fatwa du papa a approuvé le complot terroriste du fils, selon ce qui a été dit lors d'un procès pour terrorisme en Ontario
BRAMPTON, Ont. - Plusieurs semaines avant que la police procède à l’arrestation des « 18 de Toronto », Shareef Abdelhaleem avait obtenu une fatwa de son père confirmant qu'un attentat terroriste en sol canadien serait justifié, selon ce qui a été dit devant un juge de la Cour supérieure de Brampton mardi.
«Il m'a dit que son père lui avait dit qu'il n'y avait rien de mal à cela; en d'autres termes, que c’était acceptable », a témoigné le policier Shaher Elsohemy lors du procès d'Abdelhaleem, qui est accusé d'avoir joué un rôle clé dans le complot visant des cibles à Ottawa et Toronto, déjoué en 2006.
La fatwa, ou décret religieux, aurait eu un impact important parce qu’Abdelhaleem-père dirigeait une école d'éducation islamique à Mississauga en Ontario, selon ce qui a été dit au procès.
Pour Shareef Abdelhaleem, qui avait été quelque peu sceptique, la fatwa confirmait que le complot en vue de faire sauter des camions bourrés d’explosifs dans le sud de l'Ontario était approuvé par l'islam, a témoigné Elsohemy. Il a dit que plus tard, Abdelhaleem-fils avait interprété la fatwa comme signifiant tout simplement : « Fuck them », en référence aux citoyens canadiens.
«Il m'a informé qu’en obtenant cette fatwa, les choses étaient désormais claires pour lui … Il n’entretenait pas de doutes sur le caractère islamiquement correct du complot », a dit Elsohemy au juge.
Ces bombes étaient censées cibler la Bourse de Toronto, un site du Service canadien du renseignement de sécurité et une base militaire.
Abdelhaleem voulait envoyer un message politique, notamment en faisant sauter la bourse de Toronto, plutôt que de causer des morts inutiles, a dit Elsohemy.
« Le pays perdrait 500 milliards de dollars en raison de la fermeture de la bourse», a déclaré le témoin, ajoutant qu’Abdelhaleem espérait profiter du chaos et planquer ses profits dans un compte bancaire à la Barbade.
Source : Father's fatwa cleared son's bomb plot, Ontario terror trial hears, National Post, 12 janvier 2010 Traduction d'extraits

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