Louise Mailloux dénonce, avec raison, le racisme des bien-pensants... en l'occurrence les universitaires qui ont pondu et signé le Manifeste pour un Québec pluraliste.
Lire aussi :
Non, Naomi Wolf, c'est vous qui devez des excuses
Iran : Manifeste de la libération des femmes pour le 8 mars 2010
_______________________________
Un manifeste raciste et antiféministe, par Louise Mailloux
Après tout, pourquoi dire oui aux imams et aux rabbins et bouder notre bon cardinal Ouellet ? Les religions ne cherchent-elles pas toutes à soumettre les corps et les esprits ? Et ne sont-elles pas toutes sexistes et homophobes ? Vous vous imaginez quoi en défendant la religion des autres ? Que vous défendez l’envers de la nôtre, l’envers du catholicisme ? Que vous avez souscris pour la contraception, l’avortement, la liberté sexuelle et le mariage gai ? Et que nous devrions avoir tous ces symboles à cœur de jour sous les yeux dans nos écoles, nos ministères et nos hôpitaux ? Non mais il doit bien pourtant y en avoir quelques éclairés parmi vous ? C’est effarant. Au nombre que vous êtes, on a l’impression que vous avez pétitionné pour la survie des bélugas au Saguenay.
Ce manifeste pour un Québec pluraliste est tout sauf une défense de la diversité parce qu’il n’a pas été écrit pour défendre la croix, la kippa, le turban ou le kirpan pas plus que pour défendre les Vietnamiens, les Haïtiens, les Mexicains et les Italiens. Il a été écrit pour défendre le voile, point à la ligne. Ce manifeste n’est rien d’autre qu’une défense du voile islamique. C’est simple, pas de voile, pas de manifeste, ni de laïcité ouverte !
Bien sûr, on fait comme si on défendait tous les autres signes religieux pour noyer les poissons que nous sommes, mais ces intellectuels savent pertinemment que l’offensive vient du voile et que l’on n’a rien à craindre des cornettes de nos bonnes sœurs depuis Vatican II.
C’est somme toute, une question de conjoncture politique reliée à la montée de l’islamisme partout dans le monde. Voilà d’ailleurs pourquoi le seul signe religieux ostentatoire à être débarqué en groupe à l’assemblée de la Fédération des femmes du Québec en mai dernier a été le voile, le voile et encore le voile.
L’impensé du voile
La perspective laïque a le vilain défaut de mettre le voile sur le même pied que tous les autres signes religieux, nous empêchant ainsi d’aborder de front son caractère éminemment sexiste qui n’a pas son équivalent chez les autres signes religieux.
C’est la raison pour laquelle il ne faut pas réduire le voile exclusivement à sa dimension religieuse parce qu’en plus d’être l’étendard le plus éclatant de l’islam politique, il est révélateur d’une incroyable violence à l’égard des femmes.
Celle d’un marquage humiliant et discriminatoire en fonction de leur sexe symbolisant leur infériorité juridique, politique et sociale, de même qu’une soumission au mari à qui revient l’autorité parentale. Doctorat ou pas! Et que des femmes le portent par choix ou non, ne change en rien son extraordinaire charge symbolique.
Le voile comme prolongement du harem
Depuis toujours, le patriarcat s’est fondé sur la domination du corps des femmes et un contrôle sévère de leur sexualité. Ainsi, le voile n’est pas un signe de pudeur qui viendrait contrebalancer l’hypersexualisation des filles mais bien le symbole d’un ordre sexuel patriarcal dans lequel les femmes ne disposent pas de leur corps, pas plus que de leur sexualité.
Il faut savoir qu’une femme musulmane ne peut épouser un non-musulman, ce qui n’est pas le cas des hommes musulmans. En clair, cela signifie que le corps des femmes est réduit à la procréation, qu’il appartient à la communauté des hommes musulmans et qu’il est leur propriété.
C’est la raison pour laquelle le voile qui soustrait le corps des femmes au regard des étrangers est imposé aux femmes et aux fillettes que l’on réserve pour le harem musulman, où la polygamie est permise pour l’homme et la lapidation réservée à l’adultère féminin.
Le culte de la virginité, la réfection d’hymens, les mariages arrangés par les hommes et les crimes d’honneur ne sont ici que les multiples facettes de l’instrumentalisation du corps des femmes et de leur incapacité à disposer d’elle-même.
Le voile islamique a pour principale fonction d’instaurer une ségrégation sexuelle à l’extérieur du foyer familial et d’assurer ainsi l’enfermement des femmes musulmanes à l’intérieur de leur communauté.
Ce refus de la mixité dans l’espace public, que l’on interprète à tort comme une exigence religieuse, n’est que le reflet d’une violence barbare que les islamistes exercent sur le corps des femmes.
Un manifeste antiféministe
Il est pour le moins étonnant qu’autant d’intellectuels feignent l’ignorance quant au sexisme du voile. Ce refus délibéré de le penser dénote un incroyable manque de sensibilité au féminisme qui depuis toujours clame que pour émanciper les femmes, il faut avant tout libérer leur corps.
Libérer leur corps des maternités obligées mais aussi libérer leur désir affectif et sexuel pour qu’elles cessent d’être ces «biens» que les hommes s’échangent entre eux. Parce qu’une femme, voyez-vous, n’est pas une poule que l’on peut offrir à son cousin!
Ce refus obstiné de considérer le sexisme du voile révèle également une surprenante amnésie quant aux luttes et aux victoires féministes qui ont jalonné l’histoire du Québec depuis la Révolution tranquille, pourfendant nos traditions et notre religion, animées qu’elles étaient par une ardente soif de liberté et d’égalité.
Qu’êtes-vous donc devenus très chers professeurs ? Comment pouvez-vous aujourd’hui ignorer cela en abandonnant ces femmes musulmanes à leurs traditions et prétendre être en phase avec l’histoire du Québec ? Comment pouvez-vous ignorer votre propre histoire et reprocher en même temps à cette majorité francophone de vouloir la préserver ?
Le racisme des bien-pensants
Ce respect et cette reconnaissance de la différence dont vous vous enorgueillissez tant constitue un grave revers au féminisme et à l’universalisme des droits des femmes de même qu’un ignoble affront à toutes ces femmes musulmanes d’ici et d’ailleurs sur qui vous faites porter tout le poids de traditions sexistes.
L’exotisme oriental des mille et une nuits, si séduisant soit-il, ne devrait pas vous faire oublier que le voile islamique n’est en rien comparable à un plat de couscous. D’ailleurs les femmes iraniennes comprennent très bien cela.
Votre supposée ouverture traduit un refus de considérer l’autre comme votre semblable, un refus d’exiger pour l’autre les droits que vous exigez pour vous-mêmes.
Parce que dans le fond, tant que ce voile ne sera imposé qu’aux femmes et qu’aux filles musulmanes, tous ces signataires demeureront très ouverts. Et que cela s’estompe dans une bien triste indifférence, pourvu que l’on puisse continuer à prendre l’apéro en paix !
Pour une charte de la laïcité
Dans le but de préserver la neutralité de nos institutions et services publics, notre Collectif CCIEL propose une charte de la laïcité dans laquelle le port de signes religieux serait interdit pour les employés de l’État. Nous proposons également que l’État interdise aux élèves des écoles publiques primaires et secondaires tout port de signes religieux ostentatoires afin de protéger les jeunes filles musulmanes de la stigmatisation de leur sexe parce que rien ne les prédestine plus que les autres jeunes québécoises à devoir cacher dès leur enfance leurs bras, leurs jambes et leurs cheveux. Parce qu’après tout, on ne naît pas femme musulmane.
Source : Un manifeste raciste et antiféministe, par Louise Mailloux, L'Aut'Journal, 22 février 2010

Peu de gens s'intéressent aux musulmans ordinaires qui ont quitté l’islam. KS nous offre un regard de l’intérieur sur son expérience
Hege Storhaug, chef du Service des droits humains, parle des étudiants de l’Université d’Oslo qui approuvent l’amputation, la décapitation et les crimes d’honneur
Malgré la propagande massive des organisations islamiques, de plus en plus de gens commencent à reconnaître l’islam pour ce qu’il est en réalité : une escroquerie - Amil Imani
Une analyse lucide de la terrible efficacité de l’Islam comme système clos, comme système s’auto-perpétuant
El-Behiri a vécu le 11 Septembre au milieu des Américains. Il décrit leur réaction exemplaire suite aux attentats. Dix ans après, il parle des leçons que le monde a tirées au sujet des arabes et des musulmans
Des intellectuels journalistes et militants musulmans du Canada disent que le multiculturalisme mène au suicide civilisationnel et doit être abandonné.
Dans le sillage du 11/9, Khodeir Taher, un pieux musulman aux vues libérales, se désole de voir ses coreligionnaires bénir les atrocités commises au nom de l'islam.
Abdallah Sharkh: Vous avez hérité de la terre arabe et de ses peuples et vous en avez fait un désert inculte, sans arts ni sculpture, sans musique ni chant, sans théâtre ni poésie ou divertissement, sans industrie ni agriculture.
Necla Kelek, sociologue allemande d'origine turque, invite les musulmans à reconnaître les problèmes de leur culture d'origine et à les résoudre en mettant à profit la liberté dont ils jouissent en Occident.

Le compte est bon. Elle n'as rien oubliée!
Rédigé par : Benoit | 28/02/2010 à 00:20
Cet article nomme l'ennemi: L'islam radical.
Il met aussi un nom sur la cinquième colonne qui a trahi ses principes, son pays et la civilisation dont elle est issue et à qui elle est redevable de son existence: la bien-pensance intello-universitaire.
Mais l'auteur de l'article a de la difficulté à admettre que les excès du féminisme ont contribué à la crise actuelle. Le féminisme fait désormais partie de notre histoire collective mais rien ne l'oblige à sanctifier ses dérives et à en faire des vaches sacrées.
L'ennemi est à l'intérieur de nos murs et ce n'est pas une charte de la laïcité qui nous permettra de le mettre hors d'état de nuire. C'est par un renouveau spirituel issu de nos racines culturelles et religieuses que nous réussirons à nous retrouver nous-mêmes et à faire reculer l'ennemi.
Et nous pourrons ainsi reléguer à l'insignifiance la faune intello-universitaire et son nihilisme pluraliste.
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 28/02/2010 à 02:19
Article auquel j'adhère à 99%. Deux remarques toutefois :
1) La lapidation n'est pas, en principe, une peine spécifiquement féminine : selon la loi islamique, tout individu coupable de fornication alors qu'il est, par ailleurs, marié, doit être lapidé, qu'il soit homme ou femme. Cette peine s'appuie sur la sunna. Pour les non mariés, la punition est de 100 coups de fouet, et est spécifiée dans le Coran (24:2). Dans un cas comme dans l'autre, elle est semblable pour les deux sexes. Simplement, les preuves nécessaires décrites par les textes sont telles qu'il est beaucoup plus difficile d'établir le "crime" pour un homme que pour une femme, et ce sont donc presque toujours des femmes qui sont victimes de cette horrible pratique.
2) Je vois souvent, comme ici, le voile dénoncé à la fois comme signe et comme instrument de discrimination entre les sexes, et de domination de la femme par l'homme. C'est tout à fait exact, et doit être dit et redit. Cependant, il est aussi un instrument de discrimination à un autre niveau - ce que je regrette de ne pas lire plus souvent -, c'est entre les femmes qui le portent et celles - considérées comme non musulmanes, à tort ou à raison - qui ne le portent pas.
Le Coran proclame que l'islam est une religion supérieure aux autres (61:9, 24:55), que ceux qui la pratiquent constituent "la meilleure des communautés" (3:110), et se placent donc au-dessus du reste de l'humanité, tandis que les mécréant(e)s "ne sont qu'impureté" (9:28).
Si la forme que doit prendre le voile, selon le Coran, est extrêmement vague, une de ses fonctions, au moins, est décrite clairement, dans le verset 33:59 : il s'agit d'un signe à l'usage des hommes permettant de distinguer du premier coup d'oeil quelle femme appartient à la meilleure communauté, telle qu'évoquée ci-dessus (et doit donc être respectée), et quelle femme n'en fait pas partie (ce qui implique qu'aucun respect n'est requis à son égard).
Tout cela n'est pas que théorique. Dans les quartiers fortement islamisés des villes d'Europe, c'est exactement comme cela que les choses fonctionnent : les femmes ne portant pas de voile se font constamment harceler, insulter, arroser de propos obscènes, menacer, voire violer. Dans la ville où j'habite, une jeune femme qui a subi ce sort s'est même vu préciser par ses bourreaux que c'était parce qu'elle ne portait pas de voile qu'ils la violaient (http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/212178/violee-en-pleine-gare.html).
Dénoncer la discrimination que fait subir le voile au détriment de celles qui le portent, c'est très bien, mais on oublie trop souvent que le voile est au moins autant - et de plus en plus - un enfer pour celles qui ne le portent pas.
Rédigé par : botchan | 01/03/2010 à 08:42