Un tribunal infidèle a condamné une musulmane pakistanaise, Aafia Siddiqui, surnommée "Lady Al-Qaïda". Les membres du parti religieux Jamiat-e-Ulema-e-Islam ont manifesté hier à Quetta, dans la province pakistanaise du Balouchistan, pour protester contre ce verdict qu'ils voient évidemment comme une attaque contre l'islam et les musulmans.
Photos : Daylife
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Le verdict tombe pour Aafia Siddiqui
Une Pakistanaise qui a fait de brillantes études aux États-Unis a été jugée coupable, mercredi à New York, d'avoir tenté de tuer des militaires américains et des agents du FBI en Afghanistan en 2008. Elle risque la réclusion à perpétuité.
Aafia Siddiqui, 37 ans, une spécialiste en neurosciences ayant étudié au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), a été reconnue coupable par un jury fédéral de l'ensemble des charges pesant contre elle. Elle était accusée d'avoir ouvert le feu sur des militaires américains et des agents du FBI en juillet 2008, alors qu'elle était détenue en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.
« Nous sommes choqués par ce verdict inattendu », a réagi l'ambassade du Pakistan à Washington dans un communiqué, ajoutant que Islamabad « ferait tout son possible pour qu'elle obtienne justice en tant que citoyenne » de ce pays. Au cours des dernières années, une partie de l'opinion publique pakistanaise s'est mobilisée en faveur d'Aafia Siddiqui.
Les services de renseignements américains estiment que Aafia Siddiqui est liée à au moins 2 des 14 hommes soupçonnés d'être des hauts-placés d'Al-Qaïda qui ont été envoyés à la prison de Guantanamo en septembre 2006.
Les faits reprochés
Aafia Siddiqui a été arrêtée en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda. Au cours d'un interrogatoire mené par des officiers américains et des agents du FBI dans une station de police afghane, en juillet 2008, la jeune femme a réussi à s'emparer d'une arme d'un de ses interrogateurs et a tiré deux coups de feu en criant « Dieu est grand! ». Personne n'a été blessé. L'un des officiers américains a alors répliqué, la blessant à la poitrine.
Source : Radio-Canada, 4 février 2010 (extraits)

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