Dans sa lettre publiée dans la section Forum de La Presse d'aujourd'hui, Jean-Paul Bertrand, un citoyen de Laval, exprime sans aucun doute ce que l'écrasante majorité des Québécois pensent de la burqa et de sa défense par le chef du parti libéral du Canada, Michael Ignatieff.
La burqa ne fait pas partie des valeurs canadiennes et québécoises. Le nouveau Guide de la citoyenneté publié par Ottawa précise (lire) que « L'ouverture et la générosité du Canada excluent les pratiques culturelles barbares ». Si la burqa - un vêtement avilissant qu'aucune femme libre et saine d'esprit ne ferait le « choix » de porter (lire) - n'est pas une pratique culturelle barbare qui témoigne d'une violence inouïe envers les femmes, quand ce n'est pas de la torture, on se demande bien ce qui entre dans cette catégorie. Même les musulmans de Karachi y voient une pratique « rétrograde », selon ce qu'écrit un Québécois vivant au Pakistan (lire).
La burqa.. jamais !
Michael Ignatieff, sur quelle planète vivez-vous ? Accepter le port de la burqa, ce n’est pas respecter le choix des femmes, c’est respecter l’intégrisme islamique, la terreur, la torture, la domination de l’homme sur la femme. Pour moi, de culture nord-américaine et de valeurs judéo-chrétiennes, la burqa n’est pas simplement un signe religieux inoffensif, c’est l’image parfaite de l’asservissement féminin. Dans le contexte sociopolitique international actuel, porter la burqa au Canada, et particulièrement au Québec, devient à mes yeux et à ceux de la majorité de mes compatriotes un geste de pure provocation. Par la force, la terreur, la torture et parfois la mort, les talibans l’imposent aux femmes afghanes. Dernièrement, en France, un imam anti-burqa a été sauvagement agressé par des intégristes. La Charte canadienne des droits et libertés protège la liberté religieuse, mais je ne crois pas qu’elle protège les atrocités occasionnées par l’intégrisme religieux. Le port de la burqa est le symbole de cet intégrisme qui ne représente aucunement les valeurs canadiennes.
Jean-Paul Bertrand, Laval
Source : La Presse, 1 février 2010, page A16
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