L'histoire de Rushdie n'est pas seulement celle de sa clandestinité. C'est l'histoire du recul de la liberté d'expression en Occident dans les médias, la littérature, le cinéma, les universités, etc... Personne n'ose "insulter" l'islam, et la tendance est même de considérer toute critique de l'islam comme un discours de haine islamophobe et raciste. L'ayatollah Khomeini a gagné. Soutenir Rushdie n'est pas politiquement correct.
Au Canada, un Salman Rushdie serait poursuivi par les commissions des droits de la personne et les grands médias ne prendraient pas sa défense. Défendre la liberté de blasphémer est vu comme un discours de droite, quand ce n'est pas d'extrême droite.
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Rushdie veut raconter sa clandestinité
Le romancier Salman Rushdie a déclaré hier prévoir d'écrire un ouvrage narrant sa vie passée dans la clandestinité après la fatwa lancée en 1989 par l'ayatollah Khomeini, guide de la Révolution islamique en Iran, appelant à l'assassinat de l'auteur des "Versets sataniques".
"Certes, c'est mon histoire, mais je crois qu'il est temps que je la raconte" a-t-il reconnu lors de la présentation d'une exposition consacrée à son œuvre à l'université Emory d'Atlanta. Des manuscrits, des photos, des cartes et des lettres de soutien après la fatwa lancée à l'encontre du romancier y sont présentés.
"Quand j'avais toutes mes archives dans les cartons ou dans les ordinateurs c'était difficile, mais là, tout est sous mes yeux", a poursuivi Sir Rushdie, 62 ans, anobli en 2007 par la reine d'Angleterre Elisabeth II et qui donne désormais des cours aux étudiants de l'université d'Emory.
Publiés fin 1988, "Les Versets sataniques" ont séduit la critique mais déclenché de vives protestations, des musulmans en colère brûlant des exemplaires en public et manifestant un peu partout dans le monde. Le 14 février 1989, l'ayatollah Khomeini lançait une fatwa appelant à l'assassinat de l'auteur.
Rushdie, un romancier britannique d'origine indienne qui s'était installé à Londres, a été contraint d'entrer dans la clandestinité et a vécu des années sous la protection de la Grande-Bretagne.
Source : Le Figaro, 24 février 2010

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Ce qui est de plus en plus angoissant c'est d'imaginer que nos romanciers, nos auteurs, sur l'islam ou le moindre sujet le concernant soient obligés de prendre des précautions oratoires à n'en plus finir, Rushdie, Redeker, Chagnon et d'autres, car avec eux c'est sans fin, alors qu'on ne nous dise plus que cette religion qui veut nous mettre sous l'éteignoir est une religion d'amour et de paix.
L'islam persécute et ne sait d'ailleurs que faire ça.
Bientôt il ne sera plus possible de rien trouver en librairie qui soit un tant soit peu critique envers ce culte et le comportement de certains de ses adeptes, on sera obligé de "télécharger" la liberté.
Rédigé par : observateuroriental | 28/02/2010 à 06:03