Je vous présente Hélios d'Alexandrie dans ce billet.
Hélios analyse pour nous le poème publié en 2006 par Haydar Moussa dans le journal Sada Al-Mashrek (Écho du levant, journal associé au Hezbollah). À l'époque, ce poème méprisant avait choqué les Québécoises. Non seulement Moussa ne s'est jamais excusé, mais ce suprématiste a eu l'outrecuidance d'aller faire la morale aux gens d'Hérouxville. Lise Ravary du magazine Châtelaine a traité Moussa de "zozo" et qualifié son produit de "pourriture littéraire", ce qui lui a valu une plainte au Conseil de presse. Le Conseil a récemment rejeté la plainte.
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Décryptage d'un poème islamiste
Haydar Moussa, citoyen montréalais d'origine libanaise, a publié un « poème » dans la revue bilingue « Sada Al Mashrek » (L'écho du Levant) en réaction à des remarques que son amie québécoise aurait adressées à sa sœur voilée. Dans ce « poème » il s'exprime au nom de sa sœur.Lettre à toi
Ou à la personne
Qui se sent visé (sic)
Qui t'a demandé de t'exprimer
Qui t'a donné le droit de parole
Pour japper comme les chiens des rues
Pour enfin insulter
Juger et dire des choses
Insensées et maudites
Ce n'est pas la liberté d'expression
Alors cesse de parler de liberté
Si tu ignores ses significations
Cesse de parler de démocratie
Si tu te comportes comme un tyran
Cesse de parler de dignité
Si tes paroles sont irrespectueuses
Mon voile n'est pas un mouchoir
C'est ma peau
Ma pudeur Ma dignité Mon respect
Et si toi immigrante de souche
Tu n'as ni foi ni loi
Et tu as passé ta jeunesse soule (sic)
D'un mâle à un autre
Ce n'est pas mon cas
Je n'ose même pas imaginer le tollé pour ne pas dire les émeutes qu'un « poème » aussi arrogant et aussi avilissant aurait provoqué si l'auteur avait été québécois de souche s'adressant à une immigrante musulmane.
On n'a plus les poètes d'antan, ce texte ne mérite pas d'être appelé poème. La poésie ne fait pas bon ménage avec l'insulte et l'expression morbide du mépris. Depuis qu'Allah/Mahomet a dit: « Vous êtes le meilleur de l'humanité » en s'adressant aux musulmans dans le coran, le suprématisme islamique n'a pas cessé de faire des ravages dans l'esprit des extrémistes.
Le suprématisme fait que toute critique devient une offense, surtout quand elle est exprimée par un être d'un rang inférieur qui, en principe, n'a pas le droit de parler sans permission : « qui t'a demandé de t'exprimer... Qui t'a donné le droit de parole ». La femme québécoise prend la parole sans autorisation « pour japper comme les chiens des rues ». Dans l'islam, le chien est un animal impur et digne de mépris ; cette comparaison n'est donc pas là par hasard, elle vise à avilir « rituellement » la femme québécoise dont on devine ici le franc parler que le « poète » décrit comme étant des insultes et l'expression de « choses insensées et maudites ».
Mais s'agit-il vraiment de propos insultants? Si tel était le cas on pourrait expliquer mais sans l'excuser le ton violent du « poète », or il n'en est rien, les « insultes » se résument à ceci (voir la troisième strophe): parler de liberté, de démocratie et de dignité. On comprend par là que la femme québécoise critique le voile parce qu'il est contraire à la liberté et à la dignité de la femme et parce qu'elle le juge anti-démocratique. Voilà pourquoi elle s'est mérité un tel torrent d'injures. Son droit de critiquer n'est pas reconnu ; si l'on en croit le « poète », la critique du voile « ce n'est pas la liberté d'expression », entendre par là que les islamistes s'arrogent le droit de tracer les limites de ce qui peut être dit.
Mais il y a plus, Haydar Moussa utilise des arguments islamistes sortis tout droit du « manuel »: la Québécoise ne peut pas comprendre les « significations » de la liberté, entendre par là que le voile islamique « libère » la femme mais c'est loin d'être à la portée de la Québécoise, et quand elle parle de démocratie et de dignité elle se « comporte comme un tyran » qui veut imposer ses vues et elle manque de respect. Les islamistes ont ce réflexe de retourner les arguments contre leur auteur mais sans apporter de démonstration logique.
La quatrième strophe sert à glorifier le voile et à avilir totalement la femme québécoise, une explication ici m'apparaît nécessaire. Dans l'islam fondamentaliste, tout le corps de la femme est une « Aoura », cette expression signifie partie honteuse ou partie intime. Le voile est par conséquent ni plus ni moins qu'un cache-sexe, il est très loin d'être une peau comme notre brave « poète » veut nous faire croire. Je me souviens d'une émission de talk show égyptienne où un imam qui fait autorité à l'université islamique d'El Azhar, s'adressant à une dame experte en droit islamique, lui dit: « Tu es une "Aoura" de la tête aux pieds, tes cheveux sont "Aoura", tes yeux sont "Aoura", tes mains sont "Aoura" et même ta voix quand tu parles est "Aoura", tu n'as donc pas le droit de parler ni de chanter pour d'autres que pour ton mari. »
Cette « doctrine » rigoriste est de plus en plus appliquée ; comme on peut le constater en circulant dans les rues de Montréal, les femmes portant le niquab se mettent des gants et des lunettes noires afin de bien cacher la « Aoura » qu'elles sont de fait devenues. Ceux qui prétendent que les femmes musulmanes se voilent par respect pour elles-mêmes nous racontent de pieux mensonges. On ne cache que ce qu'on a honte de montrer, et quand on se cache au complet c'est parce qu'on a honte de soi, et comme la femme se résume à un sexe elle a par conséquent honte de montrer la moindre parcelle de sa personne et, à la limite, a honte d'exister. On est à mille lieues de la pudeur, de la dignité et du respect.
Et si toi immigrante de souche
Tu n'as ni foi ni loi
Et tu as passé ta jeunesse soule (sic)
D'un mâle à un autre
Ce n'est pas mon cas
Il faut comprendre que ces propos sortent également du « manuel islamiste ». L'expression « immigrante de souche » n'est pas là par hasard, elle reflète la volonté des islamistes de ne pas reconnaître le peuple québécois et de nier la légitimité de ses aspirations. Le fait de parler d'immigrante et non de Québécoise est une négation de l'identité nationale de la personne.
Historiquement l'islam a fait table rase du patrimoine culturel et de l'identité des peuples conquis, soit en les exterminant ou en les islamisant. De la même façon le Québec sera purgé de son identité spécifique quand il fera partie de la nation (la oumma) islamique. Pour le moment, il est considéré comme vivant dans la « Jahiliya », soit dans « le temps de l'ignorance », le même qui a précédé la prédication de Mahomet et la révélation du coran. On comprend mieux pourquoi l'« immigrante de souche » «n'a ni foi ni loi », c'est qu'elle vit dans l'ignorance de la vrai foi, l'islam, et de la vraie loi, la charia, contrairement à la musulmane qui se voile.
La consommation d'alcool et la fornication sont interdites par l'islam, elles sont décrites comme des abominations par les islamistes. Les personnes qui s'y adonnent ne sont pas différentes des bêtes. On se rappelle qu'à la première strophe, la Québécoise a été comparée aux chiens, ici elle est une femelle qui se soule sans retenue et qui passe «D'un mâle à un autre», justifiant l'appellation «prostituée non payée » par laquelle les islamistes désignent les Québécoises. Les derniers vers servent à démontrer la supériorité morale de la musulmane voilée et le rôle «protecteur » du voile contre le «dérèglement des mœurs». Il nous fait également prendre conscience de la pression psychologique que subissent les femmes qui hésitent ou refusent de se voiler, elles sont pointées du doigt et avilies à l'égal de la Québécoise.
Il ressort de cette analyse que ce « poème » a un contenu religieux et idéologique significatif et ce contenu est clairement fanatique. Haydar Moussa aurait immigré au Québec à l'âge de huit ans et il serait actuellement étudiant en littérature à l'UQAM. Il a certainement été « enseigné » (lire endoctriné) sur le plan religieux et idéologique Ce « poème » résume en quelques vers l'idéologie islamiste qu'il a intériorisée. Sans spéculer sur la source de l'enseignement, on peut dire qu'on est bien loin ici du cliché de « la religion de tolérance, d'amour et de paix ».
Nous avons par conséquent affaire à un jeune homme dont l'esprit a été gravement détraqué par l'islamisme. Il a pourtant été élevé au Québec où il a fréquenté l'école et l'université. Il vit au Québec et s'exprime en français, cependant l'islamisme qu'il a ingurgité, ici même au Québec, a fait de lui un être intolérant et même antagoniste à la société qui l'accueille. Est-il besoin de souligner que son identité islamiste dépend largement du maintien de cette intolérance et de cet antagonisme ?



Hélios d’Alexandrie nous présente le père Botros et son travail de déconstruction de l'islam, la doctrine qui fait de ses compatriotes musulmans des persécuteurs des chrétiens d'Égypte. Son émission de télévision est suivie par des millions de musulmans et sa tête a été mise à prix.

Cher Hélios (soleil du Québec)
Ne trouvez-vous pas une ressemblance entre votre analyse de ce poète maudit...
"Il faut comprendre que ces propos sortent également du « manuel islamiste ». L'expression « immigrante de souche » n'est pas là par hasard, elle reflète la volonté des islamistes de ne pas reconnaître le peuple québécois et de nier la légitimité de ses aspirations. Le fait de parler d'immigrante et non de Québécoise est une négation de l'identité nationale de la personne."
"Historiquement l'islam a fait table rase du patrimoine culturel et de l'identité des peuples conquis, soit en les exterminant ou en les islamisant. De la même façon le Québec sera purgé de son identité spécifique quand il fera partie de la nation (la oumma) islamique."
...et ce texte extrait du Portail du Gouvernement du Québec concernant les immigrants:
http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/avantages/societe/democratie-valeurs.html
..."Choisir le Québec, pour une personne immigrante, c'est donc accepter de respecter ces valeurs fondamentales. Si tel est votre choix, le gouvernement du Québec vous souhaite la bienvenue et vous invite à joindre les sept millions et demi de Québécois, venus de partout, qui travaillent à bâtir l'avenir."
Pour ma part, je trouve que le Gouvernement du Québec fait table rase de l'amérindianité de ses habitants qui se perd dans la nuit des temps et de son européanité qui date de plus de 400 ans et qui ont bâti le Québec depuis si longtemps. Il nie donc l'identité nationale. C'est comme si les Québécois "venus de partout" n'y séjournaient que depuis peu de temps. C'est implicitement dire aux immigrants de ne pas s'intégrer. Je trouve ça scandaleux!
Rédigé par : Céline Plourde | 15/03/2010 à 01:25
Pour un islamiste ou même pour un musulman pieux et conservateur l`islam a un droit supérieur partout où il s`établit parce que selon le Coran - le musulman et l`islam dominent et ne sauraient être dominés!
Le statut inférieur du Chrétien, du juif est inscrit dans le Coran.
Il y a aussi toute la question de l`honneur - Il me semble que l`acharnement qui frise le fanatisme est souvent lié à l`honneur devant sa communauté.
Moussa s`acharne en poursuites parce que selon lui son honneur est attaqué.
Rédigé par : réaliste | 15/03/2010 à 08:27
Chère Madame Plourde,
Tout d'abord merci pour la charmante addition que vous avez ajoutée à mon prénom.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, le gouvernement québécois verse dans la rectitude politique, ses fonctionnaires ont adopté le multiculturalisme à la canadienne comme principe. À mon avis il ne s'agit pas d'un effet de mode mais d'une tendance lourde qui n'est toutefois pas limitée au Canada, les européens ont aussi adopté ce type de discours qui fait abstraction des populations "autochtones" comme si le pays hôte, son peuple, ses institutions, ses richesses, ses traditions, sa langue et sa culture ne faisaient pas partie du cadre global dans lequel l'immigration doit s'inscrire. La référence aux valeurs fondamentales est nettement insuffisante dans la mesure où ces valeurs sont appelées à changer pour refléter les nouvelles réalités découlant justement de l'immigration.
Il est important que les québécois prennent conscience de cette dérive que je considère comme dangereuse. Les choses ne se passaient pas de la même façon du temps où j'ai immigré. L'immense majorité des immigrants venaient au Québec avec l'intention de s'intégrer et avec la conviction que leurs enfants seront aussi québécois que s'ils avaient pour nom de famille Tremblay, Gagnon ou Plourde. L'apport culturel des québécois d'adoption se fondait alors dans la culture "nationale" en l'enrichissant sans la dénaturer.
Les québécois éprouvent de la difficulté et disons-le franchement de la culpabilité à parler de ce sujet, ils craignent l'accusation de racisme et celle plus récente d'islamophobie. On constate cependant que bien souvent c'est l'inverse qui se produit, le "poème" de Haydar Moussa est une illustration du mépris qu'entretiennent les islamistes envers les occidentaux incluant bien entendu les québécois. Ce mépris est bien entendu d'origine religieuse et idéologique.
Je crois qu'il est important que nous nous opposions collectivement contre cette politique gouvernementale qui fait, comme vous le dites si bien "table rase de l'amérindianité de ses habitants qui se perd dans la nuit des temps et de son européanité qui date de plus de 400 ans et qui ont bâti le Québec depuis si longtemps". Le gouvernement a besoin qu'on lui mette du calcium dans la colonne vertébrale, il a aussi intérêt à purger de l'appareil gouvernemental les multiculturalistes qui nous conduisent en chantant vers le précipice.
Merci encore pour votre commentaire éclairant.
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 15/03/2010 à 12:16