Joseph Facal s'interroge sur l'idéologie de l'inter/multiculturalisme dans la foulée de l'épisode de l'étudiante égyptienne expulsée pour son niqab.
L'article 27 de la charte canadienne est une clause interprétative qui constitutionnalise le principe du multiculturalisme, comme suit : «Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l'objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens.»
Le voile intégral fait-il partie de notre « patrimoine » ? Selon le dictionnaire, le terme patrimoine signifie : Ensemble des biens hérités des ascendants ou réunis et conservés pour être transmis aux descendants.
Je n'ai pas souvenir que nos ascendants nous aient légué le voile intégral. Ce voile est l'uniforme de l'apartheid des femmes et le symbole du mouvement salafiste, que Djemila Benhabib qualifie «d'obscurantisme le plus réactionnaire du monde musulman »(lire). C'est par l'immigration récente qu'il nous arrive. Nous avons par contre déjà accueilli de nombreux réfugiés, notamment d'Algérie, qui fuyaient la violence déversée par les salafistes sur leur pays. Nous sommes les héritiers d'une tradition d'accueil des victimes de la tyrannie, - qui date d'ailleurs de bien avant l'adoption de la charte des droits - et non de valorisation de la culture des bourreaux de ce monde. Si les juristes concluent que le symbole d'une idéologie fasciste répugnante doit être promu, maintenu, valorisé et conservé pour transmission aux générations futures, ce sera un signal clair que l'article 27 est un pacte de suicide. Il sera de notre devoir de l'abroger ou de nous en soustraire pour ne pas laisser un héritage empoisonné à nos enfants.
Le salafisme devrait d'ailleurs être considéré comme une idéologie suprématiste et subversive qui menace le bien-être, la liberté et la sécurité de l'ensemble des Canadiens, musulmans compris (et même de l'Humanité). Nous avons le devoir de tout faire pour empêcher qu'elle prenne racine et s'épanouisse chez nous.
Valoriser et promouvoir l'apartheid des femmes ??
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L’«interculturalisme», ce fantôme, par Joseph Facal
L’Égyptienne expulsée du cégep Saint-Laurent pour avoir refusé d’enlever son niqab portera plainte auprès de la Commission des droits de la personne du Québec (CDPDJ).
Pour trancher, cette dernière n’aura d’autre choix que de respecter les balises juridiques fixées par la Cour suprême du Canada.
Or, l’article 27 de la Charte canadienne stipule que les jugements rendus doivent «concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens». Il est donc loin d’être évident que la CDPDJ pourra donner raison au cégep.
C’est aussi au nom de la liberté religieuse, telle que définie par le multiculturalisme, qu’il était impossible de statuer que la SAAQ avait tort d’accepter qu’un individu qui passe son examen de conduite puisse ne pas être supervisé par une personne de l’autre sexe.
Auparavant, la Cour d’appel du Québec avait donné tort aux parents du jeune sikh qui voulait porter son couteau sur lui à l’école, mais la Cour suprême du Canada avait ensuite cassé la décision pour les mêmes raisons.
Le multiculturalisme n’est donc pas qu’une théorie parmi d’autres, mais la doctrine juridico-politique que les tribunaux canadiens sont OBLIGÉS d’imposer.
On peut se raconter toutes les histoires que l’on veut sur la capacité du Québec de «choisir» ses immigrants et de gérer à sa convenance la diversité culturelle. Dans les faits, le pouvoir ultime échappe au Québec : être une province entraine de vraies conséquences.
Le rapport Bouchard-Taylor proposait que le Québec adopte une philosophie appelée «l’interculturalisme».
Les «interculturalistes» convaincus que leur position n’est pas du multiculturalisme doivent nous dire où sont les différences importantes, et comment ils proposent de contourner les contraintes posées par l’ordre constitutionnel canadien.
Évidemment, j’attends surtout cela de ceux qui se disent souverainistes. Et qu’on ne vienne pas nous dire que le PQ se réclamait, il y a trente ans, de cet «interculturalisme» : le Québec d’alors n’accueillait pas des islamistes fanatiques et la jurisprudence n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.
Le cas des tenants du multiculturalisme qui ont simplement rebaptisé «interculturalisme» leur idéologie de toujours est plus simple.
Par exemple, dans La Presse du 11 juin 2008, le professeur Daniel Weinstock notait que le rapport Bouchard-Taylor était «un argument massue» contre le projet souverainiste, que son interculturalisme était «somme toute assez canadien» et qu’il fallait avoir une «vision caricaturale» du multiculturalisme pour s’imaginer qu’il y avait de grandes différences entre les deux.
J’apprécie la franchise. Posons tout de même respectueusement la question : pourquoi le chat est-il aujourd’hui rebaptisé «félin domestique» ?
Ces gens se disent aujourd’hui inquiets de la tournure que prend le débat public. Inquiets de quoi au juste ? Les gouvernements québécois et canadien et les tribunaux sont pourtant de leur côté. Inquiets de trois universitaires et de deux chroniqueurs ?
La vérité est qu’ils sont surtout désarçonnés de voir que le peuple s’obstine à ne pas penser comme eux.
Source : Blogue de Joseph Facal, 15 mars 2010



Hélios d’Alexandrie nous présente le père Botros et son travail de déconstruction de l'islam, la doctrine qui fait de ses compatriotes musulmans des persécuteurs des chrétiens d'Égypte. Son émission de télévision est suivie par des millions de musulmans et sa tête a été mise à prix.

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