Cette nouvelle de la formation d'un parti islamique en Espagne démontre une chose : l'idéologie du multiculturalisme est un échec retentissant. Cette idéologie postule qu'au contact des valeurs libérales de la majorité, les minorités abandonneront graduellement leurs pratiques non-libérales. Or c'est exactement le contraire qui se produit avec les islamistes : ils se radicalisent de génération en génération, et pratiquent même un islam plus extrémiste que celui de leur pays d'origine. On le voit de manière évidente en Grande-Bretagne, pays devenu producteur et exportateur de djihadistes.
En se lançant dans l'arène politique, l'islam bénéficiera-t-il d'un traitement privilégié par rapport aux autres partis ? Ses adversaires politiques seront-ils traités d'islamophobes ? La critique sera-t-elle censurée sous prétexte qu'il s'agit d'un "discours de haine" qui sème l'intolérance et incite à la discrimination ?
Image : Mustafa Bakkach, fondateur du Parti islamique Renacimiento y Unión
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Infiltration et intimidation, par Joseph Facal
Un nouveau parti politique vient de naître: Renacimiento y Unión (renaissance et union). Cette formation présentera des candidats aux élections municipales et communautaires espagnoles de 2011. En Espagne, les communautés autonomes sont l'équivalent des provinces canadiennes, c'est-à-dire le palier intermédiaire entre le niveau local et l'État central.
Cette formation a ceci de particulier qu'elle est ouvertement islamique. Les documents internes du parti sont beaucoup plus explicites que les propos vaporeux de son porte-parole. Il y écrit, noir sur blanc, que le parti se donne pour but «la régénération morale et éthique de la société espagnole» à partir de la doctrine islamique. Bref, la «bonne» morale pour «régénérer» cette société forcément «dégénérée» sera celle que dicte l'islamisme militant.
SILENCE
Le parti se concentrera d'abord dans les endroits où il pense disposer des meilleurs appuis : Madrid, Barcelone, Valence, Murcia, Tolède, Oviedo, et là où il y a déjà des concentrations importantes de musulmans. C'est un peu comme si, au Canada, un parti présentait des candidats aux élections municipales de Montréal, Toronto, Winnipeg et aux élections provinciales des cinq ou six plus grosses provinces canadiennes.
Dans quelques petites municipalités, les musulmans constituent déjà la majorité. On prête à ce mouvement des liens avec le régime alaouite du Maroc, mais ses animateurs le démentent et personne n'a encore pu l'établir.
Les médias espagnols ont traité l'affaire très discrètement. C'est sans doute ce que voulaient les organisateurs : passer inaperçus au départ. Rien ou presque dans les médias électroniques. Une petite page dans ABC, guère plus dans El País, le journal qui se pose comme l'arbitre de la façon «ouverte» et «moderne» de penser.
Le plus sidérant fut l'extraordinaire discrétion de la réaction gouvernementale. Sous couvert de l'anonymat, des «sources» ont laissé savoir, du bout des lèvres, qu'il ne s'agissait pas de la voie à suivre si on se soucie de l'«intégration» harmonieuse. Personne ne s'est avancé pour dénoncer haut et fort cette initiative.
PEUR
Imaginez un instant que des catholiques fondent un parti politique basé explicitement sur leur foi. Dans les deux pays, la majorité rigolerait de ces demeurés qui vivent dans un autre siècle. Au Québec, certains évoqueraient le retour de la Grande Noirceur et, en Espagne, le retour du franquisme.
Ce parti serait de toute façon incapable de faire élire qui que ce soit, puisque même les catholiques les plus fervents séparent la vie politique et la vie spirituelle, sauf sur la question de l'avortement. Cela fait aussi quelques siècles qu'on ne pose plus de bombes au nom du christianisme.
Par contre, dès qu'il est question des islamistes, l'intimidation fait son oeuvre. Tout le monde marche sur des oeufs. On ne voit pas que l'islam et l'islamisme sont deux choses différentes. Le premier est une des grandes religions du monde et mérite le respect. Le second est un mouvement politique totalitaire, dominateur, intolérant, impérialiste, antidémocratique et sexiste, qui ne cessera de détester l'Occident que le jour où il l'aura converti. Petit à petit, il tisse sa toile.
Source : Journal de Montréal, 10 mars 2010



Hélios d’Alexandrie nous présente le père Botros et son travail de déconstruction de l'islam, la doctrine qui fait de ses compatriotes musulmans des persécuteurs des chrétiens d'Égypte. Son émission de télévision est suivie par des millions de musulmans et sa tête a été mise à prix.

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