Deux articles de l'édition d'aujourd'hui du quotidien La Presse ont retenu mon attention. Ils portent sur les limites aux accommodements religieux dans la foulée de l'expulsion de celle que les médias appellent "Naema", et qui s'appelle en fait Naema Ahmed. Pourquoi la désigner par son prénom, comme si on avait affaire à une enfant ? Mme Ahmed a 29 ans, elle travaillait comme pharmacienne diplômée en Égypte, elle a trois enfants, son mari est ingénieur. Comme bien des petites soldates de l'islam politique, ce n'est pas une femme soumise, pauvre, marginalisée et démunie. Au contraire, ces femmes sont intelligentes, éduquées, articulées, déterminées. Comme l'écrivait l'éditorialiste Mario Roy, elles mènent leur odyssée comme si elles étaient conseillées par de grandes firmes de relations publiques. Elles savent très bien ce qu'elles font, et elles doivent en être tenues pour responsables. Cessons d'entrer dans leur discours victimaire.
L'image qui suit résume ma vision des balises à poser aux accommodements religieux : soyons maîtres chez nous. Refusons la colonisation par l'islam politique. La limite aux accommodements, ce sont nos valeurs fondamentales. Point à la ligne. Cessons de faire le jeu des islamistes et de sonder le for intérieur de celles qui choisissent de porter le voile. Pour nous, et pour de nombreuses musulmanes, c'est l'uniforme répugnant de l'apartheid des femmes. Les motivations de celles qui le portent au Québec n'ont pas à être prises en compte dans la définition de balises.
Québec expulse encore la femme au niqab, par Tommy Chouinard, cyberpresse :
(Québec) Naema, cette femme d'origine égyptienne qui avait déjà été renvoyée du cégep Saint-Laurent parce qu'elle refusait d'enlever son niqab en classe, a été expulsée d'un autre cours de français sur ordre de Québec. Selon l'opposition, cette affaire illustre le flou entourant la «politique du visage découvert» du gouvernement Charest.
Voilà ce qui se produit quand la ligne de démarcation n'est pas clairement tracée. La ligne est pourtant simple à définir. C'est écrit en toutes lettres sur l'image.
Du calme, du calme, par Michèle Ouimet, cyberpresse
Selon Statistique Canada, le Grand Montréal métropolitain sera de plus en plus bigarré. Le pourcentage des minorités visibles va doubler, passant de 16% de la population totale en 2006 à 31% en 2031.
Et les Arabes rattraperont les Noirs.
Du calme, du calme. [...]
Du calme, du calme. [...]
Du calme. [...]
Jean Charest a promis une politique claire. En gros, toute personne devra avoir le visage découvert pour «transiger avec le gouvernement» ou «recevoir des services». [...]
Le gouvernement ratisse-t-il trop large? Oui. Une telle interdiction ne passerait probablement pas le test de la Cour suprême, car il faut de foutues bonnes raisons pour limiter le droit à la liberté de religion. À cause de la charte des droits. Oui, oui, la charte. Que cela nous plaise ou non, le port du voile fait partie de la pratique religieuse de plusieurs musulmanes.[...]
La réalité de ces femmes est complexe. Qui sommes-nous pour les juger et exiger qu'elles enlèvent leur voile dès qu'elles mettent le pied dans un bureau du gouvernement ? [...]
Tant d'appels condescendants au calme. Y a-t-il menace de chaos ? de soulèvement des masses contre les femmes invisibles parmi les minorités visibles ? de génocide ? On peut regarder les statistiques, qui sont des faits, et en tirer des opinions de toutes sortes. À ce que je sache, on vit toujours dans un pays libre et démocratique.
Mme Ouimet a raison de dire que la charte des droits pourrait s'avérer un obstacle à une politique sur le voile intégral. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille pour autant baisser les bras. Si le gouvernement croit à sa politique, qu'il la défende jusqu'en cour suprême s'il le faut. S'il perd, ou s'il ne veut pas perdre dix ans dans des débats juridiques coûteux, qu'il invoque la clause dérogatoire. On le fait pour protéger la langue française. Il faut aussi le faire pour affirmer les valeurs structurantes du Québec et protéger notre culture contre les assauts des kamikazes des accommodements et leurs provocations de colonisation.

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Je préfère mourir libre en anglais plutôt que prisonnière de la burqa en français.
Rédigé par : citoyenne | 10/03/2010 à 21:59
C'est par les femmes, par le voile que le projet islamiste s'empare de la société. Derrière le voile, il y a l'oppression, la polygamie, la lapidation et tout le reste. En Iran, ce sont 80 coups de fouet si on ne le porte pas, mais regardez bien les images qui nous parviennent de là-bas : le voile est de plus en plus en arrière sur les têtes des femmes, elles résistent ! C'est pour les Iraniennes, les Saoudiennes ou les Afghanes qu'il faut se battre.
(Djemila Benhabib)
Rédigé par : zarmagh | 11/03/2010 à 10:05