Nombreux sont ceux qui croient que la commission des droits de la personne du Québec ne donnera pas gain de cause à Mme Naema Ahmed parce que les accommodements exigés sont, pour la vaste majorité des Québécois, déraisonnables. D'autres croient que le gouvernement peut poser des limites à l'accommodement de celles que Vincent Marissal appele les "kamikazes des accommodements raisonnables". Rien n'est moins sûr... Il se pourrait fort bien que les musulmanes radicales aient la charte des droits de leur côté et que la commission, ou les tribunaux, estiment, comme c'est le cas pour le commissaire européen aux droits de l'homme, que toute restriction au port du voile intégral est susceptible d'aggraver l'exclusion des soldates de l'islam radical.
Autrement dit, l'idéologie des droits humains pourrait mener à l'institutionnalisation du voile intégral, cet uniforme des régimes d'apartheid des femmes musulmanes, et ce, contre la volonté du peuple et même du gouvernement, mais avec l'appui des féministes soi-disant "progressistes". C'est orwellien !
Quand les commissions des droits et les tribunaux s'instaurent arbitres du projet de société, on a une démocratie tronquée ; on évacue la dimension politique au profit du juridique. L'idéologie des droits humains ne renforce pas nécessairement la démocratie ; au contraire, elle peut l'affaiblir. Il est temps de redresser la barre.
Image : Kamikazes des accommodements raisonnables
_________________________________
Un commissaire européen contre l'interdiction de la burqa
C'est le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe qui a décidé d'en parler, à la veille de la Journée de la femme. "L'interdiction de la burqa et du niqab ne libérerait pas les femmes opprimées mais pourrait, au contraire, aggraver leur exclusion dans les sociétés européennes", estime Thomas Hammarbergdans un "point de vue" publié dimanche sur le site du Conseil de l'Europe (lire son texte en anglais en cliquant ici).
Ce serait "une mesure bien mal inspirée, portant atteinte à la vie privée", ajoute-t-il alors que la France s'achemine vers l'adoption, au printemps, d'une loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public ou au sein de certains services publics.
Une interdiction générale serait, selon le commissaire suédois, susceptible de se heurter à la Convention européenne des droits de l'homme sous l'angle du droit au respect de la vie privée et du droit de manifester sa religion ou sa conviction.
Dissuader ces femmes de se rendre à l'hôpital
Ces droits, rappelle-t-il, ne peuvent être restreints que pour des motifs liés à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ainsi qu'à la protection des droits et libertés d'autrui. Personne n'a pu démontrer, selon lui, que le port du voile intégral portait atteinte à l'un ou l'autre de ces principes.
Une interdiction concernant seulement certains établissements publics tels qu'hôpitaux ou administrations, solution préconisée par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le voile intégral, "peut avoir pour seul résultat de dissuader ces femmes de s'y rendre", ajoute-t-il.
Reconnaissant que "le statut de la femme dans certains groupes religieux est un problème grave qu'il ne faut pas éluder", Thomas Hammarberg estime que "ce n'est pas en interdisant les vêtements, qui ne sont qu'un symptôme, qu'on y parviendra".
"De manière générale, par principe, l'Etat devrait éviter de légiférer sur la façon dont les gens s'habillent", affirme-t-il.
"L'interdiction de la burqa et du niqab serait une aussi mauvaise chose que l'aurait été la condamnation des caricaturistes danois", conclut le commissaire en référence à la publication de caricatures de Mahomet qui avaient suscité la colère d'une partie du monde musulman. "En d'autres termes, il n'y a pas de tolérance sans réciprocité", ajoute-t-il.
Source : Un commissaire européen contre l'interdiction de la burqa, L'Express, 8 mars 2010



Hélios d’Alexandrie nous présente le père Botros et son travail de déconstruction de l'islam, la doctrine qui fait de ses compatriotes musulmans des persécuteurs des chrétiens d'Égypte. Son émission de télévision est suivie par des millions de musulmans et sa tête a été mise à prix.

Insondable perversité de ces pseudo-raisonnements affirmant que l'interdiction du voile (ou de la nourriture hallal, ou de n'importe quelle autre revendication identitaire musulmane) "aggraverait l'exclusion des femmes dans les sociétés européennes".
Car c'est bien là, en effet, tout l'intérêt de telles interdictions : exclure de nos sociétés ces militantes d'une idéologie politique totalitaire, violente, meurtrière et raciste. C'est un objectif tout à fait souhaitable, et même vital pour la survie de notre civilisation.
Croire que les Occidentaux seraient en mesure de "sauver" ces femmes de l'islam contre leur volonté est une illusion paternaliste et néo-colonialiste.
C'est aussi la preuve d'une moralité dépravée : à cette aune, il faudrait accepter le règne de la charia pour ne pas "exclure" les musulmanes. Mais les exclure de quoi ? S'il s'agit de ne pas les exclure d'une société devenue islamique dont nous, Occidentaux, serions alors nous-mêmes exclus, quel intérêt ?
Une fois de plus, les mots-slogans et les émotions remplacent la réflexion et le bon sens. Je parle là des techniques de manipulation utilisées, bien sûr.
Car il est clair, maintenant, que la plupart des chefs politiques qui font ce genre de déclarations savent. Ils ne sont pas dupes. Ils nous mentent ouvertement.
Rédigé par : Robert Marchenoir | 10/03/2010 à 15:00