Je vous ai présenté Hélios d'Alexandrie ici.
Aujourd'hui, Hélios commente le dernier édito d'André Pratte, éditorialiste en chef du quotidien La Presse sympathique aux islamistes. Cet édito, intitulé La police du niqab, porte sur l'expulsion, pour cause de port du voile intégral, d'une autre musulmane inscrite aux cours de francisation. J'en ai parlé dans ce billet.
La Presse est l'organe de promotion du multiculturalisme pur et dur. C'est le relativisme radical, le nihilisme arrogant des déconstructeurs de l'identité de la nation québécoise jusqu'à la faire disparaître. C'est la haine de soi et l'apologie de l'Autre, même s'il est porteur de valeurs suprémacistes répugnantes. Pour La Presse, il faut que le Québec change, de gré ou de force, peu importe le prix à payer en termes de libertés et de paix sociale.
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Dans son éditorial du samedi 17 avril, Monsieur André Pratte aborde encore une fois le sujet du niqab. La semaine précédente, il en avait parlé comme d'un sujet qui a fait couler inutilement beaucoup d'encre alors que le problème autrement plus important du chômage des immigrants est ignoré. Il lui aurait fallu poursuivre dans la même veine, approfondir le sujet du chômage des immigrants, mettre au jour les nombreux facteurs qui l'expliquent et dégager les avenues de solution permettant à notre société de l'éliminer. Plutôt que d'aller au fond des choses, André Pratte s'est contenté de souligner le problème tout en laissant entendre que la société québécoise en est responsable. La sensibilité dont il fait preuve à l'égard des immigrants est certes louable ; elle serait plus crédible s'il avait exprimé une préoccupation équivalente à l'égard des populations de certaines régions du Québec souffrant de chômage endémique et de pauvreté.
André Pratte se préoccupe-t-il sincèrement du chômage des immigrants ou en parle-t-il pour donner mauvaise conscience à ses lecteurs ? La question vaut la peine d'être posée, toujours est-il qu'aujourd'hui il semble se contredire en choisissant d'alimenter la polémique sur le niqab alors qu'il y a à peine une semaine il reprochait à ses lecteurs de lui avoir accordé trop d'attention ! Dans son éditorial intitulé « La police du niqab », il leur reproche de ne pas avoir accordé d'attention au fait qu'une musulmane d'origine indienne a été exclue du cours de francisation parce qu'elle portait le niqab. André Pratte déplore la décision d'autant plus que cette femme démontrait des aptitudes réelles et un désir sincère d'apprendre le français, qu'elle était parvenue à faire équipe avec d'autres élèves ce qui lui aurait permis d'améliorer ses chances d'intégration. André Pratte reproche aux fonctionnaires du ministère de l'Immigration d'exclure d'emblée cette étudiante, selon lui ils auraient dû négocier un arrangement ou lui donner davantage de temps, mais il reconnaît que le ministère exigeait qu'elle enlève son niqab seulement durant le cours. Bien entendu il ne reproche rien à l'étudiante qui s'obstine à le porter !
Pour quelqu'un qui se veut modéré, André Pratte a choisi pour son éditorial d'aujourd'hui un titre à la fois provoquant et injuste. Provoquant parce qu'en parlant de police il insinue que le port du niqab est devenu en quelque sorte une infraction ou un geste criminel ; injuste parce qu'il sait pertinemment que le gouvernement du Québec est allé très loin et même au-delà du raisonnable pour accommoder les islamistes. Ce que préconise notre éditorialiste c'est la négociation à rabais sur le principe que la communication verbale et non verbale se fait à visage découvert, que c'est une question élémentaire de respect, et sur le principe autrement plus fondamental de l'égalité hommes-femmes. Au journal La Presse, on continue à croire que l'intégration de certains immigrants passe par la dilution sans cesse croissante de nos principes et l'effacement graduel de nos valeurs ; ce n'est plus l'immigrant qui a le devoir moral de s'adapter au Québec, c'est le Québec qui a l'obligation légale de s'adapter à l'immigrant !
Le gouvernement du Québec n'a pas la réputation d'être courageux ni très à cheval sur les principes ; s'il a agi ainsi c'est qu'il sent et comprend que le peuple du Québec est rendu à bout et qu'un ressac de l'opinion publique contre les islamistes est de plus en plus probable. Vu sous cet angle, le geste qu'il a posé est plutôt timide, ce n'est pas l'étudiante portant le niqab qui a été exclue du cours de francisation, ce qui a été exclu et seulement pour la durée du cours, c'est l'emblème de l'extrémisme islamique et son message de rejet adressé à notre société.
Si l'on faisait méthodiquement le bilan des articles favorables ou défavorables à l'islamisme dans La Presse au cours des trois dernières années, on s'apercevrait qu'à chaque fois que la question de céder du terrain aux islamistes s'est posée, le quotidien a pris le parti des islamistes. Le journal La Presse s'obstine à défendre l'indéfendable et à vouloir nous faire accepter l'extrémisme islamique. Si au lieu de musulmans fanatiques, le Québec avait admis des suprématistes du Ku Klux Klan, le quotidien La Presse aurait-il défendu leur liberté d'expression ? Aurait-il consacré articles et éditoriaux pour nous convaincre de leurs droits à manifester leur croyance ? Aurait-il autorisé un de ses chroniqueurs à revêtir leur costume hideux pour tester la réaction des Québécois ? Aurait-il demandé que l'on négocie avec eux des accommodements leur permettant de suivre les cours de francisation plus ou moins vêtus de leur costume ?
Il est temps de se poser la question: qu'est-ce qui motive le quotidien La Presse à prendre ainsi le parti des islamistes ? Est-ce l'intérêt des Québécois? Est-ce la fidélité aveugle à l'héritage moral de Pierre Trudeau et de sa doctrine multiculturaliste ? Est-ce le désir d'apaiser les islamistes sachant qu'ils exercent de plus en plus de contrôle sur la population musulmane et qu'ils sont de plus en plus présents dans le gouvernement et les institutions ? Est-ce la peur que la défense courageuse de nos principes amène les islamistes à perpétrer contre nous des attentats sanglants ? Est-ce les intérêts économiques et financiers liant indirectement La Presse aux pays islamiques riches en pétrodollars ?

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Bonjour. Je partage d'emblée vos préoccupations tout en profitant de l'occasion pour vous remercier de vos efforts d'éclairer notre société grâce à votre site. `
Je suis profondément d'accord avec l'essentiel de vos critiques concernant La Presse et en particulier les ineptes et navrants André Pratte, Lysiane Gagnon et Michèle Ouimet. Mais en même temps et en toute justice, je m'en voudrais de ne pas signaler l'éditorialiste Mario Roy et la chroniqueuse Marie-Claude Lortie, qui publient dans le même même journal mais qui, sur les questions de résistance à l'islamofascisme, accomplissent des efforts méritoires, ce qu'ils font d'ailleurs avec intelligence et bon sens.
Rédigé par : Daniel Laprès | 18/04/2010 à 18:03
@Daniel,
Je suis d'accord avec ce que vous dites au sujet de Mario Roy, mais il représente une voix minoritaire à La Presse. La ligne éditoriale, le choix des tribunes publiées dans la section Forum, et l'orientation générale du journal en font un média clairement multiculturaliste à marche forcée et sympathique aux islamistes. Un édito de Mario Roy à l'occasion, et une chronique de Marie-Claude Lortie à l'occasion, sont une goutte d'eau dans le message de La Presse.
Rédigé par : Poste de veille | 18/04/2010 à 20:21
Je dois admettre que vous avez bien raison, hélas. Le seul réconfort que je vois se trouve dans la chute vertigineuse du lectorat de ce journal, dont la ligne multiculturaliste le rend de plus en plus inutile à la démocratie et à nos libertés fondamentales.
Toutefois, je connais bien André Pratte personnellement et je crois que, dans son cas, c'est davantage de stupidité et d'ignorance dont il s'agit, plutôt que d'imposition d'une orientation par les proprios du journal, qui, à part le fédéralisme, ne sont pas très portés à intervenir dans la rédaction du journal. J'ai d'ailleurs collaboré durant 3 ans en signant une rubrique régulière dans la page éditoriale de La Presse, donc sous la responsabilité de Pratte, et j'ai alors constaté que Pratte a tendance a écrire souvent sur des sujets sur lesquels il est trop paresseux intellectuellement pour prendre la peine de s'informer adéquatement (en cela, il ressemble fort à ses collègues et vulgaires papoteuses que sont Michèle Ouimet et Lysiane Gagnon). Il est certes navrant qu'un pareil ignare se permette de pontifier comme il le fait alors qu'il est évident qu'il ne connaît rien sur le fond à des enjeux comme la laïcité, l'islamisme, etc.
Rédigé par : Daniel Laprès | 18/04/2010 à 21:30