Le sanglot de la femme blanche...Amanda Kijera est journaliste et activiste pour les droits civiques en Haïti. Elle relate le viol dont elle a été victime pendant qu'elle y travaillait comme humanitaire après le séisme qui a secoué ce pays en 2010.
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Nous ne sommes pas vos armes – nous sommes femmes, par Amanda Kijera
Il y a deux semaines, un lundi matin, je commençai à écrire un article que je croyais très bien sur la violence faite aux femmes en Haïti. Cette cause, selon moi, était exagérée par les organisations de femmes à la recherche de ressources additionnelles. Toujours dédiée à la préservation de la dignité de l’Homme noir dans un monde qui maintient vivant le stéréotype le dépeignant comme un sauvage violent, je vis cet écrit comme une autre opportunité pour lutter contre “l’homme” au profit de mes frères. Cette nuit là, avant que j’aie fini mon article, je fus maintenue sur un toit en Haïti et violée à répétition par l’un de ces hommes pour la cause desquels j’avais consacré l’essentiel de ma vie. C’est blessant.
L’expérience était pratiquement au-delà de mes limites. Je le suppliai d’arrêter. De peur qu’il me tue, je lui promis d’honorer mon engagement envers Haïti, envers lui comme envers un frère, dans une lutte côte à côte pour la fin de notre oppression commune, mais sans résultat. Il se moquait que je sois spécialiste de Malcolm X. Il me dit de me la fermer et me gifla le visage. Dominée physiquement, j’abandonnai la lutte au milieu de la nuit.
Acceptant ma situation désespérée, je lançai au loin le bracelet haïtien que j’avais porté si fièrement pendant un an et avec lui, mes rêves de libération humanitaire. Quelqu’un, me suis-je dit, sera toujours plus gros et plus fort que moi. Comme femme, ma place dans la vie a été déterminée à la naissance. Un proverbe chinois dit bien que “les femmes sont comme l’herbe, faites pour être piétinées”. Cette pensée me réconforta (sic) et à la fois me hérissa.
C’est une idée dangereuse. D’autres comme elles ont fait dérailler des mouvements, décourager les prises de conscience et retarder le progrès pour des siècles. De l’accepter comme une vérité signale le début de la fin d’une vie personnelle - ou celle d’une communauté - et de sa capacité de s’estimer elle-même. La résignation veut dire l’inertie et pour les deux dernières semaines j’ai habité ses entrailles. Mes voisins incluent ici des femmes de tous les horizons, mais ce sont les femmes d’origine africaine et particulièrement haïtienne, pour qui j’écris ceci.
Sincèrement, j’ai été témoin comme journaliste et militante des droits humains, de toutes les injustices infligées à l’Homme noir dans ce monde. La peine, le traumatisme et la rage, nés de l’exploitation, sont des horreurs avec lesquelles je fus confrontée tous les jours de ma vie. Elles font désirer contre attaquer, combattre corps et âme pour ce qui reste de leur dignité à la suite de tout cela. L’Homme noir à tous les droit d’être en colère de la position qu’il occupe dans la hiérarchie globale, mais leur colère est mal dirigée.
Les femmes ne sont pas la source de leur oppression; les politiques oppressives et la patriarchie blanche, jamais encore inquiétée, qui domine toujours la scène mondiale, est la source de leur oppression. Parce que les femmes - et particulièrement les femmes de couleur - sont forcées de payer les frais de la réponse de l’Homme noir à son malheur, la communauté internationale et les nations qui ont profité de l’oppression des peuples colonisés ont une responsabilité de fournir aux femmes la protection dont elles ont besoin.
Les Nations Unies, les organisations de femmes en Occident et le gouvernement haïtien doivent immédiatement munir les femmes en Haïti des fonds nécessaires pour bâtir des centres de gestion de la violence domestique et du viol; arrêter de diviser les familles noires en ne distribuant qu’aux femmes, ce qui ne fait qu’exacerber le ressentiment et la frustration en Haïti. Qu’il soit donné autant aux femmes qu’aux hommes des programmes de formation pour l’emploi qui engendreraient l’autosuffisance plutôt que de continuer la dépendance aux Blancs. Finalement, admettre que la question de l’intégration raciale a peut-être besoin d’être posée à une échelle internationale et trouver un moyen de la régler !
Je suis allée en Haïti après le séisme pour donner aux Haïtiens l’autosuffisance. J’y suis allée pour leur rappeler les si nombreuses et grandes contributions des Africains à ce monde, leur incroyable résistance et leur force en tant que peuple. Jamais je ne crus devoir être un jour le réceptacle de la rage d’un homme noir envers le monde blanc, mais c’est ce que je suis devenue. Bien que je déplore le comportement de mon frère, je lui suis reconnaissante pour cette expérience. Elle m’éveilla et me fit comprendre plus profondément, la terreur vécue par mes soeurs quotidiennement. Munie de ce savoir, je me sens plus habilitée à parler pour les femmes haïtiennes et pour moi-même en disant que nous ne sommes pas vos pions, racialement, politiquement, économiquement etc.
Nous sommes femmes, non pas des armes de guerre. Heureusement, il y a des organisations ici en Haïti qui continuent de lutter pour les droits humains des femmes.
Plutôt que de permettre d’être utilisée de cette façon et plutôt que de me soumettre à la frustration et l’amertume qui peut naître d’une telle expérience, j’ai choisi de continuer d’aimer et d’éduquer plutôt. Mes frères peuvent être sensibilisés aux réalités des femmes en Haïti et dans le monde entier si elles leurs sont présentées en utilisant leurs propres expériences avec le racisme et l’oppression comme point de départ.
Ils doivent être amenés à comprendre la possibilité dangereuse de voir l’oppressé devenir un oppresseur si aucun changement d’esprit n’advient et si le cycle des traumatismes n’est pas stoppé. J’entends voir à ce qu’il le soit… en continuant de vivre et de travailler sans peur avec la justice en tête, en vue de la création d’un espace sécuritaire pour les femmes en Haïti et en créant des programme pour les hommes haïtiens qui prennent en compte leurs besoins aussi. Les armes détruisent, le dialogue porte fruit.
C’est le fruit qui m’intéresse maintenant, peu importe combien étrange ou meurtri il apparaît.
Source : We are not your weapons – we are women, par Amanda Kijera, Alternet, 23 avril 2010. Traduction par Altermedia Canada

Témoignage exceptionnel, profond, d’un musulman converti au christianisme, ancien rédacteur en chef associé du plus grand quotidien d'Italie, sous protection policière depuis 8 ans
Peu de gens s'intéressent aux musulmans ordinaires qui ont quitté l’islam. KS nous offre un regard de l’intérieur sur son expérience
Hege Storhaug, chef du Service des droits humains, parle des étudiants de l’Université d’Oslo qui approuvent l’amputation, la décapitation et les crimes d’honneur
Malgré la propagande massive des organisations islamiques, de plus en plus de gens commencent à reconnaître l’islam pour ce qu’il est en réalité : une escroquerie - Amil Imani
Une analyse lucide de la terrible efficacité de l’Islam comme système clos, comme système s’auto-perpétuant
El-Behiri a vécu le 11 Septembre au milieu des Américains. Il décrit leur réaction exemplaire suite aux attentats. Dix ans après, il parle des leçons que le monde a tirées au sujet des arabes et des musulmans
Des intellectuels journalistes et militants musulmans du Canada disent que le multiculturalisme mène au suicide civilisationnel et doit être abandonné.
Abdallah Sharkh: Vous avez hérité de la terre arabe et de ses peuples et vous en avez fait un désert inculte, sans arts ni sculpture, sans musique ni chant, sans théâtre ni poésie ou divertissement, sans industrie ni agriculture.
Necla Kelek, sociologue allemande d'origine turque, invite les musulmans à reconnaître les problèmes de leur culture d'origine et à les résoudre en mettant à profit la liberté dont ils jouissent en Occident.

La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
Faut-il faire appel aux psychiatres et psychologues pour expliquer l'inexplicable ? Surtout pas ! Ou alors retourner à la grotte (pas celle de Platon) de la préhistoire pour que l'Homme fort assouvisse ses instincts de conservation. Des millénaires de Civilisation n'ont servi à rien. L'Homme (et surtout la femme) est nu. Par contre elle, elle me paraît démunie pour voler au secours de l'espèce. Il eusse mieux valu qu'elle se taisasse, plutôt que de nous faire part d'une "expérience" de ce qu'est un homo non-sapiens.
Rédigé par : Duchnock | 04/05/2010 à 11:16
C'est le pénis d'un homme noir qui t'as violée ma belle. C'est pas "l'Homme blanc".
Rédigé par : John Ni | 04/05/2010 à 17:55
Cette dame je crois a utilisé cette philosophie de façon à accepter l'expérience traumatisante qu,elle a vécue et lui donner un sens. Elle a besoin d'aide psychologique à mon avis de travailleuse sociale. elle n'a pas besoin d'être jugée à nouveau par les gens qu'ils soient noirs ou blancs. Je lui souhaite de trouver de l'aide et penser à nouveau un peu à elle. Triste mais c'est un mécanisme de défense cette attitude à mon humble avis. C'est la façon trouvée afin de ne pas devenir psychotique et demeurer fonctionnelle.
Rédigé par : BASque | 04/05/2010 à 19:14
Je trouve triste qu'une femme rationalise un geste comme celui là en faisant un transfert..On peut penser qu'elle a besoin de soins pour la ramener dans la réalité..Évidemment son cheminement peut être laborieux surtout qu'elle a exploité le dilemme de cet événement dans son travail..Les jugements seront impitoyables sur la réalité de son viol..
Rédigé par : hendy | 10/05/2010 à 16:04
Se sera toujours la faute de l'homme blanc (chrétien qui plus est) car il est amalgamé avec l'oligarchie dirigeante (noire, arabe et blanches car dans les plus grandes fortunes du monde il y a de tout et beaucoup de chef d'Etat d'Afrique qui blâment l'homme blanc pour se dédouaner du vol des biens de son peuple).
L'homme blanc est voué à disparaitre par le métissage forcé ou complaisant de ses femmes puis son extermination quand il sera affaibli.
Ensuite il faudra se trouver une autre excuse, mais même génocidé il sera encore un exutoire.
Rédigé par : Fabien. | 28/05/2010 à 10:23
Ma pauvre femme tu n'as pas compris grand chose à la vie, ta seule analyse pour justifier ce que 99.99 % des femmes normalement constituées auraient considéré comme ignoble et raciste de la part d'un mâle complètement pauvre intellectuellement, toi tu trouves ça normal et tu le remercies???
Beati pauperes spiritu disait le Christ, tu es heureuse à présent, tu as pris ton pied, assume-le, mais ne viens pas faire de propagande en justifiant de tels actes.
Rédigé par : Esclarmonde. | 28/05/2010 à 13:16
"L’Homme noir à tous les droits d’être en colère de la position qu’il occupe dans la hiérarchie globale, mais leur colère est mal dirigée."
L'homme noir sera toujours en colère, un homme qui n'accepte pas sa condition sera toujours en colère, et la condition de l'homme noir c'est pour l'instant d'être ce qu'il veut être: une victime, car il se satisfait de ce rôle que vous lui donnez.
Ce n'est pas raciste de dire ça, ce qui est raciste c'est de faire croire à ces peuples qu'ils ont raison et que le changement ne peut pas venir d'eux mais des désignés oppresseurs: les blancs.
Je fais partie des "blancs" qui conseillent aux "noirs" de créer, de penser par eux-même et surtout de vivre, ça évite aux bobos comme vous de s'auto-satisfaire de gestes a priori bons mais servant uniquement à flatter votre ego de bourgeoise.
Rédigé par : Esclarmonde. | 28/05/2010 à 13:33
@ Esclarmonde
"Je fais partie des "blancs" qui conseillent aux "noirs" de créer, de penser par eux-même et surtout de vivre"
Je pense comme vous mais me fais taxer de raciste.
Sur un forum d'Afrik, un - un seul qui tenait ce langage - Africain disait à ses "frères de couleur" de cesser de se lamenter, de ruminer l'esclavage mais de regarder droit devant eux afin de prendre leur avenir en main sans attendre servilement que "l'homme blanc" vienne leur dicter la solution. Il s'est fait huer.
Concernant le résumé d'introduction : " Il ne peut répondre de ses actes car il est incapable de penser et d'agir par lui-même."
C'est ce qu'on dit en parlant de l'instinct chez les animaux ... cette femme assimile son violeur (et selon son analyse tout Homme noir dans ce monde est un violeur potentiel*) à un animal. Les vendeurs d'esclaves de certaine époque ne disaient pas moins.
*"Sincèrement, j’ai été témoin comme journaliste et militante des droits humains, de toutes les injustices infligées à l’Homme noir dans ce monde." Amanda Kijera
Rédigé par : TRESP | 08/07/2010 à 03:05
Pour toutes les femmes masochistes, qui adorent être humiliées, insultées, battues, violées voire lapidées et plus si affinité, la seule religion possible est l'islam.
Il suffit de lire le coran et la vie du prophète de l'islam pour le constater
Rédigé par : IMPOLITIC | 21/08/2010 à 23:06
C'est une blaque, non ?? C'est de l'humour au 218ème degré, n'est ce pas ?? On peut vraiment être aussi stupide ?? Votre indulgence aurait t'elle étré égale si le violeur avait été blanc ?? Je vous trouve d'une stupidité confondante. Mais c'est juste un avis.
P.S : on pourrait presque croire que vous seriez prête à retenter l'expérience.
Rédigé par : PORTNAWAK | 20/05/2011 à 20:01
je ne crois pas un mot de ton histoire, tu n'es qu'une simple affabulatrice.
Tu aimerais être connue, mais la ce n'est que du mauvais gout.
On ne joue pas avec la souffrance, quand on en ignore tout.
Tu es abjecte
Rédigé par : jjean | 21/05/2011 à 06:34
et un gang-black ça équivaut a tout les blancs de la terre(pauvre pseudo-socialo-bobo coincée)
c'est quoi le complexe de ces gens-la du 20 et 21e siecle(politiques,enseignants,média,etc,et aussi une grosse partie de la france)?
Rédigé par : david mangedupain | 04/12/2012 à 16:38