Certains voient dans l'opposition au projet de méga-mosquée à Ground Zero une manifestation d'intolérance. Ce n'est pas le cas. Les opposants ont de solides arguments fondés sur la raison.
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J'ai une super idée: construisons un stand de tir près de l’École polytechnique de Montréal. Quoi ? C’est trop tôt après le massacre de Montréal ?
Bon. Que diriez-vous d'un musée, avec vue sur Pearl Harbor, consacré aux exploits de l’armée japonaise ? À l’empereur Hirohito ? Ce serait de mauvais goût ? OK. Alors, pourquoi pas bâtir à New York, à Ground Zero, une mosquée de 13 étages et 100 millions de dollars, sur les décombres d’un bâtiment démoli le 11 septembre ? On la ferait administrer par un musulman radical convaincu que l’Amérique méritait cet attentat, et on lui donnerait un nom djihadiste : Cordoba House, du nom de la capitale de l’Espagne sous occupation musulmane il y a plusieurs siècles. Et on en ferait un centre de Dawah, le mot arabe pour la promotion de la charia.
Hélas, ce n'est pas une plaisanterie. Et le maire de New York, Michael Bloomberg, est au comble du bonheur. Encore une fois, il montre son incapacité à faire la différence entre les vœux pieux du progressisme et la réalité. Quand une voiture piégée a été découverte à Times Square au printemps dernier, il a déclaré, sur la télévision nationale, qu’il soupçonnait l’action « d’un individu animé d’objectifs politiques, opposé au régime d’assurance santé ou quelque chose du genre. » En fait, c'était un terroriste pakistanais du nom de Faisal Shahzad.
Le projet de mosquée est piloté par un imam radical du nom de Fayçal Abdul Rauf. Quelques semaines seulement après le 11 septembre, ce personnage avait déclaré à l’émission de télévision 60 minutes que l'Amérique s’était attiré les attaques à cause de sa politique, et que les Américains étaient des « complices de ce crime ». C'est comme si on disait à une victime de viol que c'est de sa faute parce qu’elle portait une jupe.
Rauf ne veut même pas admettre que des terroristes islamiques sont responsables des attaques du 11 septembre. Il a déclaré à une station de radio de New York que c’est seulement « l’opinion générale ».
Rauf travaille sur son projet de Ground Zero depuis un certain temps. Il a publié un livre intitulé A Call to Prayer from the World Trade Center Rubble : Islamic Da’wah in the Heart of America Post-9/11 (Un appel à la prière depuis les décombres du World Trade Center : le prosélytisme islamique au cœur de l’Amérique d’après le 11 septembre). C’est un livre sur la dépossession symbolique de l'écroulement des États-Unis, incapables, même au bout de neuf ans, d’ériger un mémorial au 11 septembre et encore moins de reconstruire les tours. Il compare cet état de fait à l’érection d’une nouvelle tour rutilante dans le style de la propagande saoudienne.
Mais le gouvernement saoudien a-t-il le droit de construire une mosquée à Ground Zero ? Selon le Washington Times, le projet de Cordoba House dispose d’à peine 20 000 dollars d’actifs et ses revenus depuis 2004 s’élèvent à 100 mille dollars. Où iront-ils chercher 100 millions de dollars ?
Rauf ne veut pas le dire, mais il évoque un financement étranger.
Est-elle la source du financement ? Il y a 100 mosquées dans la ville de New York. Mais la mosquée Ground Zero n'en est pas vraiment une. C'est un siège social djihadiste. Et si les 100 millions de dollars secrets proviennent d'Arabie saoudite, ce n’est même pas une mosquée, c'est une ambassade clandestine du pays d’où proviennent 15 des 19 terroristes du 11 septembre.
Source : Monument to jihad, par Ezra Levant, Toronto Sun, 27 juillet 2010

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Rédigé par : Lorraine | 29/07/2010 à 16:38