Le philosophe Robert Redeker explique les raisons pour lesquelles l'interdiction du voile intégral est légitime.
« La burqa n’est pas seulement le sépulcre de la femme, mais de l’humanité »- Redeker
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La burqa est un signe politique bien plus que religieux. Toute politique passe par une sémiologie, une manipulation des signes. Arme psychologique aux mains de l’islam politique, autrement dit l’islamisme, la burqa fait figure d’élément de propagande : montrer aux foules que l’islam politique est bel et bien présent, au cœur du monde occidental, qu’il s’étend de façon irrésistible.
Dans cette perspective, la burqa est aussi un marqueur de territoire : montrer aux autochtones que leur territoire ne leur appartient plus totalement. Donner une visibilité à l’islam politique, tel est le sens de la burqa. Défendre et développer le port de la burqa s’inscrit dans une stratégie : rendre visible l’islam politique. Dès lors, interdire la burqa ne revient pas à porter atteinte à la liberté de penser et de croire, mais à infliger une défaite à cet islam politique.
Anthropologiquement, la burqa représente pourtant le contraire de la visibilité : elle rend invisibles les femmes. Elle les escamote, les fait disparaître du jour, les expulse de la lumière. Ce dispositif s’exerce par un double jeu autour du “voir” : d’un côté faire voir l’idée, la force de l’islam politique, et de l’autre effacer celles qui portent dans l’espace public cette idée, les femmes, les rendre invisibles en les couvrant d’une bâche. Certains signes religieux soulignent la foi, l’accompagnent dans l’espace public, réussissant à donner un vêtement à l’âme, redoublant la visibilité de la personne, de son corps, de son visage, par la visibilité de sa spiritualité. La kippa, la croix chrétienne, le costume d’un moine ou d’une moniale, et même le hidjab (le voile ou foulard musulman qui ne cache pas le visage) y parviennent. La burqa, au contraire, ne souligne rien : elle élimine la femme du regard d’autrui, la désincarne radicalement pour ne laisser paraître qu’une terrible abstraction, celle du pouvoir temporel d’une idée délirante. Bref, la burqa déspiritualise autant qu’elle désincarne.
Emmanuel Levinas nous l’a enseigné : l’être humain se définit par le visage. Chaque enfant, chaque homme, chaque femme identifie sa personne, dans ce qu’elle a de plus original, avec son visage. C’est avant tout sur le visage qu’apparaît le moi. Vivre en être humain revient à jouer le jeu de l’échange des visages. Mieux : l’échange des visages forme l’humanité comme communauté. Nous montrons nos visages pour être reconnus par les autres comme appartenant à la famille humaine. Le “je” et le “tu” naissent du dialogue des visages, dialogue fondateur qui précède le dialogue verbal. La burqa soustrait le visage à la visibilité, l’élimine. Caveau de tissu, elle détruit chez la femme qu’elle ensevelit le droit d’appartenir à la communauté humaine dans la mesure même où elle lui interdit d’entrer dans la sphère du dialogue.
L’homme, la femme et l’enfant sont, à la différence des animaux et à la ressemblance des divinités, des êtres d’apparition. Rien ne symbolise plus profondément la nature apparaissante des humains que les visions de la vierge Marie – qui n’est pas une déesse, mais une femme – à Lourdes et à Fatima. Nous nous apparaissons les uns aux autres. Le visage se détache de l’horizon, ou bien de la foule anonyme, fait fond sur l’indifférencié pour nous regarder, nous sourire, nous parler. Et le corps suit. Mais, recouverte par la burqa comme un tas de gravats sur un chantier, la femme a été volée de son visage et de son corps. Elle n’est plus qu’une forme inhumaine, vague et sombre. La burqa n’est pas seulement le sépulcre de la femme, mais de l’humanité.
Rendant visible l’islamisme et invisibles les femmes, la burqa n’est pas compatible avec la conception française – et, plus largement, européenne – de la civilisation. Dans un roman visionnaire, écrit au début du siècle passé, l’Auberge volante, Chesterton imagine l’islamisation de l’Angleterre, la constitution d’un Londonistan, l’imposition de la charia, la fermeture des pubs, c’est-à-dire de l’âme britannique, malheurs permis par la tyrannie d’un politiquement correct humanitaire. Rebarbarisante, déshumanisante, la burqa, qui veut ôter le féminin de l’ordre du monde, est le cheval de Troie du danger perçu dans les années 1910 par Chesterton : l’islamisation des sociétés européennes, la victoire de l’islam politique. C’est pourquoi cette interdiction sur le territoire national s’avère fondamentalement – en fonction des fondamentaux de la civilisation française – légitime, malgré les récriminations de quelques-uns.
Source : Valeurs actuelles, 29 juillet 2010

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L'islam nie tout ce qui est proprement humain. La science, la musique, la joie, l'art en général. Et le visage féminin, sans lequel le monde n'est qu'une ignoble collection de barbes.
Ces gens sont, au sens strict du terme, des malades mentaux.
Rédigé par : Pakounta | 29/07/2010 à 02:58
Tous les fondamentalistes, quelque soit la cause ou religion, sont des paranoïaques, c'est bien connu.
Rédigé par : Xavier | 29/08/2010 à 20:42
ça râle... mais ça laisse faire, et ça continue de laisser faire, et de laisser entrer n'importe comment, n'importe qui.......La faute à qui???? A l'union européenne qui a été organisé sans le consentement des citoyens!!! A l'ordre mondiale?? que les puissances d'argent veulent instaurer de force.............. Alors, pourquoi pleurer?? C'est bien ce qui a été décidé depuis longtemps non? On prône le mélange "à tire la rigot", On laisse les premières burkas s'installer, perdurer........... C'est à la première burka qu'il fallait réagir (même si... vaut mieux tard que jamais), Et l'ouverture des frontières est bien voulue non? Comme d'habitude, c'est la faute des gouvernements, qui sont bien trop préoccupés à piller les citoyens, et pratiquer leurs petites combines (argent, argent) et ils se foutent du reste! A.B.E Allez leur dire à eux... Mais je suppose qu'ils le savent déjà!!! lol!
Rédigé par : fl^te enchantée | 17/10/2010 à 21:55
Et de plus, qui peut bien se cacher sous ces burquas? Tout est possible!
Que nos dirigeants sont naïfs...ou bien déjà vendus à la cause.
Rédigé par : Guy | 12/12/2010 à 13:47
C'est pourquoi la majorité silencieuse qui a peu l'habitude de manifester en France doit pour une fois se prendre en main et dire non à l'islamisation avant que les musulmans soient majoritaire, car déjà minoritaire ils posent d'énorme problème de voisinnage on fini par faire déguerpir la mixité de la banlieue pour etre en paix entre eux mais en foutant la merde quand meme. Et il ne fait pas bon y vivre en banlieue si on souhaite vivre à la française pour une femme par exemple. Ou pour des gens mixtes. La société musulmane et ces carcans sont déjà là, importé en france ils sont les memes que dans un pays musulmans modéré, mais quand ils auront vraiment le pouvoir la situation se dégradera pour les occidentaux. Depuis 30ANS on assiste à une dégradation. J'observe par exemple que les gens de confessions chretienne ou athée provenant de ces memes pays se sont bien mieux intégré parce qu'il y avait une volonté, mais il faut se rendre à l'évidence, il n'y a aucune volonté de s'intégrer pour les musulmans, mais de faire leur société parallele et plus ils seront nombreux plus sa sera le cas.
Rédigé par : Bassam | 23/08/2011 à 08:10