Lawrence Cannon, ministre canadien des Affaires étrangères, a demandé à l'Iran d'épargner la vie de Sakineh Mohammadi Ashtiani.
On peut se demander si le groupe britannique qui fait une campagne d'information sur l'islam à l'intention du public (lire), a demandé à l 'Iran de renoncer à la lapidation des femmes.
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Une vaste campagne de mobilisation internationale semble avoir conduit la République islamique d'Iran à renoncer à lapider une femme accusée d'adultère, à en croire l'ambassade d'Iran à Londres qui ne précise pas pour autant si elle sera graciée.
"Selon les informations transmises par les autorités judiciaires compétentes en Iran, (Sakineh Mohammadi Ashtiani) ne sera pas lapidée", a annoncé l'ambassade d'Iran à Londres dans un communiqué cité par le Times et le Guardian. Le communiqué ne précise toutefois pas si la condamnée, âgée de 43 ans, sera épargnée ou finalement exécutée par pendaison, soulignent les quotidiens britanniques.
Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui est emprisonnée à Tabriz (nord-ouest) depuis 2006, dit avoir avoué un adultère sous la contrainte. Son avocat, Mohammad Mostafavi, a indiqué vendredi "ne pas avoir été informé d'un arrêt de l'application de la peine". "Ma cliente se trouve toujours en prison", a-t-il précisé par téléphone à l'AFP.
Amnesty International a pour sa part souligné les nombreuses questions en suspens. "Il reste à voir si les autorités judiciaires en Iran vont confirmer le communiqué de l'ambassade et ordonner une révision du procès. Nous restons inquiets sur le sort de cette femme et de sa famille", a souligné Drewery Dyke, spécialiste du proche Orient à Amnesty, interrogé par l'AFP.
La sentence de lapidation avait suscité de nombreuses condamnations de par le monde, Washington et Londres en tête. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait qualifié jeudi la sentence de "moyenâgeuse", estimant que si elle était mise à exécution, cette lapidation provoquerait "dégoût et horreur dans le monde". "La lapidation comme moyen de mise à mort s'apparente à de la torture. C'est un acte barbare et odieux", a déclaré de son côté à Washington un porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.
Les enfants de la condamnée ont mené une campagne internationale pour mobiliser l'opinion sur le sort de leur mère. "La campagne pour sa libération progresse bien", a déclaré son fils Sajad au Guardian jeudi. "On m'a donné la permission de lui parler et elle est très reconnaissante aux gens du monde entier pour la soutenir".
Le Times avait lancé une campagne pour faire annuler la lapidation et publié une lettre ouverte signée par plus de 80 personnalités, dont l'ex-secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, trois anciens ministres britanniques des Affaires étrangères et Jose Ramos-Horta, président du Timor Oriental et prix Nobel de la Paix. Les acteurs américains Robert de Niro et Robert Redford, l'actrice française Juliette Binoche et son compatriote le philosophe Bernard-Henri Levy, figurent aussi au nombre des signataires.
Mme Ashtiani a été condamnée le 15 mai 2006 pour avoir eu "une relation illégale" avec deux hommes après la mort de son mari. Elle a reçu 99 coups de fouet conformément à sa sentence. En septembre dernier, à l'occasion du procès d'un homme accusé d'avoir tué son mari, un autre tribunal a entamé des poursuites à son encontre pour adultère pour des faits survenus avant la mort de son époux. Malgré le fait qu'elle soit revenue sur ses aveux -- qu'elle dit avoir fait sous la contrainte -- elle a été jugée coupable.
La lapidation punit l'"adultère commis en étant marié". Au moins huit autres femmes et trois hommes courent le risque d'être lapidés en Iran, selon Amnesty International.
Source : RNW, 9 juillet 2010

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À voir toutes ces parodies de "...so did Muhammad" j'ai l'impression que cette campagne est en train d'avoir un effet contre-productif pour les musulmans. :)
Rédigé par : JonathanD | 10/07/2010 à 01:26
L'Iran dément l'exécution de Sakineh Ashtiani (3 novembre 2010)
Un officiel du pouvoir judiciaire iranien a démenti mercredi l'exécution de Sakineh Mohammadi Ashtiani, selon le reportage de l'agence de presse officielle IRNA.
Le patron du parquet de la province d'Azerbaïdjan de l'Est, dans le nord-ouest de l'Iran, Malek Ajdar Sharifi, a confié à IRNA mercredi qu' "elle est en parfaite santé dans la prison de Tabriz".
Auparavant, certains reportages ont indiqué que la femme a déjà été exécutée à Tabriz, une ville du nord-ouest de l'Iran.
Mme Ashtiani, âgée de 43 ans, a été condamnée à mord en Iran depuis 2006. Son procès est devenu célèbre à l'international en 2010 lorsque des personnalités très en vue ont indiqué qu'elle a été reconnue coupable de relations extraconjugales et condamnée à mort par lapidation.
"Son cas suit sa procédure normale dans le centre judiciaire de la province," a affirmé M. Ajdar Sharifi selon le reportage.
Source: xinhua
http://french.peopledaily.com.cn/International/7187457.html
Rédigé par : M. Marquis | 03/11/2010 à 21:41