Me Hossain a mené l'équipe de procureurs qui ont gagné, devant la Haute Cour du Bangladesh, le recours contestant la constitutionnalité des décrets religieux (fatwa) imposant des châtiments cruels (un exemple) dont la vaste majorité des victimes sont des femmes (lire). Me Hossain a plaidé avec succès que ces peines contreviennent aux conventions internationales contre la torture, les châtiments cruels, inhumains et dégradants, et toutes les formes de discrimination contre les femmes. Je la désigne, ainsi que son équipe, la féministe du siècle pour avoir remporté, contre les islamistes, une victoire extraordinaire : le Conseil des droits de l'Homme lui-même ne veut pas admettre que la charia contrevient au droit international (lire) ! Sultana Kamal, de l'ONG Ain o Salish Kendra (ASK) partie au recours, a déclaré : « les auteurs de fatwas ne peuvent imposer aux femmes leurs conceptions religieuses cruelles.»
Avec ce jugement sans précédent dans le monde musulman, les fatwas cruelles, ainsi que les peines imposées par des instances extra-judiciaires telles que les tribunaux de la charia, sont non seulement illégales au Bangladesh, mais toute personne qui serait impliquée dans la mise en application de telles fatwas s'expose désormais à des poursuites criminelles.
À quand une Sara Hossain en Amérique du nord, pour contester la légitimité de l'Assemblée des juristes musulmans d'Amérique (AMJA), une organisation qui, selon le journal Al Arabiya, est considérée comme l'une des autorités islamiques les plus influentes en Amérique du nord ? L'AMJA émet des fatwas applicables aux musulmans et musulmanes vivant en Amérique. J'ai traduit certaines fatwas publiées sur leur site internet dans ce billet. Ces fatwas, toutes plus obscurantistes et misogynes les unes que les autres, n'ont pas force juridique obligatoire, mais elles contribuent certainement au maintien d'une culture de mépris et de subordination des femmes qui est propice aux crimes d'honneur. Et que dire de leurs fatwas préconisant la flagellation et la lapidation des adultères ? Ce genre d'organisation, qui a tenu son assemblée annuelle à Montréal en 2009, n'a pas sa place en Occident. Il faut leur rentrer dedans avec force, et les discréditer. Cette organisation est plus arriérée que la Haute Cour du Bangladesh, qui reconnaît l'universalité des droits humains.
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Brutales fatwas contre les femmes par l'Assemblée des juristes musulmans d'Amérique

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