Un tribunal du New Jersey a appliqué la charia dans une affaire d'agression sexuelle d'un mari musulman sur son épouse, au détriment des droits de cette dernière. Son mari l'a battue, violée et torturée pendant des heures. Heureusement, la décision a été renversée en appel.
Au Bangladesh, une avocate que j'ai désignée la féministe du siècle a obtenu un jugement de la cour suprême déclarant que les décisions fondées sur la charia sont contraires aux droits à l'égalité des femmes garantis par la constitution du pays et les conventions internationales (lire). Si la décision du tribunal du New Jersey n'avait pas été renversée, les musulmanes auraient moins de droits au New Jersey qu'au Bangladesh. Vive le progressisme !
Lire aussi :
Me Sara Hossain du Bangladesh, la féministe du siècle
Brutales fatwas contre les femmes par l'Assemblée des juristes musulmans d'Amérique
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Une défense basée sur la culture est accueillie à l'encontre d'une accusation de rapports sexuels non consensuels - La décision est renversée en appel
(NdPdV : Pour plus de clarté, j'ai traduit «plaintiff» (demanderesse) par «épouse», et «defendant» (défendeur) par « mari»)
Extrait de la décision dans l’affaire S.D. c. M.J.R. (NJ Super. Ct. App. Div.), une demande d’ordonnance de restriction contre le mari:
Selon le dossier, l'épouse SD et le mari MJR sont des ressortissants marocains de foi musulmane. Ils se sont épousés au Maroc aux termes d’un mariage arrangé le 31 juillet 2008 alors que l'épouse avait 17 ans. Les parties ne se connaissaient pas avant le mariage. Le 29 août 2008, ils se sont établis au New Jersey en raison de l’emploi du mari comme comptable dans ce pays.
Tout en reconnaissant que le mari avait eu des relations sexuelles avec sa femme contre la volonté expresse de celle-ci en novembre 2008 et dans la nuit du 15 au 16 janvier 2009, le juge a conclu que les accusations d’agression sexuelle et de conduite sexuelle criminelle n’avaient pas été prouvées. Il a statué :
Cette cour ne croit pas que, dans les circonstances, le mari avait un désir criminel ou une intention criminelle d’agresser sexuellement ou d’avoir des relations sexuelles avec son épouse. La Cour estime qu'il agissait selon sa conviction que c’était sa prérogative, comme mari, d'avoir des rapports sexuels sur demande, que ceci était conforme à ses pratiques, et que ce n’était pas interdit.
Après avoir reconnu qu'il s'agissait d'une affaire dans laquelle la coutume religieuse entrait en conflit avec la loi, et qu'en vertu de la loi, l'épouse avait le droit de refuser les avances de son mari, le juge a conclu que le mari n'avait pas agi avec une intention criminelle quand il a insisté à plusieurs reprises pour avoir des rapports sexuels avec son épouse contre la volonté de cette dernière.
La cour d'appel a infirmé la décision du juge en ces termes:
Comme l’a reconnu le juge, cette affaire met en cause un conflit entre le droit pénal et des préceptes religieux. Le juge a résolu le conflit en exemptant le mari de l’application des lois de l'État en raison de ses croyances religieuses. Ce faisant, le juge a erré.

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Il serait intéressant d'en savoir plus sur ce
juge. Sans doute un diplômé d'un "N.J. Legal Institute in Cultural Sensitivity Studies".
(Le fameux NJLIICSS, que tous connaissent.)
Folie totale que de donner une ouverture pareille
à un "fou-de-dieu".
ET si le mari avait été BLANC, de SOUCHE EUROPÉENNE,
de religion juive ou chrétienne, toutes les ligues de
la bien-pensance bobo-gauchiste-féministe- ... etc.
lui seraient tombé dessus, ce méchant mâle. Comme
toujours: deux poids, deux mesures. Heureusement que
la Maison-Blanche veille.
Rédigé par : Klaußius Germanicus | 30/07/2010 à 04:11