Geert Wilders est en visite au Canada. Jonathan Kay du National Post a réalisé une interview avec lui.
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En tant que rédacteur en chef du National Post, je compte souvent sur quatre lettres pour mettre mes chroniqueurs à l’abri des tribunaux des droits de la personne : I-S-M-E, les lettres qui distinguent islam et islamisme.
L’islam est une religion, comme le christianisme ou le judaïsme. L’islamisme est une idéologie qui cherche à imposer à tous les musulmans une version fondamentaliste et intolérante de l'islam, et à propager l’islam à travers le monde. Déclarer que l'islamisme est une menace n'est pas controversé. Déclarer que l’islam est une menace est considéré comme de la propagande haineuse.
Le politicien néerlandais Geert Wilders, 47 ans, refuse d’ajouter ces quatre lettres, et c’est la raison pour laquelle il se déplace avec des gardes du corps et ne peut passer deux nuits de suite dans la même maison. Pour Mr Wilders, le problème dont souffrent les sociétés occidentales, c’est l’islam tout court. Il estime que le terrorisme, la tyrannie et l'oppression des femmes ne découlent pas d’une perversion de l’islam : ils en sont l’essence même.
« Le mot ‘islamisme’ suggère qu'il existe un islam modéré et un islam non modéré », m’a-t-il dit lors d’une entrevue à Toronto dimanche. « Et je crois que cette distinction n'existe pas. La réalité est plutôt ce qu'a dit le Premier ministre turc [Recep Tayyip] Erdogan : ‘Il n'y a pas d'islam modéré ou immodéré. Il y a l'islam tout court. C'est l'islam du coran’ ».
«On peut certainement faire une distinction entre les gens, a ajouté Mr Wilders. Il y a des musulmans modérés – et ils sont la majorité dans nos sociétés occidentales – et des musulmans non modérés. Mais l’islam lui-même n’a qu’une seule forme. Il n’y a pas de place pour la modération dans l’idéologie totalitaire contenue dans le coran. Si on regarde vraiment ce que dit le coran, on pourrait dire qu’en réalité les musulmans ‘modérés’ ne sont aucunement musulmans. Le coran dit que si vous refusez l’application d’un seul verset du coran, vous êtes un apostat ».
Contrairement à la plupart des critiques de l'islam, qui ont tendance à éviter le sujet explosif de Mahomet lui-même, Mr Wilders décrit sans ambages le prophète musulman comme un dictateur, un pédophile et un va-t-en-guerre. « Si on étudie la vie de Mahomet, m’a dit Mr.Wilders, on constate que c’était un terroriste bien pire que Oussama Ben Laden ».
Dire que Mr Wilders est une figure controversée aux Pays-Bas est un euphémisme. D'une part, il est le leader du PVV, le 3e parti politique du pays, qui appuie actuellement le gouvernement minoritaire. Il a été déclaré le «politicien de l'année » par une populaire station de radio, et il arrive en seconde place dans divers autres sondages reconnus.
D'autre part, le Muslim Council of Britain (conseil musulman de Grande-Bretagne) l’a qualifié de « prédicateur de haine explicite et acharné ». Pendant un certain temps, Mr Wilders a même été interdit d'entrée au Royaume-Uni. Un rappeur néerlandais populaire a écrit une chanson sur le meurtre de Mr Wilders (« Ce n'est pas une blague. La nuit dernière j'ai rêvé que je te décapitais ».)
Avant de rencontrer Mr Wilders dimanche, je connaissais la plupart de ses slogans les plus provocateurs, tels que sa comparaison du coran avec Mein Kampf, présentée par ses détracteurs comme une preuve de son sectarisme étroit d’esprit. Pourtant, le véritable Geert Wilders parle doucement et de façon réfléchie. Il s'avère qu'il a voyagé dans des dizaines de pays musulmans. Il en sait plus sur la religion islamique et ce qu’elle signifie pour les gens ordinaires que la plupart des plus ardents défenseurs de l’islam en Occident. .
Je ne crois pas non plus que Mr Wilders soit intolérant, du moins pas dans le sens où ce terme est généralement compris. « Je ne déteste pas les musulmans. Je déteste leur livre et leur idéologie », a-t-il déclaré au journal britannique The Guardian en 2008. Pour Mr Wilders, l’islam s’apparente au communisme ou au fascisme, une cage qui enferme ses adhérents malheureux dans un état d’esprit haineux et phobique. En d’autres termes, Mr Wilders décrit les musulmans comme des victimes de mauvaises idées. En ce sens, son attitude est tout à fait différente de celle des antisémites ou des racistes, qui traitent les Juifs et les Noirs comme des êtres biologiquement inférieurs.
Bien sûr, dans la tradition occidentale politiquement correcte, l’expression de haine envers une religion est généralement considérée comme une violation des droits humains au même titre que l’expression de haine envers une race ou une ethnie. Mais pour Mr Wilders, l’islam n’est pas du tout une religion : c’est une idéologie politique rétrograde sous des dehors religieux.
Il note que les autres religions établissent une distinction entre Dieu et César, entre le séculier et le spirituel, mais que l'islam demande la soumission dans tous les aspects de l'existence humaine, une exigence qui découle autant du coran que de la charia qui s’est développée dans son sillage. L’islam fournit également une justification aux guerres d'agression, il honnit les incroyants, et condamne ses ennemis à la mort. En résumé, fait valoir Mr Wilders, l’islam a tous les ingrédients de ce que les observateurs de l’histoire du 20e siècle reconnaîtraient comme une idéologie totalitaire aboutie.
« Je vois l'islam comme 95 pour cent d'idéologie et 5 pour cent de religion – les 5 pour cent étant les temples et les imams, m’a-t-il dit. Si l'on retirait du coran tout le contenu négatif, haineux, et antisémite, il ne resterait qu'un minuscule livret. »
Il est facile de voir pourquoi beaucoup d'Européens sautent facilement à la conclusion que Mr Wilders est un marchand de haine. Il veut arrêter l'immigration non-occidentale aux Pays-Bas jusqu'à ce que les immigrants actuels soient intégrés, et expulser tout étranger qui commet un crime - des politiques par ailleurs préconisées par les authentiques xénophobes.
Mais même là, son insistance sur la distinction à faire entre la religion et l'idéologie est une idée qui mérite d'être prise au sérieux. En effet, elle conduit à poser la question suivante : si nous permettons la dénonciation publique des cultes totalitaires créés par des dictateurs modernes, pourquoi est-ce que nous stigmatisons (et même, criminalisons) la dénonciation de notions sans doute similaires quand elles sont attribuées à un prophète du 7e siècle ?
C'est une bonne question. Et autant que je sache, Geert Wilders est le seul politicien occidental à la prendre au sérieux.
Source : Jonathan Kay: Geert Wilders’ problem with Islam, National Post, 9 mai 2011. Traduction par Poste de veille
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Voilà, c'est tout dit.
Rédigé par : Lorraine | 09/05/2011 à 16:08
Il en faudrait plus des hommes politiques comme M. Geert Wilders. C'est une vraie honte qu'il soit poursuivi en justice pour avoir dit haut et fort ce qu'il constate à tous les jours concernant l'avancée de l'islam dans l'occident. La liberté d'expression n'existe plus en Europe. Seuls les musulmans ont le droit de dire ce qu'ils veulent. La liberté d'expression semble n'exister que pour eux.
Bravo à M. Wilders de continuer malgré les dangers...
Rédigé par : Madeleine G | 09/05/2011 à 20:14
Allez-vous le voir à Ottawa? Je pense y aller je vais décider ça tantôt. On pourrait aller prendre une bière après entre lecteurs de PdV ?
Rédigé par : Quebecer | 09/05/2011 à 20:23
À Quebecer
Non, je n'irai pas à Ottawa malheureusement. C'est impossible.
Bonne conférence et donnez-nous en des nouvelles.
Rédigé par : Madeleine G | 10/05/2011 à 10:43
Pensez bien fort à l'avenir que vous reservez à vos enfants, en laissant l'islam s'installer chez vous. L'islam est en arabe, il est destiné aux arabes en Arabie et ne tolère par ailleurs aucune traduction. Voyez ce que les musulmans ont fait de leur propre civilisation depuis l'apparition de cette religion et vous comprendrez ce qu'il adviendra de la votre. Citez moi un seul exemple de réalisation utile à l'humanité qui provienne d'un état musulman. Les musulmans n'ont plus rien inventé depuis 15 siecles et pour cause.. En revanche, ils clament ça et là qu'ils ont le livre de recette à tous les problèmes, ne pensent, ne parlent qu'à travers ce livre, c'est leur seule culture. Pour eux, rien n'a changé depuis tout ce temps. Aussi, si vous acceptez la Lapidation, les mariages à 6 ans pour vos filles, la burqa, la polygamie etc..., alors, bienvenue en Arabie. Vos enfants en seront rejouis.
Rédigé par : jerry | 29/05/2011 à 06:14