Cette mosquée répandra l'islam chiite radical des ayatollahs, fera du recrutement pour le Hezbollah, et sera une menace pour les dissidents iraniens exilés au Danemark. Ou l'incroyable trahison des élus de Copenhague qui ont autorisé cette mosquée caserne.
Cet article de Soeren Kern, membre du directoire de l'influent think-tank Grupo de Estudios Estratégicos/Strategic Studies Group à Madrid, s'ajoute à la série qu'il consacre à l'islamisation de l'Europe. Lire aussi ses chroniques sur Anvers (Belgique), Leicester (Grande-Bretagne), Salt (Espagne), la Reconquista inversée de l'Espagne, les zones de non-droit dans plusieurs grandse villes européennes, et le projet d'une méga-mosquée à Athènes.
Image 3D du projet de mosquée (source)
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Le conseil municipal de Copenhague a approuvé la construction de la première «Grande Mosquée» de la capitale danoise. Avec son énorme coupole bleue et ses deux gigantesques minarets, cette méga-mosquée a été conçue pour détoner au milieu des constructions traditionnelles plus modestes de Copenhague.
Contrairement à la plupart des mosquées d’Europe, sunnites, la mosquée de Copenhague est chiite. Elle est financée par la République Islamique d’Iran ; des voix critiques accusent déjà les théocrates de Téhéran de chercher à utiliser la mosquée comme futur centre de recrutement en Europe pour le Hezbollah, ce mouvement d’activistes chiites
Les détracteurs de la mosquée chiite ont alerté les politiques locaux sur le danger qu’un tel bâtiment, inféodé au régime iranien, ne serve de centre de propagande, et que des musulmans immigrés – jeunes et impressionnables - y soient recrutés au service du Hezbollah. Mais le conseil municipal de Copenhague a déclaré que l’origine des financements de la construction de la mosquée ne le regardait pas.
En fait, la mosquée de Copenhague est construite par la Fondation Ahlul-Beit, une organisation contrôlée par le gouvernement iranien, de lobbying politique et de diffusion de l’Islam radical chiite. Ahlul-Beit gère déjà environ 70 centres islamiques dans le monde. Elle cherche – c’est son but premier – à promouvoir les vues religieuses et politiques de la République Islamique d’Iran.
Ahlul-Beit s’oppose à toutes les formes d’Islam rivales de celle prônée par les ayatollahs d’Iran : elle appelle à la persécution des musulmans sunnites, sufi et alawites, tout autant que des musulmans laïcs et modérés. Elle s’oppose tout aussi violemment à l’intégration des immigrés musulmans dans leurs pays d’accueil.
Ahlul-Beit cherche spécialement à propager la charia, la loi islamique, au-delà du Moyen-Orient ; ses centres d’Afrique et d’Asie, par exemple, ont été utilisés pour radicaliser les communautés musulmanes locales. Dans un échange donnant-donnant, elle propose de l’argent aux pauvres en échange de leur conversion à l’Islam chiite, et de leur assujettissement à la formation religieuse dispensée par des imams dépendant de l’Iran. Cette organisation a été interdite dans une douzaine de pays au moins.
En Europe, les mosquées Ahlul-Beit sont généralement présentées au public comme des centres d’activités culturelles et sportives, alors qu’en réalité, elles servent souvent aux services iraniens autant à surveiller les expatriés qu’à harceler les dissidents.
En Allemagne, la mosquée «Imam Ali» à Hambourg était liée à l’assassinat, en septembre 1992, de quatre dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan d’Iran, au restaurant Mykonos, à Berlin. En Grande Bretagne, la mosquée Ahlul-Beit de Londres a été impliquée dans les menaces de mort envers l’écrivain anglo-indien Salman Rushdie. La mosquée servait également à recruter des terroristes et à espionner les exilés iraniens vivant en Grande Bretagne.
Mohammed Mahdi Khademi, le futur imam en chef de la nouvelle mosquée de Copenhague, est un ancien officier de l’armée iranienne. Il a commandé la branche «idéologie» du corps des Gardes de la Révolution jusqu’en 2004, date à laquelle le régime iranien l’a soigneusement sélectionné pour qu’il vienne s’installer au Danemark. De nombreux exilés iraniens pensent qu’il maintient des liens étroits avec les services de renseignement iraniens, et craignent dès lors que la nouvelle mosquée ne soit utilisée contre eux.
Selon certains membres de la mouvance iranienne pro-démocratie, les questions posées par ce projet de mosquée de Copenhague s’étendent bien au-delà du champ de la liberté religieuse. Selon eux, l’Iran cherche à établir une tête de pont politico-religieuse pour l’Islam extrémiste en Europe du Nord.
Farrokh Jafari, un exilé iranien qui a organisé dernièrement une manifestation contre la construction de cette mosquée, a déclaré au Berlingkse, un quotidien de Copenhague, qu’il ne s’opposait pas à la construction d’une mosquée dans la ville, mais qu’il cherchait plutôt à attirer l’attention sur les intentions troubles d’Ahlul-Beit :
«Nous manifestons contre le projet de la ville de Copenhague de construire une Grande Mosquée financée par la théocratie iranienne. Nous craignons que la mosquée ne soit qu’une couverture aux agissements de l’Iran au Danemark.
Nous ne craignons pas la mosquée en elle-même. Nous soutenons la liberté de religion, et, naturellement, les musulmans du Danemark devraient pouvoir disposer d’une mosquée convenable. Mais nous craignons que cette mosquée, qu’Ahlul-Beit est en train de construire, serve à inquiéter les Iraniens démocrates du Danemark, qu’elle serve à blanchir de l’argent et qu’elle n’aide les agents du régime à exfiltrer hors du pays l’argent qu’ils ont extorqué aux Iraniens. C’est la leçon à tirer de ce qu’Ahlul-Beit a fait en Angleterre, en Afrique du Sud et en France.
Ahlul-Beit certifie que les fonds pour la Grande Mosquée proviennent de particuliers en Iran et de collectes au Danemark. Nous n’y croyons pas. Ahlul-Beit dépend directement de l’Iran. Il faut être stupide pour penser qu’une association qui dépense des sommes faramineuses pour faire tourner des centres religieux dans le monde entier puisse être uniquement financée par les dons des particuliers d’un pays sous sanctions économiques.»
Lars Weiss, un politique socialiste en charge de l’urbanisme à la ville de Copenhague, a déclaré à la radio danoise que les questions relatives au financement de la mosquée regardent la police et non le conseil municipal. «S’il y a un problème avec le financement, cela concerne la police, ou en dernier recours, les services secrets. Nous ne nous mêlons pas plus du financement des autres projets de construction», a dit Weiss.
Les dimensions de la nouvelle mosquée sont colossales au regard des standards danois. La mosquée «Imam Ali» fera 2 000 m² (image 3D du projet de mosquée) ; elle comprendra une énorme salle de prière pouvant accueillir 3 000 fidèles en même temps, un amphithéâtre, une salle de conférence, une bibliothèque, et de vastes appartements pour accueillir les imams d’Iran. Cette mosquée qui sera construite dans le quartier de Vibenej, au nord-est de Copenhague, devrait répondre aux besoins des 80 000 musulmans chiites vivant aujourd’hui au Danemark.
Le conseil municipal de Copenhague a non seulement approuvé le permis de construire de la mosquée, mais a aussi approuvé une extension du projet initial ; la mosquée sera flanquée de deux minarets de 32 mètres de haut, selon la radio publique danoise DR.
Le conseil municipal de Copenhague est à majorité de gauche et extrême-gauche ; le projet de mosquée est passé grâce aux votes des Sociaux-Démocrates, du parti Radikale Venstre (littéralement : la Gauche Radicale), du Socialistisk Folkeparti (un parti vert-socialiste fondé par d’anciens membres du Parti communiste du Danemark) et de l’Enhedslisten (une alliance rouge-verte des Socialistes de Gauche, du Parti communiste du Danemark et du Parti des Travailleurs Socialistes). Les Conservateurs et le Parti du peuple danois, de centre droit, se sont opposés au projet de mosquée.
Indépendamment, le conseil municipal de Copenhague a aussi approuvé la construction d’une deuxième méga mosquée (image 3D du projet de mosquée), qui se situera sur l’île d’Amager, à Copenhague ; elle s’adressera aux musulmans sunnites. La municipalité a réservé des terrains pour la mosquée, mais le projet achoppe sur des problèmes de financement : alors que l’Arabie Saoudite se propose de tout payer, certains musulmans locaux souhaiteraient que le projet soit exclusivement financé en local, par la communauté des musulmans du Danemark.
Source : Danish Mega-Mosque Funded by Iran, par Soeren Kern, Hudson NY, 22 septembre 2011. Traduction par Olaf pour Poste de veille
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Allez-vous me supprimer? Je n'ai qu'une chose à dire. Si cela se passe chez moi, je fais tout péter! Raz-le-bol de ces préhistorique. L'islam et tout ce qui s'y rapporte doit être interdit en occident tant que c'est une politique Léniniste et tant qu'ils crient sur nos trottoirs que la démocratie doit aller en enfer!
R A U S comme on dit chez moi.
Rédigé par : Jean-Claude MATHYS | 19/10/2011 à 08:36