Une autre tragédie grecque.
Cet article de Soeren Kern, de l'influent think-tank madrilène Grupo de Estudios Estratégicos/Strategic Studies Group, s'ajoute à la série qu'il consacre à l'islamisation de l'Europe. Lire ses chroniques précédentes sur Anvers (Belgique), Leicester (Grande-Bretagne), Salt (Espagne), la Reconquista inversée de l'Espagne, et les zones de non-droit dans plusieurs grandse villes européennes.
Lire aussi :
La démocratie pourrait disparaître en Grèce, en Espagne et au Portugal
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Le parlement grec a approuvé un projet controversé de construction d’une méga-mosquée à Athènes, financée par les contribuables.
Cette décision intervient dans un climat de menaces de violences à peine voilées, des milliers de musulmans de la ville ayant fait pression sur le gouvernement pour exiger une mosquée sous peine d’émeute.
198 députés de la gauche, de la droite et du centre (sur 300) ont voté le 7 septembre dernier ce plan destiné à hâter la construction de la première grande mosquée officielle d’Athènes – la seule capitale européenne à ne pas disposer d’une mosquée financée par l’Etat.
Ce projet de mosquée s’inscrivait dans une loi générale de régulation de la construction illégale, proposée par le ministère de l’environnement. Il stipule la rénovation d’un bâtiment public d’une base navale désaffectée, dans le quartier de Votanikos, près du centre d’Athènes.
Le projet oblige le gouvernement grec (en fait son ministère de l’éducation et des affaires religieuses) à payer pour la construction d’une mosquée temporaire, à construire d’ici 6 mois. Une mosquée plus grande, de 1000 m², suffisante pour accueillir 500 fidèles simultanément, sera construite dans le même quartier d’ici la fin de 2012, pour un coût estimé à 16 millions d’euros (21 millions de dollars canadiens).
Cette annonce intervient alors que la Grèce, massivement endettée, se débat dans une récession de plus en plus forte, récession qui a mis près d’un million de Grecs au chômage. Dernièrement, la Grèce a fait appel à un plan de renflouement de 110 milliards d’euros (146 Mds de dollars canadiens) pour sauver son économie menacée de banqueroute.
Officiellement, la Grèce compte environ 500 000 musulmans, essentiellement d’origine turque. Mais depuis quelques années, des milliers de musulmans ont immigré depuis l’Afrique, le Maghreb (Afrique du Nord), le Moyen-Orient, l’Asie Centrale et l’Asie du Sud-est.
Parmi les 200 000 musulmans qu’on estime vivre à Athènes, il y a de nombreux immigrants illégaux d’Afghanistan, du Bangladesh, d’Egypte, du Nigéria et du Pakistan. On estime désormais que la Grèce – porte d’entrée numéro un des clandestins en Europe – compte environ 2 millions d’immigrés illégaux ; tout cela dans un pays où la population totale s’élève à 11 millions de personnes.
Les musulmans en Grèce prient dans des mosquées de fortune, dans les caves, les cafés, les garages et les entrepôts désaffectés. Rien qu’à Athènes, il y a plus de 100 salles de prières clandestines, dispersées dans toute la ville.
Cette décision du parlement grec d’approuver la construction de cette mosquée est le dernier chapitre d’une longue histoire qui remonte aux années 1930, histoire se focalisant sur la question de savoir si la Grèce – pays chrétien orthodoxe à 97 pour cent – doit s’occuper des musulmans.
Athènes n’avait plus de mosquée officielle depuis 1833, date à laquelle les Ottomans ont évacué la ville, après 400 ans de domination turque. Aujourd’hui, la Thrace, cette enclave turquo-musulmane au Nord-est de la Grèce est le seul territoire où le gouvernement soutient officiellement les bâtiments et lieux de cultes musulmans.
Dans la période précédant les jeux olympiques d’Athènes, en 2004, le défunt roi Fahd d’Arabie Saoudite avait proposé de financer la construction d’une méga mosquée à Paiania, une banlieue située à 20 kilomètres à l’est du centre ville d’Athènes, à côté de l’aéroport international. Mais le projet avait alors échoué devant l’opposition de l’Eglise orthodoxe grecque.
En 2006, le gouvernement avait promis de dédier 15 millions d’euros (20 millions de dollars canadiens) pour qu’une mosquée soit édifiée à Athènes avant 2009. Mais ce projet a aussi été abandonné.
En 2007, les musulmans ont pris les choses en main. Un homme d’affaires saoudien ayant offert 2,5 millions d’euros (3,4 millions de dollars canadiens), une petite association, le « Centre Helléno-Arabe pour l’Education et la Culture » a transformé une ancienne usine textile de Moschato, dans la banlieue sud d’Athènes, en une salle de prière de 6 000 m², assez grande pour accueillir 2 000 fidèles en même temps.
Malgré cela, les projets de construction d’une grande mosquée soutenue par l’Etat ont été bloqués dans des querelles bureaucratiques, ou par l’opposition des politiques locaux, particulièrement celle du parti Démocratie Nouvelle, de centre droit, et du parti populiste LAOS (Rassemblement Populaire Orthodoxe).
Ces derniers mois, cependant, le premier ministre grec Georges Papandreou et ses alliés au parlement ont décidé faire passer ce projet de grande mosquée, après que l’Union Musulmane de Grèce - un groupe affirmant représenter tous les musulmans de Grèce (et lié aux Frères Musulmans) – a provoqué l’opinion en organisant une série de prières publiques massives, une manœuvre de pression sur le gouvernement pour qu’il construise une mosquée.
En novembre 2010, par exemple, des musulmans ont organisé des prières en plein air dans 15 endroits différents à Athènes. Il est même arrivé, pour la fête de l’Aïd al-Adha, que plus de 1 000 musulmans s’approprient la place faisant face à l’université d’Athènes, et y prient jusque sous le portique du bâtiment principal. Plus de 7 000 policiers avaient dû être déployés pour maintenir l’ordre.
En août 2011, le gouvernement grec a permis aux musulmans de célébrer le mois saint du ramadan au stade olympique d’Athènes. Cela pour éviter le risque du rassemblement de grandes foules de musulmans sur les places du centre-ville.
Et pourtant, en septembre 2011, les musulmans ont célébré l’Aïd-el-Fitr, la fin du ramadan, en organisant des prières en plein air sur les places publiques, à proximité du centre-ville. Les musulmans ont alors été harcelés par les riverains, qui leur ont lancé des œufs et des yaourts. Des membres du Chrysi Avgi (L’Aube Dorée), un groupe nationaliste d’extrême droite, ont même menacé de chasser les musulmans de la place manu militari ; ils ont été retenus par la police anti-émeute.
Les analystes soulignent que le gouvernement Papandreou soutient le projet de grande mosquée par crainte d’une radicalisation rapide des manifestations de musulmans.
Comme beaucoup d’autres villes en Europe, Athènes a connu des violences liées aux musulmans ces dernières années. En mai 2009 par exemple, plus de 1 000 musulmans ont affronté la police dans le centre-ville d’Athènes, après que des musulmans ont accusé un policier d’avoir marché sur un coran lors d’un contrôle dans un café.
Près de 50 manifestants ont été arrêtés lors de ce soulèvement, tandis que sept immigrés musulmans et sept policiers ont dû être hospitalisés. Plus de 70 voitures ont été brûlées, et une douzaine de commerces ont été détruits dans les violences. Un jour plus tôt, une foule encore plus grande de près de 1 500 immigrés musulmans avait manifesté, et le rassemblement avait violemment dégénéré. La police avait utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
Depuis lors, au moins 15 mosquées de fortunes ont fait l’objet de tentatives d’incendie. Trois personnes au moins ont même dû être hospitalisées après que des incendiaires ont mis le feu à un café servant de salle de prière pour des immigrés, à Athènes. En mai 2011, une mosquée clandestine du quartier de Kallithea à Athènes, avait été incendiée sans faire de victimes.
Les musulmans affirment que la violence justifie la construction d’une mosquée officielle. Mais des études récentes montrent que plus de la moitié des Grecs sont contre ce projet de mosquée, et qu’ils refusent de voir leur gouvernement financer des institutions religieuses.
Source : Greece to Build First Official Mega-Mosque in Athens, par Soeren Kern, Hudson NY, 12 septembre 2011. Traduction par Olaf pour Poste de veille
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Voici le montage vidéo que Maxime Lépante a fait des occupations de l’espace public à Athènes les 10 septembre et 16 novembre 2010. Il y a également consacré un article dans Riposte Laïque. Pour le lire : (cliquer ici)
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Dans les Grottes de la mère Picton maudite cochonnerie maudite !
Rédigé par : Guylaine | 21/09/2011 à 18:14
Pas de doute ils sont obsédés par les symboles, l'obsession de la reconquista de la Grèce à l'Espagne et même la Lybie ou Erdogan à fait une escale.
La résistance commence pour tous les peuples d'Europe, couvront ces provocations une bonne fois pour toute!
Rédigé par : salamineetmarathon | 23/09/2011 à 07:40
Me semble qu'il est grand temps que les Grecs
réagissent sur le même mode: "On est chez
nous et on vous a déjà boutu dehors, cela nous fera un grand plaisir de récidiver.
Si vous parlez émeute, on s'y connait.
Alors, vos gueules, et coucouche panier!!
Rédigé par : Klaußius Germanicus | 25/09/2011 à 16:25