Une mise au point d'Hélios d'Alexandrie sur certaines idées reçues concernant le rôle des puissances occidentales et des financiers internationaux dans la montée en puissance de l'islamisme, alimentée par les pétrodollars. Et sur notre devoir de ramener les islamistes à la réalité et de défendre les fondements de la civilisation occidentale aux valeurs universelles.
De la mort de Kadhafi et des dispositions de la charia en cas de meurtre, par Hélios d'Alexandrie
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Bien souvent l'intervention des puissances occidentales dans les conflits du Moyen-Orient est perçue comme une ingérence inacceptable ou de nature criminelle.
D'aucuns pensent qu'elle a pour effet de renverser des gouvernements laïcs (euphémisme pour désigner les tyrannies arabes) comme ceux de Saddam, de Moubarak, de Kadhafi, d'Assad et de favoriser l'accession des islamistes au pouvoir. De plus, la finance mondiale apparaît comme le véritable moteur et le principal bénéficiaire de ces interventions. Qu'en est-il vraiment ?
Les intérêts économiques et stratégiques des puissances occidentales leur dictent habituellement la prudence et rarement l'aventure. D'une part leurs ressources économiques et militaires ne sont pas illimitées, et d'autre part leur opinion publique est hostile à l'impérialisme et à la guerre. S'il en était autrement les occidentaux auraient pris possession des sources du pétrole dans le Golfe persique et les auraient exploitées ; la nature désertique et la faible démographie de ce coin de la planète se prêtent facilement à une occupation permanente. Les deux guerres du Golfe ont été des promenades militaires pour les forces armées américaines mais n'ont pas donné lieu à une prise de possession des ressources pétrolières. Les objectifs de la guerre étaient politiques et stratégiques et non économiques. Le slogan No blood for oil est mensonger.
Les financiers internationaux ont bon dos et on leur attribue des responsabilités qui ne les concernent nullement. Dans les faits, ils se contentent de s'adapter aux évènements et aux décisions d'ordre politique ou stratégique sur lesquels ils n'exercent aucun contrôle.
Prenons pour exemple une denrée stratégique de la plus haute importance comme le pétrole. Son prix n'est nullement contrôlé par la finance mondiale puisque c'est l'OPEP, un cartel des pays producteurs, qui en fixe le prix et qui par le fait même est responsable d'un transfert colossal de richesse des pays consommateurs aux pays producteurs. Les pétrodollars, c'est à dire les immenses réserves monétaires accumulées par les pays pétroliers, sont par la suite recyclés dans l'économie mondiale, cependant ils demeurent la propriété des pays producteurs de pétrole. La finance mondiale se contente d'assurer la mobilité de ces fonds mais n'exerce aucun contrôle sur la manière de les investir ou de les dépenser.
L'exemple du pétrole est pertinent puisqu'il constitue le facteur principal, pour ne pas dire unique, dans la montée en puissance de l'islamisme. Si par un heureux hasard une autre source d'énergie aussi abondante, aussi pratique et moins chère que le pétrole voyait le jour, l'islamisme s'effondrerait en un rien de temps. Or le pétrole a joué un rôle non moins important dans les évènements politiques et dans les conflits au Moyen-Orient, comme par exemple :
- Les coups d'état en Irak et en Lybie dans les années cinquante et soixante qui ont donné naissance aux dictatures de Saddam Hussein et de Kadhafi,
- L'isolement de l'Égypte après l'accord de paix avec Israël,
- L'émergence du Hezbollah libanais,
- La guerre Iran-Irak,
- L'alignement de l'Égypte sur l'Arabie saoudite sous le règne de Moubarak,
- L'invasion du Koweït et la première guerre du Golfe,
- la création, le financement et la montée en puissance du terrorisme islamique, etc.
Force est de constater que dans tous ces évènements, la finance mondiale n'a pas eu de part. Le rôle des puissances occidentales n'a été déterminant que dans les deux guerres du Golfe, mais dans ces deux cas la sécurisation des ressources pétrolières du Golfe persique a été le principal objectif, le but n'était pas financier mais politique et stratégique.
L'aspect le plus pernicieux des dictatures arabes dites laïques est qu'elles ont réussi à détruire l'alternative démocratique pour ne conserver que l'islam politique comme principale opposition et surtout comme épouvantail. Le mot d'ordre des dictateurs était : si vous nous chassez vous aurez les islamistes ! Or cette opposition islamiste a su s'adapter aux dictatures qu'elle a réussi à infiltrer, de telle sorte que les régimes de Moubarak, de Kadhafi, de Bouteflika et même de Saddam ont fini par prendre une couleur islamiste assez prononcée.
Par sa proximité avec les dictatures et par le financement abondant qu'il recevait des pays pétroliers, l'islamisme est parvenu à s'enraciner et à proliférer. De son côté l'opposition laïque (libéraux, socialistes, droite modérée) souffrait d'un double handicap, l'absence de ressources et l'hostilité combinée des dictateurs et des islamistes à laquelle s'ajoutait l'indifférence de l'occident.
Ce ne sont pas les islamistes qui ont déclenché les révoltes arabes, ils ne croyaient pas à leur utilité ni à leurs chances de succès, mais au moment où elles étaient sur le point de réussir, ils ont sauté dedans à pieds joints et sont parvenus à les détourner à leur avantage.
Les pays occidentaux se sont contentés de faire des vœux pour le succès des démocrates laïcs comme en Tunisie et en Égypte. En Lybie ils sont allés beaucoup plus loin et leur intervention militaire a été le facteur déterminant dans la défaite de Kadhafi. Avaient-ils vraiment le choix ? Face à un tyran déchaîné qui ne cachait pas son intention de noyer le soulèvement dans une mer de sang, les occidentaux se devaient d'intervenir, qui plus est ils avaient dès le début encouru l'ire du dictateur en prenant position en faveur des manifestants.
Pour ce qui est de la Syrie la situation est quelque peu différente du fait de l'existence de minorités importantes, les minorités alaouite et chrétienne n'ont d'autres choix que de se ranger du côté du régime. Les minorités kurde et Druze qui rêvent d'autonomie s'opposent à Assad mais elles sont moins déterminées que les sunnites qui constituent la majorité. Il y a de fortes chances qu'on assiste à la libanisation de la Syrie ou à son démembrement un peu comme pour l'ex-Yougoslavie. Le même sort attend l'Irak après le départ des troupes américaines.
Le pétrole, bien plus qu'aucun autre facteur, est la cause principale de ces troubles. Sans le pétrole, les peuples du Moyen-Orient auraient certainement été épargnés par la vague islamiste et par les conflits meurtriers. Imaginez l'Arabie saoudite, les émirats arabes, l'Irak, l'Iran, la Lybie et l'Algérie sans pétrole, ces pays auraient été radicalement différents de ce qu'ils sont aujourd'hui, non seulement par la richesse mais surtout par le pouvoir et l'influence. C'est l'argent du pétrole qui a donné aux islamistes le sentiment de puissance et le désir de reproduire les conquêtes islamiques du septième et du huitième siècle.
L'argent du pétrole continuera d'alimenter les illusions des islamistes, notre devoir consiste à les ramener à la réalité, celle d'une civilisation aux assises solides et aux valeurs universelles. Chaque être humain a le choix d'y participer et d'y contribuer mais pas celui de la remplacer ou de la détruire.

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Une autre source très importante d'instabilité au Moyen-Orient, et qui n'est, pour cause, pas citée dans l'article, est incontestablement la volonté des grandes puissances occidentales, dont l'armée est l'OTAN, de n'accepter dans cette région que des chefs d'état qui collaborent avec eux.
Ainsi l'Arabie Saoudite, pourtant soumise à la charia, n'est jamais mise sous pression, tandis que la Syrie est actuellement victime d'une propagande médiatique intense destinée à justifier une future intervention militaire dans ce pays et, comme pour la Libye, l'installation d'un pouvoir islamique qui collaborera.
On retrouve cette attitude, au premier abord absurde, qui consiste à dénoncer les islamistes tout en renversant des gouvernements qui ne le sont pas pour les remplacer par des gouvernements qui le sont.
Mais ce n'est pas absurde puisque le but est que, quelle que soit l'obédience des gouvernements, ils collaborent avec les pouvoirs mondialistes.
Les interventions en Irak, Libye et Serbie, avec indépendance du Kosovo maintenant islamiste, en sont de parfaits exemples.
Certains sites, pourtant auto-déclarés "alternatifs", ont exactement la même attitude et participent à cette désinformation guerrière, toujours ponctuée de crimes abominables contre des populations civiles qui, de leur propre aveu, vivaient nettement mieux sous les régimes ainsi renversés.
Rédigé par : Fergile | 30/10/2011 à 02:39
l'analyse est vraie, la conclusion et les souhaits bien trop optimistes, si l'on ajoute en plus que toute nouvelle source de production d'énergie pourrait etre financée par les pétrodollars... nous sommes morts, revnes tres vite a moyen age musulman... qui s'impose partout avec la totale complicité des poltiques et des "gauches" locales ....
seuls des gouvernements etremement lucides , peuvent essayer de préserver la civilisation face a cette vague de barbarie mondiale, l'australie par exempel a quelques sursauts, le canada: rien n0est moins sur, l'europe de l'ouest est quasi morte, les usa, de meme tant que obama restera au pouvoir , meme la russie est envahie et le pouvoir Fort" ne sait comment se débarasser de cette maladie ( moscou et ses prières de rues) , a moins de rveenir aux bonnes vielles méthodes... reste les pays non occidentaux, tels la chine , le japon, mais meme la chine a des problèmes avec ses musulmans, en train de faire comme partout ailleurs: vouoir imposer leur barbarie et obscurantisme aux autres...enfin , l'afrique s'islamise a grande vitesse avec les séries de massacres que l'on découvre au fil des nouvelles ...
Tant que l'occident et ses centres de pouvoir seront faibles et "humanistes" face a ce fléau , la folie inoculée dès l'enfance sous le nom islam, propagera et imposera sa maladie partout...
Rédigé par : serge jankovic | 30/10/2011 à 03:53
Vous dites: "Si par un heureux hasard une autre source d'énergie aussi abondante, aussi pratique et moins chère que le pétrole voyait le jour"
Et si cette énergie était: ... le pétrole
lisez ce lien, et faite le connaitre:
http://www.biopetroleo.com/france/
peut être une chance.
Ps: prix de revient: 50$ par baril.
Rédigé par : borisniper | 30/10/2011 à 09:22
@ Fergile,
Espérer que les régimes établis dans les pays pétroliers collaborent avec les grandes puissances est en soi un vœu légitime et n'est pas incompatible avec la présence de gouvernements représentatifs, respectueux des droits de leurs citoyens et préoccupés par leur bien-être. C'est la formule idéale.
Mais on est loin de la réalité et la majorité des gouvernements au Moyen-Orient sont tyranniques et ceux qui s'installeront prochainement le deviendront également. De cela les puissances occidentales ne sont pas responsables, il y a tout de même des limites à exonérer les peuples et les forces politiques des pays arabo-musulmans de leurs responsabilités et de tout balancer sur le dos des occidentaux.
Ce n'est pas parce que l'Europe et les États Unis s'accommodent tant bien que mal de la situation qu'ils en sont responsables. On a bien entendu le droit de critiquer leur politique mais on a également le devoir d'expliquer ce qu'on aurait fait si on était à leur place.
Les gouvernements occidentaux ont raison de rechercher la stabilité dans la région du Golfe persique, cet endroit est d'une très grande importance stratégique du fait qu'il produit 40% de la production pétrolière mondiale. Si à cause d'un conflit ou d'une révolution la production pétrolière de cette région se trouvait paralysée, les conséquences seraient catastrophiques pour l'humanité entière.
Notre devoir comme citoyens menacés par l'islamisme est de faire en sorte de l'affaiblir en affaiblissant ses sources de financement. Une stratégie à deux volets s'avère nécessaire: réduire la consommation de pétrole et augmenter la production de pétrole de sources autres que ceux des pays musulmans. Une abondance de pétrole sur le marché mondial couplée à une réduction de la consommation amènerait invariablement une baisse du prix de cette denrée. Les pays les plus pauvres de l'OPEP, ceux qui n'ont pas de réserves monétaires n'auront d'autres choix qu'augmenter leur production pour maintenir leurs revenus, cela fera baisser les prix et pourrait conduire à un effondrement du cartel.
L'utilisation accrue du gaz naturel, du méthanol et de l'électricité d'origine nucléaire contribuerait également. Le solaire et l'éolien ne sont malheureusement pas rentables.
L'Amérique du Nord contient des réserves immenses de gaz et de pétrole de schiste sans compter les sables bitumineux, les plateaux continentaux de la côte ouest et de la côte est sont également très riches, ils peuvent être exploités d'une façon écologiquement responsable. Les citoyens ne devraient pas permettre à certains écologistes autoproclamés de parler en leur nom, sachant que ces gens poursuivent un objectif politique qui n'a rien à voir avec la protection de l'environnement. Le syndrome BANANA dont nous sommes atteints nous a assez paralysé. (BANANA: Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anybody)
Et pour finir, savez-vous que l'Arabie Saoudite finance discrètement les opposants écologistes qui cherchent à empêcher la construction du pipeline de keystone. Ce projet d'oléoduc doit acheminer le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'aux raffineries du Texas. Il augmenterait l'autosuffisance de l'Amérique du Nord en pétrole à la hauteur de 3 millions de barils/jour, de quoi inquiéter l'OPEP et en particulier l'Arabie Saoudite.
Wise-up!
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 30/10/2011 à 21:09
Hélios: "la majorité des gouvernements au Moyen-Orient sont tyranniques et ceux qui s'installeront prochainement le deviendront également".
Certes, mais vous devez savoir qu'en pays musulman soit on a une dictature laïque, ou musulmane progressiste comme avec Kadhafi (égalité des sexes, polygamie interdite, personnel féminin non-voilé chargé de sa protection personnelle), pour contenir les islamistes, soit une dictature théologique de ces mêmes islamistes, et que les interventions armées occidentales, non-contentes d'installer des islamistes au pouvoir, perpétuent de plus des massacres ignobles envers les populations civiles, rendant ainsi leur situation bien pire.
La Libye en est l'exemple le plus probant, et la propagande médiatique prépare actuellement l'opinion à ce que la même punition atteigne bientôt la Syrie.
Ainsi, au lieu d'affaiblir l'islam, ces interventions barbares et criminelles ne font que le renforcer.
Il serait donc nettement plus logique de laisser en place ces dictateurs laïques si l'Occident prétend lutter contre l'islamisme (ce à quoi, personnellement, je ne crois pas, étant donnés les exemples libyen et ivoirien).
Votre exemple saoudien démontre par ailleurs bien ce que je dis: au lieu de s'affairer à attaquer les régimes islamiques dont celui-ci est un des pires exemples, les Occidentaux ont préféré s'attaquer au progressiste Kadhafi ainsi qu'au chrétien Gbagbo, et s'apprêtent à le faire contre le laïque Al Assad.
S'il n'est certes pas sain, vous avez raison, de charger l'Occident de toutes les responsabilités, il est par contre lucide de ne pas soutenir ses interventions atroces favorisant l'arrivée au pouvoir des islamistes.
Rédigé par : Fergile | 31/10/2011 à 05:21