Cet article fait partie de la série d'articles sur l'immigration du politologue Salim Mansur. Ses articles précédents portaient sur L'immigration, au-delà des chiffres et sur Les arguments du lobby pro-immigration.
Canada : l'immigration coûte 23 milliards $ par an aux contribuables
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La semaine dernière, j’ai expliqué le principal argument du lobby pro-immigration selon lequel les avantages économiques nets de l'immigration excèdent, au fil du temps, les coûts sociaux.
Cet argument a été transformé en axiome - une vérité évidente – par le lobby pro-immigration et il est repris par les grands médias. Toute personne ou tout groupe qui ose le remettre en cause est intimidé, réduit au silence et traité de réactionnaire, ou pire, de sectaire par le lobby pro-immigration à travers les médias.
C’est la leçon qui a été donnée à Enoch Powell, le député britannique ayant mis en garde contre les effets négatifs de l'immigration ouverte lors d’un discours devant l’assemblée du Parti conservateur en avril 1968 à Birmingham en Angleterre. On l'a accusé d'être fou à lier et sectaire, et sa carrière politique détruite est brandie par le lobby pro-immigration comme un exemple de ce qui attend les politiciens qui oseraient contester leurs plans.
Or l’axiome doit être analysé, car une économie comme celle du Canada est complexe et les coûts sociaux sont réels. En outre, bien avant le discours de Powell à Birmingham, les sociétés occidentales avaient commencé à évoluer vers le modèle de l’État-providence. Ainsi, les coûts sociaux nets au titre des régimes universels de santé et de pensions de vieillesse allaient dépasser, à court et moyen terme, les avantages économiques nets à long terme de l’immigration.
On peut soutenir que dans une société de marché complètement libre, l’ouverture des frontières aux mouvements de capitaux et de main-d’œuvre permettra, avec le temps, d’atteindre un équilibre où les avantages l’emporteront sur les coûts d’ajustement. Un État-providence n’est pas une société de marché complètement libre. Par conséquent, dans un État-providence, les coûts sociaux et économiques de l'immigration ouverte, lorsqu’on les additionne, l'emportent sur les avantages.
Milton Friedman (1912-2006), Prix Nobel d’économie en 1976, promouvait une économie de libre marché et une société ouverte. Son livre La Liberté du choix (1980) demeure un immense best-seller international. Pourtant, même s’il était un ardent défenseur de la liberté, Friedman a prévenu qu’«on ne peut avoir simultanément une immigration sans restriction et un État-providence».
Deux économistes canadiens aux brillantes carrières en milieu universitaire et politique, Herbert Grubel et Patrick Grady, ont effectué une analyse détaillée du coût économique de l'immigration. Leur étude a été publiée par l'Institut Fraser en mai 2011 et elle est aisément accessible sur Internet.
Grubel et Grady ont examiné le fardeau fiscal de l'immigration en comparant les revenus et les impôts moyens des immigrés au cours de la période 1987 -2004 (en se fondant sur des sources gouvernementales et la base de données du Recensement de 2006) à ceux des autres Canadiens. Selon leur étude, « la valeur des services publics reçus par les immigrés pour l’exercice 2005/2006 excède leur contribution fiscale d’un montant de 6051 $ par immigré». Les auteurs estiment en outre qu’en tenant compte du nombre d'immigrants arrivés au cours de la période de 17 ans couverte par leur étude, après ajustement au titre de l’émigration et de la mortalité, les immigrants ont reçu dans l'année financière 2005/06 des avantages nets d’une valeur de 16,3 milliards de dollars.
Cette étude affaiblit considérablement l'argumentaire du lobby pro-immigration. Si l'argument économique en faveur de niveaux plus élevés d’immigration est insoutenable, celui des coûts sociaux dans un Etat-providence multiculturel le rend indéfendable.
Source : Lobby’s arguments don’t add up, par Salim Mansur, Toronto Sun, 27 janvier 2012. Traduction par Poste de veille
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En France, le coût de l'immigration tourne autour de 70 milliards d'euros en 2011.
A peu près le chiffre du remboursement annuel de la dette.
Rédigé par : Nilby | 29/01/2012 à 03:32
"lobby pro-immigration"
lobbyistes = trafiquants d'influence
Rédigé par : TRESP | 02/02/2012 à 02:51
Canadiens, ne vous faites pas bernés comme nous français ou vous serez aussi dans une voix de non retour.
Les femmes viennent accoucher gratuitement dans notre pays, donner naissance à de futurs français qui permettra à terme à une famille entière de squatter, être soignés gratuitement et même toucher une retraire gratuite alors qu'ils ne sont ni français et qu'ils n'ont rien côtisé. Et j'en passe sur leurs privilèges.
Et je les vois venir au Canada dans des émissions traités les français de racistes et de râleurs, canadiens, restez tels que vous êtes et ne vous faîtes pas bernés par un discours mielleux de soit disantes victimes.
Rédigé par : Frank | 02/02/2012 à 08:38