Dans cette 2e (et dernière) chronique consacrée au « courrier des lecteurs », Hélios d'Alexandrie répond aux questions qui lui ont été posées via Facebook ou dans la section commentaire de sa chronique précédente.
Je vous invite à prendre connaissance non seulement de la chronique précédente d’Hélios, mais aussi des commentaires qui la suivent. Hélios aborde une multitude de questions allant de l’amputation de la main des voleurs, de l’excision, des crimes d’honneur, de l’exécution des homosexuels jusqu'à l’immigration, en passant par des stratégies de lutte contre l’islamisation.
Lire aussi :
Hélios d'Alexandrie répond à vos questions
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Sitting Bull
Que dire à des musulmans, foncièrement bons et précieux au sens le plus noble du terme, mais peu cultivés (l'une ne sait pas lire), pour qu'ils n'aient plus la conviction d'aller en enfer ? En excluant toute source non "estampillée musulmane", qu'ils pourraient suspecter de mensonge... Pas facile de voir des gens que j'aime avoir peur d'aller en enfer. Pas facile de trouver comment les en dissuader. Pas facile de trouver les arguments, le moment, et de ne pas les blesser.
Cher Sitting Bull,
Vous avez mis le doigt sur l'élément principal responsable de l'asservissement des musulmans: la peur de l'enfer. Il ne s'agit pas là de sentiments de culpabilité et encore moins de regrets ou de contrition face au "péché". On enseigne aux musulmans le halal et le haram, soit le licite et l'illicite, si le croyant s'adonne à l'illicite et devient un transgresseur, il sera châtié dans ce bas-monde et surtout dans l'autre. Il sera condamné à l'enfer où il devra brûler éternellement et ingurgiter du métal en fusion; les démons l'empaleront et à chaque fois que sa peau se consumera une nouvelle peau lui sera donnée afin qu'il continue de souffrir. Ces visions horribles de l'enfer sont décrites dans le détail et non sans délectation dans le coran, qui comme chacun sait est la parole incréée d'Allah immuable et valable pour l'éternité.
Le péché proprement dit n'existe pas dans l'islam il est remplacé par la transgression des interdits. Le musulman c'est un peu comme la femme de Barbe bleue, la transgression qu'il commet est indélébile et se mérite un châtiment sans appel, elle s'ajoute dans la colonne des mauvaises actions jusqu'à sa mort. Une fois dans la tombe le transgresseur devra rendre des comptes aux anges inquisiteurs; en attendant d’être admis en enfer au jour du jugement, il souffrira atrocement dans la tombe et sera visité par un serpent chauve qui le terrorisera à l'extrême, au point que les gens vivant dans le voisinage du cimetière l'entendront hurler de frayeur et appeler à l'aide.
On constate par là qu'il s'agit d'une peur typiquement infantile, l'islam fige la conscience, il lui interdit d’évoluer et d'atteindre le stade adulte. Toute sa vie le musulman s'efforcera de ne pas sortir de sa zone de confort, là où son observance et sa soumission le mettront à l'abri de la peur. Affublé d'une éthique primitive et incapable sur le plan moral de voler de ses propres ailes, il n'a d'autre choix que de s'en remettre à l'autorité religieuse pour la conduite de sa vie.
Le pouvoir que se sont donné les imams sur l'esprit des gens est phénoménal, il faut dire qu'ils en rajoutent à tous les jours, de telle sorte que les couches des interdits ne cessent de se superposer, particulièrement en occident. Le voisinage des infidèles invite à la transgression des interdits et augmente par conséquent les chances de finir en enfer. Tout est matière à transgression, surtout le fait de se lier d'amitié avec les infidèles; c'est pourquoi le croyant doit être mis en garde et incité à ne pas céder à ses penchants, la proximité du danger doit le pousser à davantage d'observance.
Le nœud du problème est donc la peur de l'enfer, pour le résoudre il faut dissiper la peur. Pour ancrer la peur dans l'esprit des gens l'islam les infantilise, pour les libérer de la peur il faut les aider à grandir et à devenir autonomes sur le plan moral. Pour soumettre les musulmans l'islam exploite leur crédulité et leur émotivité, pour les aider à se libérer il faut respecter leur intelligence et leur témoigner de l'amitié. Avec le temps ils réaliseront que l'islam n'est pas la seule voie de salut et ils oseront s'aventurer loin de leur zone de confort.
Il n'y a pas de truc ou de recette, l'empathie par contre est un élément essentiel, la patience et l'écoute également. Il s'agit de bâtir dans un premier temps un lien de confiance qui permettra à la personne de parler de ses peurs et de trouver du réconfort.
Les musulmans n'ont pas besoin qu'on leur démontre que leur peur de l'enfer ne se justifie pas, la peur est un handicap et tous les handicapés vous diront qu'ils apprécient davantage la compréhension que les conseils. Si la relation de confiance est établie ils finiront par vous demander si vous avez peur vous aussi et se montreront prêts à vous écouter.
Pour aider quelqu'un à se relever il est nécessaire de se pencher et de se placer à son niveau. On peut comprendre la peur sans la partager, il suffit de se référer à ses propres sentiments de peur, ceux que l'on entretient comme ceux que l'on a réussi à surmonter, cela rend plus humble et l'on devient par le fait même plus crédible.
Ce qu'on dit a moins d'importance que la manière de le dire. La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne (Pierre Corneille, Le Menteur). Et ce qu'on dit ne doit jamais être présenté comme une vérité absolue mais comme une invitation à l'échange. Les imams ne dialoguent pas, ils donnent des directives strictes et prononcent des sentences, il est donc important de ne pas les imiter. Pour le musulman, parler, échanger c'est déjà grandir et se diriger vers l'âge adulte, c'est par le fait même se libérer graduellement de l'emprise de ses peurs.
Et il ne faut pas perdre de vue que la générosité et l'amitié sincère finissent presque toujours par l'emporter.
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Suzanne Sirois
- Comment se comparent les idées d'Abandon (soumission) et d'Amour entre les religions chrétienne et musulmane ?
- À quelles évangiles apocryphes se réfère le Coran ?
- Est-ce que le sacrifice d'animaux (fête de l'Aid ) est un rite païen ?
- Est-ce que les soufis étaient chrétiens avant de devenir musulmans ? Sont-ils considérés comme des hérétiques musulmans ?
Chère Madame Sirois,
Je constate que vous êtes intéressée à faire le parallèle entre le christianisme et l’islam. Le dialogue des religions est à l’ordre du jour et il est de mise de faire valoir les points communs entre les religions monothéistes.
Réponse à la première question
Si l'on accepte le fait que l'islamisme représente l'islam authentique, la comparaison entre les idées de soumission à Allah et d'Amour chrétien n'est pas pertinente. C'est un peu comme si on réactualisait le dialogue entre Jésus et Pilate: "Tu es le roi des juifs?" "Mon Royaume n'est pas de ce monde!" La soumission à Allah est dans ce cas aussi éloignée de l'Amour chrétien que Pilate l'était de Jésus. L'islam est une idéologie politique et la domination d'Allah est une domination politique ou plus précisément un totalitarisme politico-religieux. La soumission à Allah s'apparente dans ce cas à la soumission des allemands à Hitler ou à celle des coréens du Nord à Kim Yong Il, elle est même à bien des égards plus pernicieuse.
La politique ne s'est pas mêlée à l'islam de la même façon qu'elle s'est mêlée au christianisme. La politique est l'ingrédient principal de l'islam, si on se fie au coran et à l'histoire islamique telle qu'elle est rapportée par les historiens musulmans on est droit d'affirmer que Mahomet n'était en rien soumis à Allah et que c'est plutôt Allah qui a été instrumentalisé par Mahomet.
Voilà pour l'islam authentique, cet islam est en progression depuis le premier choc pétrolier en 1973, il a profondément modifié le paysage politique du monde et il est en voie de modifier profondément les sociétés occidentales.
Cependant la piété personnelle et le besoin de spiritualité authentique amène nombre de musulmans à vivre leur religion différemment. Ils accordent par conséquent une plus grande dimension spirituelle et une véritable intériorité à leur pratique religieuse. La soumission à Allah acquiert par conséquent une signification exclusivement religieuse. Allah transcende l'être humain mais il est miséricordieux et bon, il écoute les prières et exauce ses adorateurs. Ces derniers lui témoignent leur amour en l'adorant et en se soumettant à sa volonté, c'est de cette façon qu'ils obtiennent le salut et la paix.
Comparé à l'Amour dans le christianisme, la soumission à Allah pourrait s'apparenter au premier commandement de Jésus-Christ: "Tu aimeras Dieu de toute ta force de toute ton âme et de tout ton esprit!" Par contre le second commandement, "tu aimeras ton prochain comme toi-même" n'est pas exprimé. Mais il y a également d'autres éléments manquants tels que: "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé" et " Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son fils unique... Car Dieu n'a pas envoyé son fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui." L'Amour de Dieu pour les humains, amour total et inconditionnel n'est pas pensable dans l'islam.
Réponse à la seconde question
L'islam ou plutôt le coran a plagié le proto-évangile de St-Jacques connu aussi sous l'appellation évangile de l'enfance. On y parle de Joachim et d'Anne les parents de Marie, on y décrit la consécration de Marie à Dieu. Les miracles de Jésus nouveau-né y sont racontés, Jésus aurait parlé à sa naissance et il aurait peu après insufflé la vie dans des oiseaux d'argile !
Le coran curieusement rapporte tels quels des éléments importants de la foi chrétienne, des éléments qui tendent à affirmer la divinité de Jésus. La conception virginale de Marie, Jésus est de l'esprit d'Allah, si le coran nie la crucifixion il parle de la résurrection de Jésus et de son ascension dans les cieux. Il affirme également que Jésus est exempt de tout péché et qu'il reviendra à la fin des temps. Mais par une contorsion qu'il est difficile de comprendre, l'islam fait de Jésus un musulman et dit de lui qu'il est l'esclave d'Allah!
Les affirmations du coran sur Jésus ne laissent pas d'embarrasser les savants musulmans, d'autant plus que dans les premières sourates Mahomet se mérite des reproches de la part d'Allah pour son peu de foi. Si l'on se fie au Coran, Mahomet se situe très loin en dessous de Jésus dont la stature et la sainteté est supérieure à celle de l'ensemble des prophètes. Certains savants musulmans du neuvième siècle ont dit que Jésus est le roi des rois et il s'agissait pour eux d'une conclusion logique découlant du coran.
Le coran est un livre composite, il réunit des ouvrages disparates qui expriment des points de vue contradictoires. D'aucuns pensent que Mahomet à adapté la révélation aux circonstances, s'il a fait l'éloge de Jésus c'est qu'il bénéficiait alors du support des chrétiens à une période où il était en conflit avec ses compatriotes, les marchants de la Mecque. Il faut dire que Khadija sa première épouse était chrétienne, Nowfal, un proche parent de Khadija aurait été évêque et aurait grandement influencé Mahomet au début de sa prédication. Après le décès de Khadija et de Nowfal, Mahomet a tenté de se rapprocher des Mecquois, il a reconnu durant un certain temps leurs dieux ou plutôt leurs déesses et ce nouvel acte de foi s'est concrétisé dans une révélation coranique (les fameux versets sataniques), ce geste a conduit la plupart de ses adeptes à abjurer l'islam. Constatant qu'il n'y gagnait rien et qu'il y perdait beaucoup, Mahomet s'est repenti de son geste et a éliminé les versets sataniques du coran. Le conflit avec les mecquois a pris alors une tournure dramatique, obligeant Mahomet à se réfugier à la ville de Yathrib (Médine) où il a bénéficié, entre autres, du support des juifs avant de se retourner contre eux. Quelques années plus tard, ayant eu le dessus sur ses ennemis de la Mecque, il a institué l'islam comme seule religion en Arabie, non sans avoir au préalable exterminé les juifs et expulsé les chrétiens.
Réponse à la troisième question
Le mouton ou l'agneau que les musulmans égorgent durant l'Aïd el Adha, la fête du sacrifice, commémore le sacrifice d'Abraham. Selon la bible Yahvé a demandé à Abraham de lui sacrifier son fils Isaac pour éprouver sa foi, et quand Abraham s'apprêtait à le faire un ange lui a donné l'ordre d'arrêter et lui a présenté un bélier qu'Abraham a offert en sacrifice à la place d'Isaac. Le coran rapporte la même histoire mais il met Ismaël (l'ancêtre des arabes) à la place d'Isaac et fait de lui le véritable héritier d'Abraham. Cette substitution avait un objectif politique, celui d'accorder aux arabes le statut de peuple élu afin de légitimer leurs conquêtes.
Réponse à la quatrième question
Non les soufis n'étaient pas chrétiens mais ils ont été influencés par le monachisme chrétien, ils ont aussi subi l'influence de la philosophie de Platon et de la religion de Zoroastre. Il est difficile de définir le soufisme et il ne faut pas tomber dans l'erreur de croire que tous les soufis sont des mystiques, plusieurs d'entre eux sont intolérants mais la plupart sont modérés et craignent à juste titre les islamistes particulièrement les salafistes qui leur reprochent de dévier de l'islam authentique. En effet on peut définir le soufisme comme un mouvement à facettes multiples où l'on trouve au sommet un mysticisme et une spiritualité de haut niveau et à la base une pratique islamique qui se distingue à peine de la pratique conventionnelle.
Les soufis, du fait qu’ils s’adonnent à la contemplation et à l’introspection, s’éloignent inévitablement de l’islam « orthodoxe ». Leur quête de la divinité émancipe leur esprit et leur permet de dépasser le sens littéral du texte coranique.
Les soufis sont considérés comme des hérétiques musulmans par les salafistes et par les wahhabites d'Arabie saoudite. Le fait pour eux d'honorer leurs saints, de leur dresser des tombeaux dans les mosquées, leur vaut l'accusation d'idolâtrie. Récemment les salafistes en Égypte se sont attaqués aux tombeaux des saints du soufisme et les ont démolis.
J’espère avoir répondu à vos questions.
Hélios d’Alexandrie
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La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
@ Suzanne
Je vous recommande d'écouter les interventions de Marie-Thérèse Urvoy, grande islamologue, pour approfondir sur les liens et les différences entre christianisme et islam.
Cette dame est un puits de science.
Vous trouverez de la matière ici : http://lumiere101.com/categories/emissions/cycles/abc-islam/
Rédigé par : Olaf | 26/01/2012 à 18:30
Le site qu'Olaf nous présente est trop riche pour que le lise et commenter ce texte... Je vais le faire à tête reposée demain. Ce qui me semble très prometteur...
Toutefois, cela m'irrite et m'attire de voir dans les religions l'image que l'on se fait de l'Enfer...
Primo: l'Enfer c'est de vivre ICI...
sinon nous vivtions sur une autre planète...
Et, encore, je le regrette de le dire...
cela ressemble aux Enfers chrétiens... sauf que les Chrétiens actuels n'y croient plus... mais les islamistes oui... car ils sont 1,000 ans en arrière... et la descriptions des Enfers, dans le monde occidental est basé sur la peur et non la connaissance de soi et de nos faiblesses.
Non pas l'Enfer, mais "les Enfers" existent aussi chez les Bouddhistes... mais il est relié directement à nos actions, sentiments et pensées qui sont contre l'harmonie générale et personnelle... je ne vais pas faire un cours de philosophie bouddhiste ici...
Si les arabes savaient comment leurs peurs sont non fondées, beaucoup quitteraient cette religions guerrière et destructrice, pour eux et nous, pour une religion mieux adaptée à leurs sentiments profonds...
Et si vous ne me publiez pas, cela sera aussi un enseignement pour vous qui me lirez.
Rédigé par : Kunsang Khandro | 26/01/2012 à 20:53
@ Kunsang Khandro,
La vision de l'enfer chez les chrétiens a été grandement influencée par l'idée que l'on s'en faisait au Moyen-âge. C'est elle qui a donné lieu au dogme du purgatoire lequel est un enfer allégé et temporaire. Mais cette vision n'est pas conforme à ce que disent les évangiles. La formule utilisée par Jésus: "là où il y a des pleurs et des grincements de dents" fait référence à une souffrance morale, on est très loin de la fournaise et du métal fondu.
Dans l'Évangile selon Saint-Jean Jésus parle, non pas de paradis et d'enfer, mais de vie éternelle par opposition à la mort, il rejoint, mais spiritualise également, la conception que les anciens égyptiens se faisaient de l'au-delà, soit la vie éternelle pour les élus et le néant pour les injustes.
Le texte évangélique invite le lecteur à aller au-delà du sens littéral. Dieu est amour, l'amour pour le prochain est placé sur le même pied que l'amour pour Dieu, l'un ne va pas sans l'autre. Les notions de salut, de royaume de Dieu, de résurrection, de vie éternelle, de paradis sont convergentes, elles se rejoignent toutes dans l'amour de Dieu. L'enfer c'est d'être exclu ou plus précisément de s'exclure de l'amour de Dieu.
Vu sous cet angle l'enfer est un choix libre et consenti!
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 27/01/2012 à 00:25
Bonjour Helios,
A l'instar des autres systèmes politico-théocratiques (la foi dans la "Parole de Lénine", la sacralisation du "Petit Livre Rouge de Mao",le culte de la personnalité envers Hitler ou les Kim de Corée du Nord), l'islam s'appuie sur la terreur ici et dans le futur et la négation du monde réel (l'économie, la raison, les sciences etc ...).
Or, ces sytèmes dogmatiques ne peuvent survivre qu'en vase clos, toute confrontation avec la réalité dévoilant leur vulnérabilité.
Pensez-vous que l'islam va imploser comme les autres totalitarismes du siècle passé ?
Rédigé par : Angélique | 27/01/2012 à 04:54
Merci Hélios d'avoir pris le temps de répondre!
Rédigé par : Mouvement pour la non-islamisation du Québec et du Canada | 27/01/2012 à 16:46
Bonjour Hélios,
Qu'entends-tu par Islam authentique (réponse à la première question, où ça revient plusieurs fois)?
Je te pose la question parce que je vois ça revenir de temps en temps en réponse à des musulmans: "Que considérez vous comme le vrai islam, celui des sunnites ou celui des chiites?"
Rédigé par : Michèle D. | 28/01/2012 à 07:59
@ Angélique,
La question que vous me posez est importante, elle exige une réponse détaillée. Je me propose d'y consacrer toute une chronique.
À bientôt
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 28/01/2012 à 12:06
Pour donner juste une petite remarque à Angélique :
Contrairement aux autres totalitarismes que vous citez, l'islam s'appuie sur une transcendance et sur l'au-delà.
En partant de cela, il peut être beaucoup plus difficile à faire tomber que le maoïsme ou le stalinisme qui n'étaient que des doctrines matérialistes.
Rédigé par : arthur | 28/01/2012 à 14:35
@ Michèle,
L'islam authentique est celui des fondamentalistes, qu'ils soient sunnites ou chiites cela importe peu car ils lisent les mêmes textes dits sacrés et les interprètent de la même façon.
L'islam authentique est celui qui tient pour sacrés, immuables et valables pour tous les temps et tous les lieux, les injonctions d'Allah dans le coran et ceux de Mahomet dans les hadiths. Ces injonctions sont à la base de la charia, la loi islamique.
Un musulman qui rejette la lapidation des adultères, le meurtre des apostats, l'amputation des mains pour les voleurs et qui dénonce la polygamie et l'esclavage n'adhère pas à l'islam authentique. Autrement dit il n'y a pas d'islam à la carte.
Les musulmans qui se permettent de faire le tri, de choisir ce qui leur convient et d'écarter ce qui ne leur convient pas dans l'islam sont considérés comme des apostats.
Posez la question à un savant musulman demandez-lui s'il est légal pour un musulman de posséder des esclaves de sexe féminin et de les contraindre à des relations sexuelles. S'il est honnête il vous répondra par l'affirmative mais vous dira que l'esclavage ne se pratique plus, non parce que c'est illégal du point de vue islamique mais parce qu'il est contraire aux lois internationales. Et si vous lui demandez pourquoi l'islam dans ce cas n'interdit pas définitivement l'esclavage, il vous répondra qu'il n'appartient à personne de changer la parole d'Allah, que les circonstances peuvent changer et faire en sorte que la pratique de l'esclavage reprenne.
Pour un musulman observant l'esclavage n'a rien de scandaleux du moment qu'il est autorisé par le coran et la charia. Dans l'islam c'est Allah qui détient le monopole de l'éthique soit ce qui est permis et ce qui est défendu, et devrais-je également ajouter... celui de la violence!
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 28/01/2012 à 19:55
Hélios : je suis curieuse de votre prochaine chronique.
Arthur : l'islam n'est pas transcendant, au contraire, c'est un matérialisme-religieux pur, avec butin et colonisation ici-bas et jouissances éternelles.
Par ailleurs, sur le plan éthique, il s'oppose à la Règle d'Or ("Ne fais point" etc...)inhérent aux autres religions et à l'agnosticisme. Tout comme les adeptes de la "Fin de l'Histoire", de "l'Homme Nouveau, de gré ou de force" et des "Lendemains qui chantent", ils soutiennent cette immoralité suprême : "la fin justifie les moyens", d'où leur caractère criminonège et anxiogène, intrinsèque et dans le texte.
Par conséquent, le système islam a plus d'affinités philosophiques et politiques avec le marxisme qu'avec les autres religions (christianisme, bouddhisme, taoisme, hindouisme).
Rédigé par : Angélique | 29/01/2012 à 04:39
Merci Hélios pour toutes vos réponses. Si vous permettez pour le bénéfice de tous les lecteurs du blog, j'ajouterai à la notion du Sacrifice une valeur trés importante véhiculée par la bible : La demande de Dieu à Abraham de lui sacrifier Son Fils Isaac avait pour but de tester l'obeissance et la fidelité d'Abraham envers Son Dieu. Quand Dieu réalisa la foi infaillible de Abraham, Il lui a aussi fait comprendre que la valeur de la vie humaine est plus importante que la parole de Dieu en lui envoyant le belier à sacrifier.Ne pas oublier qu'à l'époque de la bible les peuples avaient l'habitude de sacrier des humains. Un autre endroit dans la bible où l'on mentionne la valeur de la vie humaine est l'histoire de Cain Et Abel. Dieu envoya errer Cain malgrès l'assassinat de son frère Abel, il n'y a pas ici la notion de dent pour dent, oeil pour oeil.
D'autre part je garde toujours en tête que ceux sont des hommes, dans tout le sens du mot, qui ont écrit les livres de toutes les religions. Ces hommes ont pensé en premier à leur intérêt et à leur statut dans la société. Ils n'ont pas pensé dans leurs écrits au statut des femmes et des enfants. Par la suite les hommes ont créé des situations d'offres et de demandes avec les célébrations et les rituels pour mousser les coffres des institutions religieuses partout sur terre.
Rédigé par : Dan | 29/01/2012 à 12:35
Merci de ta réponse, Hélios.
Je ne me rappelle plus si j'ai trouvé le lien que je vais donner sur ce site ou dans les commentaires de la page FB de PdV et je ne sais pas dans quelle mesure ça entre avec la réponse à ta deuxième question. Je viens de découvrir un religieux du nom de Bruno Bonnet-Eymard qui travaille depuis de nombreuses années sur une exégèse scientifique du coran. Assez curieusement, il suit une démarche similaire à celle de Christoph Luxemberg, i.e il utilise les techniques modernes employées pour interpréter les anciens textes chrétiens. Il part des caractères arabes sans les signes diacritiques, puisque ceux-ci étaient inconnus dans l'arabe écrit le plus ancien et il les compare avec l'hébreu et l'araméen. Il obtient des résultats du même ordre: le coran aurait une origine à la fois hébraïque et chrétienne.
Donc, voici le lien:
http://www.youtube.com/watch?v=BGWpRGmnrAE&feature=related
C'est une conférence scindée en 14 vidéos de 91-10 minutes chacun.
J'apprécie toujours lire tes articles et tes commentaires. C'est bien creusé et ça a un jugement que j'aime bien. Moi aussi je suis curieuse de tes prochaines chroniques.
Rédigé par : Michèle D. | 29/01/2012 à 14:36
@ Arthur et @ Angélique,
Vos opinions respectives ne sont pas contradictoires elles soulignent le caractère composite ou plutôt ambigu de l'islam. C'est en mettant à profit cette ambigüité qu'il parvient à ses fins.
Les totalitarismes se reconnaissent et s'admirent. Hitler avait une grande admiration pour l'islam et il a d'ailleurs reçu avec les honneurs Hajj Amin el Husseini le mufti de Jérusalem et lui a fait part de ses plans pour la solution finale, tout en l'encourageant à procéder de la même façon en Palestine. L'islam reconnaissant le lui rend bien, Mein Kampf traduit en arabe se vend sur les trottoirs du Caire et d'Alger avec les Protocoles des Sages de Sion. "God Bless Hitler" est un slogan brandi régulièrement par des femmes en niqab.
Mais nos élites se refusent de juger l'arbre à ses fruits, qui sommes-nous pour juger disent-elles. Doit-on s'en étonner quand on sait que ces mêmes élites ont apaisé Hitler, admiré Staline, adoré Mao Tsé Toung, encensé Castro, canonisé Khomeiny, mais trainé dans la boue Churchill, Reagan et Thatcher?
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 29/01/2012 à 14:49