Au Canada, février est le Mois de l'histoire des Noirs. C'est une bonne occasion de parler de l'histoire dont on ne parle pas, celle de la traite négrière arabo-musulmane. Cette traite a été la plus meurtrière, un véritable génocide : 17 millions de morts, déportés, castrés par les musulmans. Tidiane N'Diaye, un musulman sénégalais, anthropologue et économiste, est l'auteur du livre Le génocide voilé, une enquête historique. Sous la vidéo, une présentation de son ouvrage par le suisse Alain Jean-Mairet.
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Ce livre de Tidiane N’Diaye est l’une des choses les plus fortes et les plus douloureuses qui soient à lire:
Sous l’avancée arabe, (…) des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale.
Telle était en réalité la première entreprise de la majorité des Arabes qui islamisaient les peuples africains, en se faisant passer pour des piliers de la foi et les modèles des croyants. Ils allaient souvent de contrées en contrées, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autre, menant hypocritement une «vie de prière», ne prononçant pas une parole sans invoquer Allah et les hadiths de son Prophète.
Et l’auteur nous livre (presque) tous les détails. Les tactiques employées inspirées du djihad (attaques surprises en pleine nuit, suivies du massacre des vieux) puis enseignées aux partisans, le cynisme, la zizanie, les justifications racistes bestiales, les motivations mercantiles, la légalisation et la sanctification de la traite, l’effondrement des civilisations africaines, le dépeuplement systématique de régions entières, grandes comme des pays européens, et les cortèges d’esclaves, le long de routes marquées de part et d’autre par les squelettes blanchis et les dépouilles plus récentes, mutilées, de leurs prédécesseurs tombés en chemin, les castrations systématiques, souvent totales (75% de mortalité, mais une valeur multipliée sur le marché), les avortements et assassinats réguliers des enfants des esclaves sexuelles, l’épouvantable «normalisation» de ces processus, des siècles durant:
Stanley constata que dans certaines régions d’Afrique, après leur passage [des négriers arabo-musulmans], il ne subsistait guère plus de 1% de la population. Dans le Tanganyika, les images des horreurs de la traite étaient visibles partout. Nachtigal, qui ne connaissait pas encore la région, voulut s’avancer jusqu’au bord du lac. Mais, à la vue des nombreux cadavres semés le long du sentier, à moitié dévorés par les hyènes ou les oiseaux de proie, il recula d’épouvante.
Il demanda à un Arabe pourquoi les cadavres étaient si nombreux aux environs d’Oujiji et pourquoi on les laissait aussi près de la ville, au risque d’une infection générale. L’Arabe lui répondit sur un ton tout naturel, comme s’il se fût agi de la chose la plus simple du monde: «Autrefois, nous étions habitués à jeter en cet endroit les cadavres de nos esclaves morts et chaque nuit les hyènes venaient les emporter: mais, cette année, le nombre des morts a été si considérable que ces animaux ne suffisent plus à les dévorer. Ils se sont dégoûtés de la chair humaine.»
Et les chiffres, les comparaisons, les estimations. Les dates, les décisions. Quelques dessins et photographies. La reconnaissance de la lutte contre l’esclavage par divers mouvements civiques, religieux et politiques de l’Occident, mais aussi les tergiversations des acteurs des grandes puissances après que tout cela ait été révélé et officiellement condamné. Les veuleries, les complicités. Mais surtout: la totale absence de repentir, de quelconque regret, des Musulmans ou des Arabes actuels:
Il serait grand temps que la génocidaire traite négrière arabo-musulmane soit examinée et versée au débat, au même titre que la ponction transatlantique. Car, bien qu’il n’existe pas de degrés dans l’horreur ni de monopole de la cruauté, on peut soutenir, sans risque de se tromper, que le commerce négrier arabo-musulman et les jihâd (…) provoqués par ses impitoyables prédateurs pour se procurer des captifs furent pour l’Afrique noire bien plus dévastateurs que la traite transatlantique. Et ce, encore sous nos yeux aujourd’hui (janvier 2008), avec son lot de massacres, avec son génocide à ciel ouvert.
L’auteur décrit les différents types d’esclavage. Celui des Africains entre eux (qu’il assimile à un servage), celui des Arabes, puis celui des Occidentaux. Il passe en revue les grands événements, les capitulations et les actes de résistance (contre Saladin, par exemple, qui finit par écraser les révoltés noirs), fait le portrait des acteurs marquants, de criminels abjects, et de héros, et héroïnes, de la tragédie. Il dessine les routes de l’esclavage, en explique les motivations, les impératifs, les sources et les utilisations; il cite les témoins.
Son approche de l’Islam est très équilibrée. Il veut croire que le Coran permet des interprétations humanistes, digne d’une religion normale; il cite des hadiths utilisables dans ce sens, conteste la validité d’interprétations racistes des textes, mentionne des Musulmans qui ont combattu l’esclavage, et prend la peine, à plusieurs reprises, d’affirmer que les motivations religieuses des négriers servaient de paravent à des intentions purement criminelles. Mais il relève tout de même que
L’esclavage étant validé et institutionnalisé par l’Islam, il eût été impie chez les Arabes de le remettre en cause. «L’esclavage en terre d’Islam reste un sujet à la fois obscur et hypersensible, dont la seule mention est souvent ressentie comme le signe d’intentions hostiles», notait ainsi l’historien Bernard Lewis.
(…)
Ces Arabes commettaient les pires crimes en Afrique, mais pensaient qu’ils n’en restaient pas moins fidèles aux principes de l’Islam, qui autorisent l’esclavage. Leurs actions étaient favorisées par les moeurs et encouragées par des traditions religieuses qui, à leurs yeux, étaient plus fortes que toutes les lois de la terre. Ils n’avaient donc à cacher leurs crimes qu’aux croiseurs européens, puisque leurs gouvernements les approuvaient entièrement.
Et on ne peut pas manquer d’être troublé, même si l’ouvrage ne le signale pas, par le parallélisme entre le phénomène religieux islamique et ce que l’auteur nomme l’«extinction ethnique programmée» menée par des Musulmans en Afrique.
Source : La traite musulmane, au-delà de l'horreur, AJM, 7 juin 2008
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La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
aucun journaliste,aucun historien n'aura le courage de parler de ça dans les grands médias,rétablir enfin la vérité,il vaut mieux laisser accuser de tout les mots les ex colonisateur européens,quand aux africains qui sont les grands amis des arabes en France pour foutre la zizanie,il le savent ça,non trop embobiner par les autres!!!
Rédigé par : obelix | 02/02/2012 à 13:26
Une horreur qui se perpétue de nos jours au vu et au su de tous; où sont les défenseurs des droits de l'homme? Le génocide qui s'accomplit au Darfour n'intéresse personne.
Qui ose inviter Tidiane N'Dyane pour des conférences sur le sujet de l'esclavage?
Merci à Poste de Veille pour cette information.
Rédigé par : Michel | 02/02/2012 à 13:51
http://www.facebook.com/photo.php?v=320888991287802&set=vb.163783150349868&type=2&theater
Allez-y sur ce lien et vous verrez que la traite Arabo-musulmane n'est pas encore finie. La plupart du temps les esclaves sont des petits enfants utilisés pour étancher la soif sexuelle des notables arabes.
Rédigé par : laziz | 02/02/2012 à 14:07
Et je suis tentée de penser que les arabes face à ce reportage blâment l'Occident pour son esclavage qui n'a duré que 2 ou 3 siècles...
Qu'est ce, en face de "centaines d'années" chez eux... et encore aujourd'hui
C'est révoltant mais pas surprenant pour une société débilitée (car je ne la trouve pas digne d'être appelé religion = relié... relié l'homme à Dieu, relié l'homme à l'homme et à la nature)..
Rédigé par : Kunsang Khandro | 02/02/2012 à 20:01
L'esclavage arabe est coloré de religion
Rédigé par : DZ20 | 03/02/2012 à 13:15
il faudrait milité pour que le grand Larousse définisse Islam comme = Assemblage de fous furieux humanophobe etc. Et renvoyer en tautologie toutes ces belles oeuvres a Islam...
Rédigé par : AthéTanné | 03/02/2012 à 14:36
J'aimerais partager un courriel que j'ai reçu aujourd'hui...
Je cite les paroles et ne peut donner de lien pour voir l'horreur car c'est un courriel de tierce personne. Toutefois les mots parlent:
"L'horreur .....
Pourquoi dans l'émission de la RTBF hier soir n'a t'on pas montré ceci, de peur que nous devenions vraiment anti-Islam?
De nos jours peut on encore faire confiance au médias cette photo est pourtant un scoop et vaut son pesant d'or ,
Mais peut être que les rédactions ont déjà peur de l'Islam .
Ces gentils Musulmans"
On y voit environ 200 corps calcinés devant un groupe de gens indifférents...
Cela serait bien de pouvoir envoyer une image sur votre site...
- Attention cette photo est choquante.
Horreur absolue !
Chrétiens brûlés vifs par des musulmans sunnites Nigériens .
Pourquoi n'en a t'on rien dit a la télé?
Il ne fallait sans doute pas heurter ces CHERS envahisseurs?
Voila une image qu'on ne voit pas aux journaux télévisés.
Peur de voitures brûlées ou représailles sans doute!"
... Malheureusement je ne peux, sur ce site "copier/coller" une image... J'espère que les responsables du site y remédiont...
Merci
Rédigé par : Kunsang Khandro | 03/02/2012 à 21:18
Il y a une dizaine d'annees, un groupe international, dans le but de repondre aux critiques de peuples noirs d'Afrique en ce qui concerne la traite trans-saharienne d'esclaves par les groupes "blancs" "Berbero-Arabes" m'a demande de rechercher, en tant qu'anthropologue, la mise en esclavage d'etres humains en Afrique pour la conference contre la discrimination a Durbin de 2002. Pendant des mois, j'ai lu une literature abondante sur ce sujet comprenant les ecrits Arabes de la conquete d'Afrique du Nord, et j'ai fait un rapport pour cette conference sur les details de cette conquete. Apres la conquete de l'Egypte a partir de la Peninsule Arabe, ces brandisseurs d'epee et du Coran arriverent en Libye ou ils commencerent a mettre sur pied un systeme de mise en esclavage des Berberes d'Afrique du Nord. Au premier traite de Barca avec les tribus Berberes rencontrees au cours de leur invasion, (Libye) les Arabes demanderent un lourd impot de guerre que les habitants ne pouvaient payer, et ils reclamerent pour cela en paiement annuel 300 "tetes" de jeunes filles et petits garcons qu'ils envoyerent en Egypte et en Arabie en eclavage domestique et sexuel. A partir de ce traite de 646 AD , ils continuerent a taxer les groupes Berberes de la meme maniere durant toute leur conquete odieuse. D'aapres leurs ecrits memes, des centaines de milliers d'autocthones Berberes furent ainsi envoyes en esclavage vers le Moyen Orient par les "generaux" guerriers Arabes. La menace au poing, ils terrorisaient les populations en mutilant leurs chefs publiquement.... La traite de noirs a partir des pays au sud du Sahara ne se produit que plus tard , deux siecles plus tard.... Une histoire ignoble. Ne pas oublier que la plupart des cadavres mentiones ici etaient des castrations mal reussies. 90% des males castres en Afrique noire succombaient a ces operations moins reussies dans ces regions qu'en Espagne ou dans les marches d'esclaves Nord Africains.
Rédigé par : Nadia Souissi | 05/02/2012 à 15:33
Merci Mme Nadia Souissi de votre apport au sujet de l'esclavage arabo-musulman. La pluspart des gens s'imaginent que seulement des noirs ont souffert de l'esclavage ce qui est archi-faux. Les mameluks étaient des esclaves blancs enlevés en Europe dans les razzias des pirates musulmans et la traite des blanches a perduré pendant des siècles.
Rédigé par : Lorraine | 05/02/2012 à 23:12