Sur le ton de l'humour grinçant, Hélios propose un plan de stimulation de notre économie. Je vous suggère aussi son autre chronique sur le même ton : Retour vers le futur
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Cette semaine le premier ministre turc Erdogan y est allé d’une « proposition » à l’effet de faire de l’islamophobie un crime contre l’humanité.
Pour la
première fois un politicien islamiste a pris la faune multiculturaliste par
surprise; d’habitude c’est elle qui va au devant des désirs des musulmans bien
avant qu’ils ne lui en fassent part. L’idée est à coup sûr originale (pour ne
pas dire géniale), les défenseurs patentés des droits de l’homo islamicus en
sont restés bouche bée : Comment se fait-il qu’ils n’y aient pas songé ?
Voilà qui leur faciliterait grandement la tâche de remettre une fois pour
toutes le génie de la liberté d’expression dans la bouteille !
Pas mal cette idée de crime contre l’humanité! Imaginez ce scénario: à la cantine on vous donne à manger de la viande égorgée halal, vous protestez auprès du gérant, on vous dénonce, vous vous retrouvez devant les enquêteurs de la police judiciaire, après interrogatoire on vous accuse de crime contre l’humanité section islamophobie, vous perdez votre emploi, vous passez en cour, on vous déclare coupable et on vous condamne, vous allez en prison où l’on vous astreint à des sessions de rééducation et de sensibilisation à l’islam, en prison vous êtes obligé de manger halal, vous en mangez sans protester, on vous accorde de bonnes notes et vous êtes finalement libéré pour bonne conduite au tiers de votre peine. Une fois libre, vous vous mettez à la recherche d’un emploi, vous êtes obligé de révéler votre « passé criminel », on vous répond que vous ne correspondez pas au profil recherché, vous vous adressez à l’aide sociale, on vous accepte, vous vivez aux crochets de la société et tout le monde vous regarde de travers, vous finissez par en avoir marre et un beau jour vous vous jetez devant le métro.
Triste fin mais qui ne doit pas masquer les nombreux points positifs. Le premier et le plus important : vous devenez un exemple à ne pas suivre, vos proches et vos amis retiennent la leçon, le pays au complet suit votre procès, le peuple au complet retient la leçon. Mais ce n’est pas tout, imaginez tous les emplois que votre inculpation contribuera à créer ou à maintenir : l’employé qui reçoit la plainte, celui qui la transmet à la police judiciaire, les enquêteurs, les procureurs de la poursuite, l’avocat de la défense, le greffier, le juge, les journalistes, les commentateurs et les éditorialistes, les gardiens de prison, les employés de la prison, les éducateurs, les fonctionnaires de l’aide sociale, les employés des pompes funèbres et j’en passe. En cette période de récession votre crime, dénoncé et puni, aura au moins le mérite de stimuler l’activité économique.
Faute de lois fermes et dissuasives, il est à présent difficile de rentabiliser l’islamophobie. Le filon est loin d’être pleinement exploité, il y a bien les responsables des associations antiracistes et ceux qui glanent dans le champ des droits de l’homme, quelques fonctionnaires, quelques journalistes aussi, mais c’est à peu près tout. Une goutte d’eau dans l’océan si l’on tient compte des centaines de milliers de citoyens qui, par pensée, par parole, par action et omission s’adonnent sans retenue au crime d’islamophobie. Si prononcer une parole d’Évangile n’était pas un acte islamophobe on oserait dire : « la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux! »
Ah l’islamophobie, cette tare de notre temps, cette souillure, ce péché mortel qui nous interdit l’accès à la terre promise multiculturelle, là où l’occident pourrait à loisir expier ses crimes sans possibilité d’être jamais pardonné!
Monsieur Erdogan a bien raison, l’islamophobie se dresse comme un obstacle à la paix mondiale et à l’harmonie entre les peuples. Lui-même en a fait l’expérience traumatisante à cause de ce qu’il est convenu d’appeler le génocide arménien : il est difficile d’imaginer les « souffrances morales » que son peuple et lui ont subi et subissent encore, à cause de cet autre « détail de l’histoire »! Il est faux de prétendre que les turcs musulmans n’éprouvent pas de sentiments quand on fait allusion à cet « évènement », mettez-leur le génocide arménien sous le nez et vous verrez dans quel état ils se mettront, si ce n’est pas là de la cruauté mentale islamophobique alors qu’est-ce que c’est?
Le « respect » et « l’ouverture » imposent de considérer avec compréhension et bienveillance les obligations religieuses des turcs musulmans, le jihad armé en fait partie. Dans le coran Allah leur dit : « ce n’est pas vous qui les avez tués (les infidèles), c’est Allah qui les a tués (par vos mains) ». Reproche-t-on aux gens d’accomplir des « actes de piété »? À bien y penser le crime contre l’humanité ce n’est pas le génocide des arméniens, c’est plutôt l’islamophobie de ceux qui tourmentent les turcs avec cette histoire. Monsieur Erdogan a bien raison.
Ce n’est donc pas pour des broutilles que les chefs d’États islamiques se mobilisent et se démènent pour réprimer l’islamophobie. Les musulmans ont droit à être protégés, voire dorlotés, eux qui n’ont rien que l’islam comme « objet de fierté ». C’est uniquement par l’islam que les musulmans « sont » et se sentent supérieurs au reste des êtres humains. Discréditer, abaisser, se moquer l’islam est de nature à dévaster psychologiquement le milliard et demi de musulmans, que leur restera-t-il?
Les chefs d’États occidentaux, aidés en cela par la faune multiculturaliste ont bien saisi le danger : le milliard et demi de musulmans risquent de sombrer dans une profonde dépression névrotique collective si on ne trace pas de limites à la liberté d’expression. Pourtant il n’y a pas si longtemps, tout le monde en occident s’était mis d’accord pour chanter à l’unisson les louanges de l’islam. Les avions avaient à peine percuté les tours jumelles à Manhattan, les bombes dans les wagons à Londres et à Madrid venaient à peine d’exploser, que les panégyriques de l’islam remplissaient les ondes et noircissaient les pages des journaux; parallèlement on mettait en garde contre toute « stigmatisation » de l’islam et des musulmans. L’occident au complet s’inclinait pour ne pas dire se prosternait en direction de la Mecque. Que s’est-il donc passé pour que subitement des voix discordantes viennent briser « l’harmonie » et semer la zizanie entre les musulmans et les nations qu’il leur reste à conquérir ?
Vous
l’avez deviné, le grain de sable, la tache d’huile sur le pare-brise, la note discordante
ce sont les manifestations plus ou moins ouvertes de l’islamophobie : les
versets sataniques de Salman Rushdie, le discours de Benoît XVI à Ratisbonne,
les caricatures danoises, un ours en peluche nommé Mohamed au Soudan, un coran
brûlé en Floride, la bande annonce d’un film sur Mahomet à Hollywood etc. Osons
le dire, pour les musulmans c’est le mal absolu, pire c’est le mal absolu qui
s’exprime sous le couvert de la liberté d’expression. «Tout le monde» l’a
compris et «tout le monde» s’entend pour désigner le « crime » et
dénoncer les « criminels » qui le commettent.
Voilà pourquoi on nous annonce de grandes manœuvres sur le champ diplomatique, les organismes internationaux sont saisis du problème, les dirigeants en prennent acte, les législatures amorcent des débats, les chancelleries se démènent et communiquent entre elles, l’ONU telle une ruche bourdonne d’activité, chacun y va, qui de son projet de résolution, qui de ses amendements aux règlements internationaux, les médias sont mis à contribution, les hommes de droit se frottent les mains : ils auront du pain sur la planche… Du coup se dessinent les contours d’un nouveau boom économique à l’échelle de la planète, l’industrie de l’islamophobie est en voie de créer des centaines de milliers d’emplois à tous les niveaux, de la surveillance des individus dans les espaces réels et virtuels, jusqu’aux entreprises de croque-morts qui les mettront en terre.
En
cette période de morosité économique si l’islamophobie n’existait pas il
faudrait l’inventer. Bien que décriés et honnis par « tous », les
islamophobes, sans le vouloir, susciteront de brillantes carrières; on ne
comptera plus les emplois directs et indirects que les mesures prévues à leur
encontre nécessiteront. Mais pour que tout l’édifice (international,
étatique, sécuritaire, juridique, médiatique, éducatif, social etc.) ne
repose pas sur des bases fragiles il est de la plus haute importance d’établir
une définition « précise » et « consensuelle » de
l’islamophobie.
Une telle définition fera nécessairement couler beaucoup d’encre. Tant que l’islamophobie n’était pas considérée comme un crime contre l’humanité, aucune définition ne s’avérait nécessaire. À présent qu’elle est en voie d’être criminalisée les hommes de loi exigent une définition. Le débat fera rage assurément, d’autant plus que le terme lui-même désigne davantage un désordre psychologique qu’un crime; une phobie après tout n’est qu’une peur irrationnelle de quelqu’un ou de quelque chose. Les claustrophobes et les agoraphobes sont légion et pourtant nul ne les a jugés criminellement responsables de quoi que ce soit. Certaines personnes se diront étonnées qu’on ait placé la charrue devant les bœufs en criminalisant quelque chose qui n’est pas définie; d’autres suggéreront de consacrer plutôt les efforts et les argents à convaincre les musulmans de reconnaître le droit de chacun à s’exprimer librement. Les échanges risquent de durer des mois sans que l’on parvienne à convaincre le public de la nécessité de légiférer, et sans que l’on en vienne à une définition satisfaisante de l’islamophobie. Pendant ce temps les islamophobes s’en donneront à cœur joie, et très peu d’emplois seront créés. Devant l’impasse les dirigeants politiques, épaulés par des « juristes éminents », choisiront d’intervenir, pour trancher le nœud gordien bloquant la très attendue et très désirée définition.
Ils ne pourront pas se passer de l’aide « précieuse » et « désintéressée » des multiculturalistes, ni de l’opinion, « objective » et « équilibrée » des juristes islamiques, après tout les victimes de l’islamophobie sont des musulmans et ce sont eux qui se disent « offensés ». Les dirigeants politiques profiteront de cette occasion pour poser un geste d’apaisement et d’amitié en direction de l’oumma islamique : implorer son pardon pour avoir provoqué, et sa colère et les violences qu’elle a été « forcée » de déchaîner.
La
définition sera simplifiée : « tout ce qui est perçu comme
offensant pour l’islam et les musulmans, ou contraire à leur intérêt, relèvera désormais
de l’islamophobie. » Les regards, les gestes, les expressions
corporelles ou verbales, les écrits, les œuvres d’art, tout ce qui est perçu
comme contrariant ou préjudiciable devra faire l’objet d’une enquête et d’une
mise en accusation. On devra tenir compte de l’impact de l’acte islamophobique
sur la victime, en particulier si celle-ci fait preuve d’un
« attachement profond » à l’islam, tel que manifesté par le port de
la barbe par les hommes et du niqab ou de la burka par les femmes. Comme dans le
cas des accommodements religieux « raisonnables » c’est la « sincérité »
du demandeur ou du plaignant qui servira de critère.
Cette définition sera source de controverse mais elle finira par être adoptée, libérant ainsi la voie à l’essor économique auquel les pétromonarchies apporteront leur précieuse contribution. « Tout le monde » s’en félicitera et le jour où l’on acquittera le père qui a étranglé sa fille parce qu’elle refusait de porter le niqab et qu’on condamnera à la prison ceux qui critiqueront le jugement, ce jour là on pourra dire avec fierté que l’occident a vaincu l’islamophobie.

Témoignage exceptionnel, profond, d’un musulman converti au christianisme, ancien rédacteur en chef associé du plus grand quotidien d'Italie, sous protection policière depuis 8 ans
Peu de gens s'intéressent aux musulmans ordinaires qui ont quitté l’islam. KS nous offre un regard de l’intérieur sur son expérience
Hege Storhaug, chef du Service des droits humains, parle des étudiants de l’Université d’Oslo qui approuvent l’amputation, la décapitation et les crimes d’honneur
Malgré la propagande massive des organisations islamiques, de plus en plus de gens commencent à reconnaître l’islam pour ce qu’il est en réalité : une escroquerie - Amil Imani
Une analyse lucide de la terrible efficacité de l’Islam comme système clos, comme système s’auto-perpétuant
El-Behiri a vécu le 11 Septembre au milieu des Américains. Il décrit leur réaction exemplaire suite aux attentats. Dix ans après, il parle des leçons que le monde a tirées au sujet des arabes et des musulmans
Des intellectuels journalistes et militants musulmans du Canada disent que le multiculturalisme mène au suicide civilisationnel et doit être abandonné.
Abdallah Sharkh: Vous avez hérité de la terre arabe et de ses peuples et vous en avez fait un désert inculte, sans arts ni sculpture, sans musique ni chant, sans théâtre ni poésie ou divertissement, sans industrie ni agriculture.
Necla Kelek, sociologue allemande d'origine turque, invite les musulmans à reconnaître les problèmes de leur culture d'origine et à les résoudre en mettant à profit la liberté dont ils jouissent en Occident.

La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
Les pyramides, devront elle être dynamitées comme les Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan pour crime islamophobe.
Rédigé par : grandpas | 25/09/2012 à 01:15
Critiquer l'Islam, c'est critiquer une idéologie, pas des hommes. Or les islamistes, en "temps de paix" s'en donnent à coeur joie pour détruire des églises (avec ou sans chrétiens à l'intérieur), dynamiter les bouddhas de Bamiyan, et récemment détruire à la pelleteuse le mausolée d'Al-Chaab Al-Dahmani (trop tolérant). Quand ils se sentent "offensés", ils ne s'attaquent pas aux symboles des autres religions, mais à l'intégrité physique des hommes, qu'ils soient juifs, chrétiens, bouddhistes ou musulmans !
Et les voilà, poussant des cris d'orfraie :"Blasphème! Impiété! Crime contre l'humanité!"
C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité!
Rédigé par : boucheseiche | 25/09/2012 à 03:36
@Helios
Vous n'avez pas pensé, comme rentabilité de cette industrie, aux dommages et intérêts des condamnations pénales pour islamophobie ? Les gens ne payant pas pourraient être saisis de leurs biens etc...Ces sommes iraient droit dans les caisses des mosquées et autres OCI etc. Très intéressant.
Rédigé par : Sandrine | 25/09/2012 à 05:46
Je ne sais pas si les gens réalisent à quel point l'accusation de crime contre l'humanité est grave. Elle est réservé à ceux qui perpètrent des génocides, qui font emprisonner, torturer et assassiner des opposants politiques, etc. Ça veut donc dire que Erdogan désire placer dans le panier des pires criminels de l'humanité ceux qui ne font que critiquent une religion et son fondateur.
Pas n'importe quelle religion, la religion musulmane. On a beaucoup reproché à ceux qui veulent interdire le port de symboles religieux ostentatoires dans le secteur public de ne viser que la religion musulmane et le voile islamique mais le projet de convention pour interdire le blasphème est motivé par le même désir d'accorder à l'islam un statut spécial à une religion, la rendre intouchable.
Rédigé par : Mongrain de sel | 25/09/2012 à 07:55
le respect de la religion en tant que telle s'impose certes, mais le mode de vie et l'idéologie sont critiquables tout comme ils critiquent celles des occidentaux, mauvais joueurs! le thermomètre rectal?? ça va trop loin là
Manon
Rédigé par : Centre d'appel | 25/09/2012 à 09:19
Parfois j'ai l'impression d'être dans un épisode de Twilight Zone!
Rédigé par : Frank | 25/09/2012 à 09:36
Ha! Que le jour se lève, la nuit est longue.
Rédigé par : lorraine | 25/09/2012 à 14:21
Je trouve dans ce texte, d'ailleurs excellent, au moins deux erreurs mon cher Helios.
Premièrement la possibilité pour le criminel islamophobe d'être défendu par un avocat.
C'est impossible de facto puisque ledit avocat risquerait sa vie puisque son office pourrait être mal perçue par les musulmans.
Deuxièmement, la prison comme punition à l'islamophobie, c'est absurde aussi car qui oserait nourrir un islamophobe ? Soyons sérieux, nourrir un tel individu et donc le maintenir en vie serait un acte....islamophobe !
Le reste est parfait comme toujours.
Rédigé par : Philippe | 25/09/2012 à 19:22
@ Sandrine,
On ne saurait penser à tout et vous avez raison, ceux qui seront condamnés pour "crime contre l'humanité section islamophobie", devront également s'acquitter de lourdes amendes, qui seront versés à un fond spécial destiné aux "victimes", leur permettant d'accomplir le hajj (le pèlerinage à la Mecque) et d'envoyer leurs enfants en stage intensif dans les madrasas pakistanaises.
@ Philippe,
Il ne s'agit pas vraiment d'erreurs mais de difficultés que le système de justice devra surmonter ou contourner pour préserver les apparences. Vous n'avez pas tort quand vous soulignez les dangers qui menaceraient les avocats de la défense. Il y a une solution à cela: nommer d'office des avocats islamistes "au-dessus de tout soupçon", qui s'en tiendront aux dispositions de la charia.
L'objectif de l'industrie de l'islamophobie n'est pas d'éliminer les islamophobes. Entendons-nous bien, il n'existe aucune industrie qui se donne pour mission d'éliminer sa "matière première" et sa raison d'exister. Pour que l'industrie prospère il importe que les islamophobes soient nombreux. Les islamistes comprendront que c'est dans leur intérêt de ne pas les éliminer. Vous verrez que dans les circonstances ils se montreront bien plus accommodants que vous ne le pensez.
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 26/09/2012 à 00:20
Excellent texte ! un islamophobe pris au hasard et des punitions collectives atroces avec des connotations sexuelles et mutilantes afin que tous vivent dans la terreur et se taisent.
Le dar al l'islam sur toute la planète ?
Rédigé par : Gabriel | 26/09/2012 à 00:43
"...faire de l’islamophobie un crime contre l’humanité..."----------------Ne pas aierm quelqu'un ou quelque chose ou en avoir la " phobie" serait un crime ? Ha Bon ! Puisque ce pieux musulman le dit...
Rédigé par : aliblabla | 26/09/2012 à 15:52
mais la prison ne leur suffirait pas pour cet immense, colossal crime de blasphème / crime contre l' humanité : ils exigeraient la peine de mort, pas moins !
on pourrait déjà se cotiser pour offrir un dictionnaire à Erdogan, qu' en pensez-vous ?
Rédigé par : Joëlle | 27/09/2012 à 22:47
Vous n'ignorez sans doute pas l'origine de cette gabegie : Le vote du 23 mars 2010 à l'O.N.U. Voir ici détails ttp://pastafarismemars.canalblog.com/archives/2009/06/04/13817129.html
La question n'est point tant l'islam que ce qui lui est opposé en retour. En France et en Europe un fort courant tente d'opposer la chrétienté à l'islam. Et c'est dans cette dérive communautariste que s'engouffre l'islam.
L'islamisme est une doctrine politique qui tend à faire valoir les droits du religieux sur la politique, et toute réponse "chrétienne" va dans son sens.
La seule réponse valable à l'intrusion du religieux dans la politique est dans le séccularisme ou laïcité, pas dans l'opposition des confessions.
L'occident "chrétien" se donne ainsi le bâton pour se faire battre en perpétuant une barbarie en elle qu'elle dénonce chez les autres. Il donne ainsi l'impression de vouloir éradiquer le barbarisme adverse pour mettre en place le sien propre.
Tant que les démocrates, y compris et surtout chrétiens, n'auront pas compris cela nous serons à la merci de l'islamisme militant.
Ainsi comment tanser les pays "musulmans" pour leurs délits de blasphème tant que les pays démocrates n'auront pas éradiqués ce délit chez eux. Et même la France a encore un délit de blasphème en Alsace Lorraine (3 ans d'emprisonnement !).
Il est urgent de faire d'abord le ménage chez nous, avant d'envisager donner des leçons efficacement aux autres.
Il n'y a d'issue possible pour l'Islam que dans une laïcisation de leurs sociétés... dans la condamnation de toute ostracisation d'ordre religieux dans la gestion sociale, en contrepartie que les-dites confessions (compris la leur majoritaire) ne troublent pas l'ordre public pour motif religieux. L'ordre et équité d'abord, et le religieux ensuite.
Mais sommes nous clairs dans l'alternative que nous tentons de leur faire valoir ?
En fait, je pense que le dieu de nos sociétés est l'argent et la finance... Evidemment qu'ils n'en veulent pas, ce serait un marché de dupes pour eux. Les sociétés arabes ont longtemps tergiversé entre communisme et libéralisme, et aucun ne leur a ouvert de débouchés viables : souvent ils se sont repliés sur un non alignement qui leur permettaient de se faire courtiser par les deux camps. Mais devant l'échec du communisme, la seule alternative a été un retour moral passéiste religieux.
Les révolutions arabes sont avant tout des révolutions anti-libérale (Ben Ali, Moubarack, et même Assad) qui jouaient le jeu libéral occidental à leur profit.
Alors, sommes nous clairs sur la "moralité" du libéralisme occidental sacralisé comme alternative, alors que nous n'arrivons pas à nous en dépétrer nous même ?
Rédigé par : Yves Forban | 09/10/2012 à 20:35
M.Forban, où voyez-vous un fort courant chrétien en Occident? Cela fait au moins cinquante ans en Amérique que les religions reculent et les gens se laïcisent de plus en plus, que ce soit les Sihks, les Juifs, les Chrétiens et autres, à part l'immigration musulmane qui impose ses accoutrements, ici en Amérique même si certains journalistes essayent de monter la bible belt en épingle, c'est surtout le côté finance du pays qui portent les gens vers la droite, après avoir constaté les résultats économique des partis plus à gauche.
Donc non les gens ici n'imposent pas de religion mais ils ne veulent pas s'en faire imposer, c'est personnel.
Rédigé par : lorraine | 10/10/2012 à 12:49