Une chronique remarquable dans un grand quotidien pakistanais, après la tentative d'assassinat, par les talibans, de Malala Yousafzai, une adolescente de 14 ans qui milite pour l'éducation des filles.
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Au lieu de blâmer les talibans, appelons un chat un chat.
L'affaire Malala est du déjà vu, un million de fois. Des religieux « extrémistes » font preuve de brutalité ; la classe « éduquée » dénonce un acte haineux ; les « intellectuels » qualifient ses auteurs de « bêtes sauvages » ; les « progressistes » manifestent contre un « acte lâche » ; tous condamnent cet acte mais demeurent silencieux sur sa cause : l’idéologie. Dans le passé, tous ceux qui ont dénoncé les talibans ont agi en apologistes, justifiant l’idéologie religieuse et alléguant que ces « crétins incultes » avaient « malheureusement » mal interprété les enseignements de la religion de paix et de quiétude. Non, ils n’ont pas mal interprété ces enseignements, « malheureusement ».
Il est douloureusement amusant d’observer les «modérés» et les révolutionnaires de salon qui consomment du vin, fréquentent le sexe opposé sans complexe et n’ont pas prié et jeûné depuis des années, accuser les talibans, qui observent strictement la charia, d’infester leur religion d’harmonie. Or les talibans font ce que les Écritures – celles que les pseudo-intellectuels encensent ou n’ont pas le courage de critiquer – leur disent de faire. Lorsqu’on enseigne, sur la base des Écritures universellement reconnues par les musulmans comme « authentiques », qu’il faut tuer tous les non-croyants ou ceux qui menacent la grandeur de l’islam, des musulmans les tueront : où est l’erreur d’interprétation ici ?
Dire que l’esclavage ou les esclaves sexuelles, c’est repoussant ; que les agressions physiques contre les femmes, c’est dégoûtant ; qu’amputer la main du voleur, c’est inhumain ; que lapider des gens à mort, c’est bestial ; et dans le même temps, vénérer l’idéologie qui permet ces actes, est le summum de l’hypocrisie. Critiquer et se moquer des talibans qui suivent le véritable islam, tout en se complaisant dans un islam très agréable mais honteusement fallacieux pour ensuite prétendre que les talibans ont une mauvaise interprétation et se méprennent sur l’islam ? Quelle ironie !
Cessons de créer des quasi-religions ou de défendre des idéologies que nous avons tous appris à suivre aveuglément comme étant la vérité. Appelons plutôt un chat un chat et prenons conscience, même au prix d’une crise cardiaque, que la véritable cause de l'extrémisme religieux est la suivante : l’islam, en particulier dans sa forme brute, la seule forme « authentique ».
Les talibans ont justifié l'attaque contre Malala Yousafzai par les Écritures et les précédents historiques. On peut clamer haut et fort que les talibans ne comprennent pas l’islam, mais comment diable peut-on réfuter des messages clairs de violence et des preuves historiques – écrits par des historiens de l’islam – décrivant la brutalité de figures parmi les plus illustres de l’histoire de l’islam ?
Il est facile de décharger son vitriol contre les talibans pour l’agression d’une jeune fille de 14 ans, mais il est carrément hypocrite et pathétique de faire dans le même temps l'éloge de figures historiques qui ont fait la même chose dans le passé, qui ont commis des massacres de masse, détruit des terres, pulvérisé des lieux de culte et violé des femmes, tout simplement parce qu’ils ont manifestement agi au nom de l’islam. On ne peut reprocher aux talibans de suivre leur exemple ; on ne peut reprocher aux talibans d’utiliser la violence pour asseoir leur suprématie religieuse, comme les musulmans le font depuis des siècles ; on ne peut blâmer les talibans pour la lâcheté qui empêche d’appeler un chat un chat même s’il botte notre postérieur depuis des siècles.
L’existence de groupes tels que le Tehreek-e-Taliban-Pakistan et le Lashkar-e-Jhangvi est attribuable au fait que l’islam traverse encore l’Âge sombre tandis que les autres religions sont passées par la Réforme, aboutissant à une Renaissance collective – il y a de cela 500 ans. Aucune religion dans sa forme brute ne peut fonctionner à notre époque. Au lieu d’emprunter la voie de la facilité consistant à mépriser ceux qui suivent les enseignements de l’islam dans leur forme brute, l’approche logique serait d’accepter la vérité.
Ceux qui voient l’islam comme l’autorité suprême ne peuvent reprocher à Zia-ul-Haq d’avoir mis en œuvre les lois de la charia ; ils n’ont pas de raisons d’attaquer Mumtaz Qadri [l'assassin du gouverneur du Pendjab opposé à la loi sur le blasphème] ou de se désoler de la mort de Salman Taseer qui s’était clairement prononcé contre la loi sur le blasphème ; ils n’ont aucune raison de voir le Dr Abedul Salaam comme un trésor national pour son appartenance à une secte qui contredit clairement les enseignements de l’islam. Et oui, ils n’ont aucune raison de blâmer les talibans.
Il est temps que nos « penseurs » cessent d’emprunter la voie de la facilité et choisissent leur camp. Soit vous suivez l’islam authentique, soit vous êtes incroyant. Les talibans ont choisi leur camp. Et vous ?
Source : "Don’t blame the Taliban," par Kunwar Khuldune Shahid, Pakistan Today, 12 octobre 2012. Extrait traduit par Poste de veille

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Bonjour à tous,
Cette analyse est absolument pertinente. A part que l'Islam n'avancera jamais, car c'est le Coran qui est le problème de fond. Effectivement la vérité est là. Les Talebs, étudiants en Coran, font tout simplement ce que le Coran prescrit, aussi étrange et délirant que cela puisse sembler être au premier abord, ils appliquent à la lettre la religion qui prône le mal de notre point de vue, c'est aussi le point de vue de la majorité des habitants de la planète. Mais du point de vue du Coran, Ce que font les taliban, c’est le bien.
Récemment, j'ai eu un échange oral vif avec un Officier de Renseignement Français au sujet du terroriste Merah qui avait exécuté des petits enfants juifs dans une école de Toulouse. Cet Officier Français me disait que beaucoup de petits délinquants d'origine Magrébine Arabe en France approuvaient cet acte ignoble. Ce n’est pas un secret, et l’information a été reprise d’ailleurs dans le journal le Canard Enchaîné. Les délinquants Magrébin approuvaient que l'on puisse aller dans une école et tirer une balle de pistolet dans la tête d'un petit garçon de 2 ans et d'une petite fille, au nom d'Allah l'Omniscient et l'omnipotent. Merah est un héro pour eux. Qui plus est, cet officier avait constaté que les religieux musulmans de France recherchaient dans les aHadiths et des textes autres que le Coran, une prescription remettant en cause un tel crime. La vivacité de l’échange provenait du fait que de mon point de vue, étant donné que dans le Coran il est stipulé que lorsque l’on tue quelqu’un dans le cadre d’une guerre religieuse, ce n’est pas vous qui tuez, c’est Allah, le criminel Merah avait agit pieusement dans la logique du Coran. Je constatais également avec stupeur au cours de cet échange que Le Coran était perçu comme secondaire, par l’officier Français. Ce fait confirme ce que je savais déjà : Beaucoup d’intellectuels et politiciens Français, mais je pense cela ne concerne pas que les politiciens et intellectuels Français, censés être spécialisés sur les questions relatives à l’Islam, n’ont en fait jamais lu les 114 Sourates et les centaines de versets associés à chaque Sourates. Je pense que c’est le vrai problème, pour des raisons de facilités, ou de propagandes, ou de craintes, c’est l’omerta. Peu d’intellectuel ont lu le Coran et notamment les pires versets du Coran. Car si les intellectuels et les politiciens honnêtes avaient lu Le Coran, Le coran serait tout simplement interdit dans nos civilisations pour les motifs légitimes d’apologie de crimes de guerres, d’apologie de crimes contre l’humanité, d’apologie du vol, apologie d‘actes de mutilations, etc …
AK74
Rédigé par : AK74 | 15/10/2012 à 06:02
Merci Poste de Veille pour la traduction de cet article.
L'auteur a entièrement raison sur toute la ligne.
Les musulmans qui dénoncent les talibans doivent avoir le courage de dénoncer l'islam.
Rédigé par : mona | 15/10/2012 à 08:25
Un défi honnête? Cela ne cadre pas avec l'islam, takya oblige.
Rédigé par : lorraine | 15/10/2012 à 08:37
Enfin, des propos clairs ! Tout est dit. Bravo à ce chroniqueur!
Quand j'entends susurrer que l'islam est une religion de paix et d'amour je me sens devenir plus furieux que le Roland de la littérature.....
Vite, un Luther parmi la oumma! Ça urge!
Rédigé par : Jacques | 15/10/2012 à 10:15
Cet article révèle le problème que les musulmans soi -disant laicques ont peur ,c'est - à - dire de réformez certains principes islamiques .
Rédigé par : maxime joseph | 15/10/2012 à 12:19
oui le Coran est mauvais et l'Islam en est le mauvais fruit. Il faut en effet lire le Coran ou du moins savoir ce qui le sous-tend : la violence, l'appel au meurtre des juifs, de chrétiens, des athées. la guerre sainte est le 6e pillier de cette "secte". si le Coran ordonne quelque chose, il est normal que les musulmans y adhèrent.
si un musulman va jusqu'au bout de la logique du Coran, il devient un terroriste. si un chrétien va jusqu'au bout de la logique de l'Evangile, il devient un saint.
Rédigé par : gloire à Dieu | 15/10/2012 à 16:15
Lorsque je note des musulmanes arbhorant le hijab et voulant l'émancipation des femmes dans ce monde moderne dénotent un dépourvus de sens . Et pourtant !...
Rédigé par : maxime joseph | 15/10/2012 à 17:33