Plus tôt ce mois-ci, l'Assemblée générale de l'ONU a élu le Soudan à l'un de ses organismes phares en matière de droits humains, le Conseil économique et social. Le Soudan a inexplicablement reçu le vote de 176 pays sur 193. Or le président soudanais el-Bechir fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
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Les attaques contre les journalistes et les militants des droits humains semblent s'être intensifiées récemment au Soudan comme en témoigne l'enlèvement et la torture atroce d'une femme journaliste soudanaise par le tristement célèbre Service national du renseignement et de la sécurité du Soudan.
Sumaya Ismail Hundosa, 34 ans, a été enlevée près de sa
maison le 29 octobre 2012 et
retrouvée cinq jours plus tard dans un fossé boueux dans une région isolée de
Khartoum.
La journaliste a été torturée pour avoir écrit des articles critiquant le président soudanais Omar el-Béchir. Elle a été sévèrement battue jusqu'à perdre conscience, sa tête a été rasée parce que sa chevelure « appartient aux Arabes », et son corps a été marqué au fer à plusieurs endroits. Ses ravisseurs lui ont lancé des injures racistes, y compris « pute » et « esclave », parce qu’elle est originaire du Darfour, une région de l’ouest du Soudan en proie à un grave conflit depuis une dizaine d’années. [ ]
Après son supplice horrible, Sumaya a immédiatement quitté le Soudan pour l’Égypte, craignant pour sa vie. Elle a décrit son calvaire en détail dans un témoignage vidéo de 27 minutes posté sur YouTube [arabe]. … Elle a également publié une Lettre ouverte au Président Omar el-Bashir [arabe], largement diffusée en ligne, dans laquelle elle le rend responsable de traduire ses bourreaux en justice et de veiller à ce que plus personne ne puisse commettre de telles atrocités en toute impunité à l’avenir.
Source : Tortured Sudanese Female Journalist Speaks Up, Global Voices, 29 novembre 2012. Extrait traduit par Poste de veille

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