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03/12/2012

Commentaires

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grandpas

Cher Helios que dire, si ce n'est pourquoi nos médias et politiques occidentaux n'ont pas votre clairvoyance.

Jeanne Bertin

Les médias sont de purs marxistes culturels : selon eux on dirige la plèbe avec du pain et des jeux, comme si les peuples n'avaient aucune motivation transcendante.
Les Frères Musulmans ont la même vision que ces marxistes, ils mettent le fait religieux au service de la politique.
Ils détestent la spiritualité et le patriotisme qu'ils considèrent comme un méprisable culte des ancêtres gênant sur le chemin ténébreux du Nouvel Ordre Mondial.

luxide

Oui l'islam est le problème, la maladie mentale inculquée dès l'enfance, le cancer le plus mortel qui soit ... et nos sociétés occidentales se laissent infecter et gangrener par cette maladie mortelle, criminelle, par ceux qui devraient nous en protéger : les politiques, les journalistes, les abrutis de gauche (en général), les crétins aveugles muticulti, et les éternels compassionnels de tout sauf de leur voisin et de leur civilisation

fille écoeuré

Voila qui est très intressant!

laetitia

Très éclairant; avec un souffle d'espoir plus que bienvenu alors que les occidentaux, USA inclus, ont lâchement fermé les yeux devant la falsification des "révolutions".Je salue le courage et la capacité d'espérance de tous ceux qui dans ces pays ne se laissent pas intimider par la pieuvre islamique et qui luttent pour la dignité humaine alors même qu'ils manquent de pain et de soins.Que ce soit en Egypte, en Tunisie etc...où il n'y a pas la satanée "richesse dans la paresse" comme dans les monarchies arabes pétrolières, les islamistes finiront par perdre non seulement parce que l'obscurantisme n'est pas viable, mais par leur incompétence foncière à nourrir, éduquer,protéger, d'immenses peuples qu'ils voudraient domestiquer.Il faudrait que cet article soit traduit et diffusé dans les médias européens et américains. Tant de gens ne savent pas et ne cherchent pas à savoir ce qui arrive en vérité.

Phil


Hélios affirme:

«Dans une société à majorité islamique l’islam politique est un facteur de division, telle est la leçon pratique que des millions d’égyptiens ont tirée de leur expérience avec les frères musulmans; c’est pourquoi ils aspirent à un régime politique moderne où leurs droits et leur dignité seront protégés, un régime inclusif...»

Cette affirmation est difficilement validée par un sondage très crédible effectué en Égypte par Pew Research en 2010 dont la marge d'erreur esr de 4%:

85% des Égyptiens de confession musulmane croient que l'islam et la politique vont ensemble ( élément positif)

2% seulement pensent le contraire

82 % des Égyptiens de confession musulmane sont d'accord avec la lapidation lorsqu'il y a adultère

84 % des Égyptiens de confession musulmane sont en faveur de la peine de mort lorsqu'un musulman renonce à l'islam ( apostasie)

77% sont en faveur des châtiments corporels pour le délit de vol ( fouetter et couper une main)

http://www.pewglobal.org/files/2010/12/Pew-Global-Attitudes-Muslim-Report-FINAL-December-2-2010.pdf

xtemps

Dans l'histoire de l'humanité aucune dictature peut tenir contre les peuples,même l'Islam sombrera et mourra car l'Islam est déjà mort depuis longtemps,nous pouvons mentir aux autres mais pas à soi même,vouloir jouer aux morts vivants musulmans fatigues les peuples,chassé le réel et il revient au galop,Islamic hatred out.

Hélios d'Alexandrie

@ Phil,

Tout d'abord merci pour votre commentaire, les arguments que vous avancez sont pertinents, je me propose d'y répondre.

Les statistiques que vous citez sont une chose et la réalité en est une autre. Il y a en Égypte pas moins de quatre millions d'enfants des rues de pères et de mères inconnus, tous ou presque le fruit de ce qu'il convient d'appeler l'adultère. Or l'Égypte n'a été le théâtre d'aucune lapidation durant les deux derniers siècles. Les crimes d'honneur par contre sont légion. Comment expliquer ce paradoxe? Les crimes d'honneur sont un phénomène rural, là où la société est tissée serré et où tout le monde connait tout le monde. Les viols, les rapports sexuels hors mariage, les enfants illégitimes, la prostitution etc. sont un phénomène urbain. Or de plus en plus de gens vivent dans les villes et quittent la campagne, certaines villes comme le Caire et Alexandrie sont devenues des mégapoles et leur expansion s'effectue sans planification et bien souvent en l'absence totale d'infrastructures et de services: rues, égouts, eau courante, électricité, écoles, transports publics etc.

Dans ces milieux où la misère côtoie le sordide, les gens s'installent et se débrouillent comme ils peuvent, le type de société qui émerge de ces groupes humains est, on peut le deviner, très différent de la société égyptienne traditionnelle. Ces laissés pour compte sont plusieurs millions et leur nombre augmente inexorablement. Une chose est sûre ils ne figurent dans aucune statistique, et très peu d'entre eux (ils sont payés pour voter du bon bord) se retrouvent sur les listes électorales. Autrement comment expliquer qu'un pays qui compte 90 millions d'habitants puisse élire son président avec 12 millions de voix seulement dont moins d'un million de voix de majorité!

Le sondage de Pew Research dont la méthodologie est en apparence rigoureuse n'a pas posé les bonnes questions, le questionnaire a été conçu de telle sorte que les gens n'avaient d'autre choix que donner la "bonne réponse". Il faut comprendre qu'en Égypte tout le monde veut apparaître vertueux, donc tout le monde est 100% pour l'islam, il est impensable pour la plupart des sondés de répondre autrement. Les islamistes le savent c'est pourquoi ils ne se gênent pas pour accuser les laïcs et les libéraux d'apostasie.

Les sondeurs auraient donc été plus avisés de poser les questions différemment ou bien d'en ajouter d'autres qui aideraient à nuancer les premières comme par exemple: "Seriez-vous d'accord pour qu'un gouvernement selon la charia reste au pouvoir indéfiniment même s'il s'avère incompétent?" Autre question: "Seriez-vous disposé à voter pour un parti non-religieux pour remplacer un gouvernement selon la charia qui n'a pas tenu ses promesses?" Autre question; "êtes-vous d'accord avec l'idée de voter pour le parti qui vous semble le meilleur même s'il n'est pas religieux?"

Et pour ce qui est de la lapidation les questions complémentaires pourraient être les suivantes:" S'ils vous arrive de commettre l'adultère accepteriez-vous d'être puni par la lapidation?" Et cette autre question: "Seriez-vous prêt à lapider un ami qui vous est cher mais qui a commis un adultère?"

Et pour ce qui est de la peine de mort en cas d'apostasie les questions complémentaires pourraient être celles-ci: "S'il vous arrive de cesser d'être musulman ou si vous changez de religion seriez-vous d'accord pour qu'on vous tue?" et/ou: "Si votre frère ou votre sœur ou votre ami(e) abandonne l'islam, seriez-vous d'accord pour qu'on le (la) condamne à mort?"

Le même type de questions complémentaires est à poser dans le cas des châtiments corporels.

Au Québec, il n'y a pas si longtemps les gens chantaient: "Tout le monde veut aller au ciel, mais... personne ne veut mourir". En Égypte c'est un peu la même chose: "Tout le monde veut la charia, mais... personne n'aimerait être lapidé ou amputé d'une main" d'autant plus que les égyptiens volent et forniquent à la première occasion.

Ceci dit il existe des musulmans pieux mais sans fanatisme ni haine (ils sont tout de même assez nombreux en Égypte), s'il leur arrive de visiter ou d'émigrer dans un pays occidental, ils sont habituellement touchés pour ne pas dire très impressionnés par le respect et la considération qu'obtiennent les citoyens, même les plus démunis. C'est ce qui fait dire à certains de ces visiteurs ou immigrants: "j'ai trouvé en Amérique (ou en Europe) le vrai islam mais pas de musulmans!" Entendre par là qu'ils ont fait l'expérience de ce qu'ils considèrent comme étant l'idéal en fait de rapports sociaux ou de comportement humain. Certains vont jusqu'à se questionner sur les raisons qui font qu'Allah a décidé de privilégier à ce point les peuples incroyants.

On peut bien arguer et avec raison que ces gens ne pratiquent pas le véritable islam, sauf que pour eux, la religion qu'ils pratiquent c'est le vrai islam. Ce sont ces gens qui se révoltent contre les frères musulmans qui eux mettent en pratique le véritable islam, celui qui nous est, hélas si familier.

Hélios d'Alexandrie

mona

Très bon commentaire Hélios.Tout à fait vrai.

Fathis

Excellent article encore une fois !
Merci et continue de nous informer de la sorte.
J'aime te lire !

Un apostat...

Hélios d'Alexandrie

Je tiens à remercier les lecteurs pour leurs commentaires éclairants qui ajoutent de la vie à mes chroniques. Je voudrais leur apporter un complément d'information.

Le sang a coulé en Égypte, plus de cinq morts tués par les milices des frères musulmans, dont un journaliste. Les opposants de leur côté ont pris les choses en main et n'ont pas l'intention de se laisser intimider. Le fait est que l'attaque des milices contre les opposants qui campaient devant le palais présidentiel s'est passée au moment où l'adjoint du président avait réuni les journalistes en conférence de presse pour leur déclarer qu'il lui sera difficile de blâmer les gens qui voudront protéger la "légitimité" issue des urnes. Pendant qu'il parlait ainsi les milices agressaient les opposants désarmés avec des armes blanches des gourdins et des armes à feu. Les journalistes réunis dans le palais ne se doutaient de rien et ce n'est que plus tard quand ils sont sortis qu'ils ont constaté que la place a été transformée en champ de bataille.

La police a décidé de ne pas faire le sale travail, on peut comprendre ses cadres qui craignent d'être accusés de violence et de servir de boucs émissaires. C'est la raison pour laquelle les milices des frères ont été mises à contribution. On dit que ces milices sont dirigés par Khayrat el Shater, c'est lui qui tire les ficelles et qui dit à Morsi quoi faire.

On a de plus en plus l'impression d'être dans une course contre la montre, l'échéance référendaire est dans une semaine, et les islamistes ont hâte de mettre les opposants devant le fait accompli d'un référendum bidon qu'ils croient pouvoir truquer en leur faveur.

Obama aura de plus en plus de peine à justifier son attitude. La foule des opposants est de plus en plus impressionnante, les frères musulmans font preuve de violence, la situation semble se dégrader à tous les jours pour ne pas dire à toutes les heures. L'appui que les USA accordent jusqu'à présent à Morsi risque de s'effriter, surtout si la révolution continue de monter en puissance menaçant le règne de Morsi. Le fait est que ce n'est pas Morsi qui est aux commandes mais ses supérieurs à la tête de l'organisation, c'est avec eux que les américains devraient discuter. Si le plateau de la balance devait pencher en faveur des révolutionnaires, Obama n'aura d'autres choix que voler au secours de la victoire, faire autrement compromettrait la capacité des USA d'influencer la politique en Égypte. Mais même si les frères musulmans réussissaient à se rendre au référendum et à le "gagner", Obama aura du mal à passer l'éponge sur leurs forfaits et à faire comme si de rien n'était.

Les médias américains sont biaisés en faveur des frères musulmans et pas seulement les médias de gauche. Mais ces médias ne pourront pas continuer à les exonérer de tout blâme sans finir par se discréditer. Les images parlent, les centaines de milliers de manifestants, hommes femmes, jeunes vieux, de toutes les classes sociales, de tous les partis et de toutes les régions, forment un contraste frappant avec les partisans des frères musulmans, tous des hommes dans la vingtaine ou la trentaine, plus ou moins barbus conduits par des leaders à qui ils obéissent au doigt et à l'œil.

Les manifestants le savent qui sont résolus à gagner la bataille médiatique. D'ores et déjà les frères musulmans ont laissé tomber la bataille médiatique pour la bataille de rue, celle où ils croient détenir l'avantage. Au diable leur image en occident, le fait accompli ils l'imposeront à tous et l'occident dans sa lâcheté fermera les yeux et dira Amen. Mais ils risquent de se tromper dans leur calcul car le peuple égyptien est décidé à ne plus se laisser asservir, sa liberté il est bien décidé à la protéger quel qu'en soit le prix.

Hélios d'Alexandrie

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