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13/06/2013

Commentaires

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mona

T'es où Dieu quand j'en arrache,c'est ou que tu te terres
quand c'est la guerre.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=0dtzr7vcDcE

chris

j'adore l'Egypte mais là!!!! ils y vont trop fort je trouve!!!!

croire en Dieu est un acte personnel qu'il faut respecter non imposer

Et oui ou est Dieu par le monde??? 90% des guerres sont faites en son nom 10% pour le fric
Satan est "le mauvais" et pourtant par ces actes sanglants c'est lui qui règne alors dites-moi ... qui priez-vous, inconsciemment vous laissez gagner satan avec tous ces bains de sang
courage

zarmagh

Dieu est mort

Il y a des millions d'années
Quand le diable n'était pas né
Tous les hommes étaient immortels.
Mais l'un d'entre eux, qui était plus fort
L'un d'entre eux inventa la mort.

Ce fut une révolution.
Jusque-là, les filles étaient belles.
On ne se battait pas pour elles
Jusque-là, les hommes étaient forts
Mais l'un d'entre eux qui était plus forts,
L'un d'entre eux inventa la mort.

Et l'on vit les cheveux blanchir,
Et l'on vit les dos se courber,
Et l'on vit la vie s'envoler
Des cœoeurs, des âmes et des corps,
Mais l'un d'entre eux qui était plus forts,
L'un d'entre eux inventa la mort.

Alors lui, le petit malin
Devint le Dieu, le souverain.
Il régnait comme un vrai tyran
Sur la pluie et sur le beau temps,
Sur la pluie et sur le vent du Nord.
Il avait inventé la mort

Il avait inventé l'enfer,
Les voleurs et les assassins,
La pneumonie et le cancer
La guerre et les conquistadors.
Il était vraiment le plus fort.
Il avait inventé la mort

Il restait quand même l'amour.
Pour les hommes, c'était l'opium.
Ils s'aimaient tant qu'ils le pouvaient
Puis un jour ils se détestaient
Et l'amour devenait la mort

Ils mouraient de n'importe quoi,
De misère, d'un bobo au doigt
En marchant, volant ou nageant
Dans un lit, dans un guet-apens.
Ils étaient condamnés à mort

Pour se concilier les faveurs
De l'impitoyable seigneur
On brûla quelques inventeurs
Des poètes et que sais-je encore,
Mais la mort demeurait la mort

De l'encens, des cierges et des fleurs
Pour fair' plaisir à leur Seigneur
Des Credo, des Confiteor
Des Pater et que sais-je encore,
Mais la mort demeurait la mort

Alors les hommes se sont dit :
"Que peut-on attendre de lui ?
Il faudra travailler longtemps,
Peut-être pendant cent mille ans,
Peut-être plus longtemps encore. "

Alors les hommes
Ont pris un coeur qui ne battait plus
Et puis
Lui ont redonné la vie que l'on croyait perdue.
Les hommes
Ont visité les planètes une à une.
D'abord
La vieille Lune et Mars et Jupiter et Neptune.
Les hommes
Se sont envolés droit vers les étoiles
Et puis
Sont revenus tout raconter dans leurs cathédrales.
Les hommes,
Après avoir longtemps, longtemps cherché,
Enfin
Ont découvert le secret de
l’immortalité.

Fous de joie d'avoir découvert
Le grand secret de l'Univers,
Ils ont mis leurs plus beaux habits
Et sont partis vers celui qui
Leur avait inventé la mort
Ils avaient vraiment bonne mine
Là-haut dans leurs super machines,
Mais en arrivant au Palais
Ils avaient les mains qui tremblaient
Et le coeur qui battait très fort

Une grande porte s'ouvrit
Et puis d'autres à l'infini.
Ils suivirent de longs couloirs
Un huissier en costume noir
Leur dit : "Messieurs vous venez tard, vous venez tard.
Depuis ce matin à l'aurore
Dieu est mort."

Gilbert Becaud

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