Ce n'est pas un cas unique. Au Sri Lanka, 40 dépouilles de domestiques sont rapatriées chaque mois du Moyen-Orient. Madagascar a récemment rapatrié à ses frais 86 domestiques maltraitées au Liban. En Indonésie, des citoyens ont protesté contre la torture infligée à une jeune femme employée par une famille saoudienne, et accusé ce pays de crimes contre l'humanité.
Dans l'islam, l'esclavage des infidèles n'est pas interdit.

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Des centaines de femmes népalaises qui émigrent vers les pays arabes à la recherche de meilleurs emplois et salaires, sont portées disparues.
Selon leurs maris et leurs familles, elles sont victimes de prostitution et d'esclavage. Celles qui ont réussi à rentrer montrent des signes d'épuisement physique, des blessures et des dommages psychologiques, et elles sont souvent infectées par le sida. Pour résoudre cette situation tragique, le gouvernement du Népal veut bloquer les migrations vers l'Irak, le Koweït et l'Afghanistan, où la plupart des cas ont été signalés. En 2010, 242 femmes ont émigré pour travailler, et on n’a plus jamais entendu parler d’elles.
Devi Lal Sunar, du village de Sanoshree (district de Bardia), n'a pas eu de nouvelles de sa femme Shanti en trois ans et il est inquiet pour sa sécurité. «Il y a dix ans, un voisin a convaincu ma femme de partir pour le Koweït, et il l’a aidée à s’y rendre en traversant l’Inde». Devi a dit que la dernière communication avec sa femme Shanti remonte à trois ans. Au téléphone, elle s'est plainte que le propriétaire ne lui permettait pas de s’en aller, qu'il l’avait torturée et battue quand elle avait tenté d’appeler à la maison et qu’il ne lui versait aucun salaire. «J’ai appelé plusieurs fois au Koweït, dit Devi. Une voix avec un accent indien répond chaque fois, et refuse de me laisser parler à ma femme.» L'homme affirme avoir tout fait pour ramener sa femme, et ces dernières années il a vendu la plupart de ses biens et n'a plus d'argent pour nourrir ses deux enfants.
Lila Thapa, une femme de 35 ans, est récemment rentrée dans son village de Katarn (Bardia), après sept années de travail comme domestique au Koweït. «Travailler dans les pays arabes est très risqué et difficile, dit-elle. Les cas d'abus et d'exploitation sont monnaie courante.» Elle a ajouté qu’elle n'avait jamais été abusée sexuellement, mais affirme avoir été exploitée et mal payée pendant toute la durée de son séjour au Koweït.
Selon Maiti Nepal, une association qui lutte contre la traite des femmes, les cas de disparition sont en hausse constante. En huit ans, le nombre de disparitions est passé de trois (2002) à 242 (2010). La hausse est principalement due à l'augmentation des migrations vers les pays arabes qui attirent les femmes de 25 à 35 ans pour des emplois d’infirmières, d'aides ménagères et de soignantes. Beaucoup d’entre elles sont toutefois vendues comme prostituées dans des bordels ou sont employées comme domestiques-esclaves dans des maisons privées et victimes d'abus constants par leur employeur.
Source : Nepali women victims of prostitution and slavery in Arab countries, Asia News, 9 juin 2011. Traduction par Poste de veille
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