Une crise secoue l'ONG Droits et Démocratie (D&D). Ci-dessous, une lettre de 7 membres du conseil d'administration publiée dans Le Devoir du 22 janvier.
Droits et Démocratie (le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique) est un organisme non partisan investi d'un mandat international et qui a été créé en 1988 par le Parlement canadien pour encourager et appuyer les valeurs universelles des droits humains et promouvoir les institutions et pratiques démocratiques partout dans le monde.
Ezra Levant parle du scandale qui agite D&D sur son blogue, et j'en reprends des extraits.
Les contribuables canadiens versent 11 millions de dollars annuellement à D&D, dont les administrateurs sont nommés par le fédéral. Le scandale, c’est que plusieurs nouveaux membres du conseil d'administration ont découvert que des employés avaient octroyé des milliers de dollars à des extrémistes, dont un montant de 10 mille dollars à Al Haq, une organisation dirigée par un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une entité terroriste.(Voir le site de Sécurité publique Canada)
Si vous ne connaissez pas le FPLP, voici un extrait de la description de certaines de ses activités dans un rapport d’Amnesty International :
Le FPLP a revendiqué d'autres attaques, parmi lesquelles figure un attentat suicide dans une pizzeria de Karnei Shomron, Israël, le 16 février 2002, qui a entraîné la mort de trois civils : Keren Shatzki, quatorze ans, Rachel Theler, seize ans, et Nehemia Amar.
Un membre du groupe terroriste FPLP est-il réellement intéressé dans les “droits” et la “démocratie” ? La plupart des Canadiens aimeraient que le conseil d’administration pose la question.
Ezra Levant reproduit aussi une lettre de David Matas, avocat spécialisé dans les droits de la personne, candidat du Parti libéral à deux reprises, et membre du conseil d’administration de D&D de 1997-2003. Dans sa lettre, Me Matas analyse la situation de D&D. Si vous lisez l'anglais, parcourez sa lettre. Les cheveux vous en dresseront sur la tête.
Espérons que le conseil d'administration fera le ménage complet de cette ONG qui connaît des dérives effarantes, sans se soucier des ridicules accusations de "harcèlement" lancées par le personnel à qui l'on demande simplement de rendre compte de l'utilisation de fonds publics. À défaut, il faudra démanteler cette ONG.
Lire aussi :
Canada : Les fonds alloués par l'ACDI à des partisans du Hezbollah et du Hamas seront coupés
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Engagé pour la responsabilisation et la surveillance
Récemment, Droits et Démocratie a fait l'objet de plusieurs articles dans les médias. Nous souhaitons y apporter quelques corrections et un nouvel éclairage.
Comme l'a beaucoup mentionné la presse, certains membres du conseil d'administration ont reçu une lettre prétendument signée à l'unanimité par tous les membres du personnel de Droits et Démocratie, qui réclamait la démission de ces membres. Cette prétention à l'unanimité est suspecte parce que des membres inquiets du personnel, qui n'ont ni vu ni signé une telle lettre, ont également communiqué avec nous.
Malheureusement, il semble que certains directeurs imposent une pression indue aux employés qui relèvent d'eux. L'enjeu central est le rôle fiduciaire du conseil d'administration de Droits et Démocratie afin d'assurer une obligation de rendre des comptes concernant la manière dont sont dépensés les fonds des contribuables, ici au Canada et à l'étranger.
À notre grande tristesse, la controverse n'est pas un sujet nouveau pour cet organisme. En 2007, longtemps avant l'implication au sein du groupe de la plupart des membres actuels du conseil d'administration, le Bureau de l'inspecteur général du ministère des Affaires étrangères a conclu que Droits et Démocratie devait se montrer plus transparent et imposer des contrôles financiers internes plus rigoureux et une responsabilisation plus importante. Même en 1998, le conseil d'administration a agi pour mettre fin au programme de Droits et Démocratie au Moyen-Orient parce qu'il générait précisément le genre de problèmes que nous vivons actuellement.
La responsabilisation et la surveillance ont été le sujet principal de nos dernières réunions. [...] Les décisions en matière de dépenses doivent être entièrement justifiées et sembler équitables et raisonnables aux yeux du public canadien.
Le conseil d'administration a pris très au sérieux plusieurs décisions non autorisées prises par le personnel de dépenser les fonds des
contribuables à des fins que la plupart des contribuables et des
dirigeants politiques considéreraient comme épouvantables.
Le conseil d'administration a pris très au sérieux plusieurs décisions non autorisées prises par le personnel de dépenser les fonds des contribuables à des fins que la plupart des contribuables et des dirigeants politiques considéreraient comme épouvantables. Certaines de ces sommes d'argent étaient importantes, d'autres ne l'étaient pas. Les montants en cause sont moins importants que le manque de jugement et de responsabilisation dont le personnel a fait preuve dans l'approbation de certaines subventions.
Par exemple, en février 2009, trois organismes douteux ont reçu des subventions provenant de fonds discrétionnaires qui sont assujettis à peu de supervision de la part du conseil d'administration, voire à aucune. Ces organismes étaient Al Haq, dont le siège est en Cisjordanie, Al Mazan, dont le siège est à Gaza, et BT'selem, dont le siège est en Israël. Chacun de ces organismes a reçu 10 000 $.
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