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La charte des droits n'est pas un pacte de suicide
Les vues de Mme Gagnon sont celles de l’idéologie multiculturaliste, un nihilisme pour qui la charte des droits appelle à tolérer tout et son contraire. Tarek Fatah, de son côté, fait appel aux valeurs fondatrices du Québec et du reste du Canada. Il rappelle que ces valeurs ne sont pas tombées du ciel ; elles nous sont venues de France et d’Angleterre. À ceux qui reprochent l’imposition de ces valeurs comme modèle assimilationniste, Mr Fatah répond que c’est encore bien pire d’importer les valeurs misogynes des monarchies et théocraties tribales telles qu’elles sont institutionnalisées en Arabie saoudite et en Iran. En fait, Mr Fatah fait appel à l’affirmation sans complexe des valeurs occidentales, qui ont vocation universelle, et au rejet du multiculturalisme. Il a bien raison.
Mr Fatah a le mérite de poser les véritables termes du débat autour des accommodements et du multiculturalisme. Par opposition, le gouvernement Charest, qui présente le projet de loi 94 sur les balises aux accommodements dans l’Administration publique comme un « acte fondateur », nous propose le statu quo, alors qu’un débat de fond et un changement de cap s’imposent.
Les chartes des droits ont été adoptées il y a plus de 25 ans, et force est de constater qu’elles ont mal vieilli et qu’on ne peut pas définir notre identité comme nation en fonction de ces instruments. Les chartes sont devenues des outils de revendications sans fin par des minorités activistes, et la majorité est aujourd'hui perçue comme naturellement de mauvaise foi et tyrannique. Elles sont des facteurs de division et de conflits ; les groupes minoritaires sont placés dans des rapports de forces entre eux et contre la majorité, engagés dans une quête sans fin de revendications de « droits ». Les chartes font de nous des sociétés de surconsommateurs de « droits », dont celui de ne pas s’intégrer et de rejeter la culture occidentale. Les religions et convictions deviennent des prétextes à exprimer n’importe quoi dans le langage d’un droit fondamental, jusqu'aux demandes les plus absurdes et abjectes qui devraient pourtant relever de la simple liberté privée. Il en résulte que la société se trouve contrainte d’accommoder ces demandes même si elles heurtent de plein fouet nos valeurs structurantes. Ce flot nihiliste de « droits » renforce l’individualisme, sape les fondements des chartes, et encourage les individus à se préoccuper uniquement de maximiser leurs intérêts. Le résultat est absolument effarant.
Il faut changer de cap, et radicalement. Le Québec a besoin de réaffirmer son identité comme nation appartenant à la civilisation occidentale, dont les racines sont gréco-romaines, judéo-chrétiennes et marquées par les Lumières. Point à la ligne. Les chartes des droits sont interprétées d’une manière qui conduit à renier ces valeurs. Il faut prendre les décisions politiques qui s’imposent. Le droit n’a pas pour mission de définir l’identité d’une nation et d’être un germe de bouleversements.

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Les chartes devraient être rebaptisées:
Charte des devoirs et des responsabilités.
Rédigé par : citoyenne | 31/03/2010 à 20:39
Qui lit la Presse??
Quand je lis ce quotidien (ce qui m'arrive très rarement) j'ai l'impression d'avoir entre les mains un organe de propagande pas très subtil du Parti du Politiquement Correct. C'est grotesque.
Rédigé par : Michel | 02/04/2010 à 10:03