Necla Kelek est une sociologue allemande d’origine turque arrivée en Allemagne à l’âge de 8 ans avec sa famille musulmane. Ci-dessous, le discours qu’elle a prononcé lorsqu’elle a reçu le Prix de la liberté de la Fondation Friedrich Naumann le 9 novembre 2010.
Sa dénonciation du problème de la «société parallèle» des musulmans en Allemagne, et sa critique de l’islam lui ont valu d’être attaquée par la clique des multiculturalistes. Sa réplique a été tellement convaincante que l’opinion publique s’est rangée de son côté.
«La liberté de penser a disparu sous le tapis de prière » - Necla Kelek
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«L’amour est la chose la plus importante dans la vie, mais la liberté est encore plus importante» disait un poète oublié. Alors, parlons de liberté, car j’ai l’impression que nous devons libérer ce concept de définitions aléatoires et de la récupération par les populistes.
Tout d’abord, j’aimerais parler de la liberté des femmes. Il y a cinq ans, j’ai publié un rapport tiré de mes observations sur la vie des femmes turques en Allemagne : Die fremde Braut (La fiancée importée) afin d’attirer l’attention sur le sort de ces épouses importées, sur ces femmes et ces filles mariées sous l’ordre patriarcal, pour des raisons religieuses, et amenées en Allemagne pour vivre pratiquement une forme d’apartheid et d’esclavage dans une société parallèle.
Ce rapport a connu un retentissement énorme, ainsi que d’autres évènements, et a suscité une controverse fondamentale sur l’intégration et l’islam. Je suis reconnaissante aux médias d’avoir rendu ce débat possible, et en particulier à Alice Schwarzer du magazine Emma, qui a défendu – avant les autres médias et de façon plus soutenue- ce sujet maintenu tabou par les politiciens et les faiseurs d’opinion. Alice est notre Abla, notre grande sœur du mouvement contre l’oppression des femmes, et elle m’a appris à ne jamais perdre de vue le point central : la situation des femmes et les droits humains. Je n’ai jamais été une victime, je n’ai pas été affectée personnellement par cette répression, ni dans la publication de mon rapport, ni dans mes recherches, mais j’étais toujours consciente du sujet et je m’y tenais.
Je n’ai pas eu un destin spécial, ma vie ressemble à celle de beaucoup d’autres. Je sers parfois d’exemple, tout comme le grand sociologue Richard Sennett qui a décrit, par ses exemples vécus, les effets de la modernité sur l’individu. L’attention des médias a permis que la loi pour interdire les mariages forcés, demandée depuis des années, devienne enfin une réalité. C’est plus qu’un acte symbolique. C’est la condamnation d’une pratique inique, où des milliers de «cas isolés» de jeunes gens étaient mariés contre leur gré. Nous ferons appliquer cette loi et nous allons préparer des lignes de téléphone d’urgence et des mesures de soutien appropriées, pour qu’elle devienne un véritable instrument de libération.
L’interdiction du mariage forcé, l’imposition de l’âge minimal de 18 ans et la maîtrise de 300 mots d’allemand pour la réunification de la famille, ainsi que l’analyse du système patriarcal, des traditions et des légitimations religieuses rencontrent encore une très forte résistance chez les Turcs, les organisations islamiques, les chercheurs de l’immigration et beaucoup de politiciens. Même encore maintenant, ils m’accusent de diffamer l’islam et les Turcs seulement parce que je parle d’un sujet considéré comme tabou dans ces communautés, parce que, non seulement j’essaie de comprendre et d’aider, mais je veux également éveiller les esprits et changer les choses. Malgré toutes ces critiques, le nombre de fiancées importées a diminué de deux tiers ces dernières années parce que cela est devenu plus difficile d’importer une fiancée en Allemagne. Ainsi grâce à une simple mesure légale, des dizaines de milliers de jeunes hommes et de jeunes femmes peuvent avoir la chance de décider de leur propre vie.
De la différence entre le hasard et la liberté
Le parti des Verts ne s’en préoccupe absolument pas et même tourne en ridicule ceux qui ne peuvent tolérer « quelques petites différences culturelles », comme si le débat sur l’intégration concernait le kebab ou le sushi plutôt que des droits humains fondamentaux. Ces moralisateurs arrogants – particulièrement les intellectuels - qui relativisent tout et n’importe quoi, minimisent les problèmes (surtout quand ils ne sont pas concernés), se moquent des souffrances des autres, et considèrent la liberté comme un fourre-tout, où le pur hasard ferait bien les choses et qui ignorent que la liberté sans responsabilité se détruit elle-même - ces gens-là sont en fait les vrais responsables de l’échec de l’intégration.
Le débat s’est élargi à cause de l’augmentation des problèmes sociaux et grâce au livre de Thilo Sarrazin et à ses froides statistiques, pour dépasser largement le cadre étroit de l’oppression des femmes. Sarrazin va au-delà des cas particuliers et des échecs sociaux, éducatifs et d’intégration, et remet en cause la politique du «comprendre et aider» et l’intervention sociale comme politique sociale. Sarrazin prône plutôt la responsabilisation des individus, y compris des immigrés. La liberté signifie être responsable de soi-même, se tenir debout, y compris pour les immigrés. Ces mots peuvent paraître froids et je ne suis pas toujours d’accord avec le point de vue de Sarrazin. Sa description des racines du problème peut être débattue, mais son livre représente indéniablement un vaste changement dans la façon d’aborder le problème de l’intégration.
La rééducation des Allemands de l’Est à la démocratie sert de modèle
Permettez-moi d’élargir par une pensée la phrase qui commence par « l’islam » ou « le christianisme » et se termine par « fait partie de l’Allemagne ». Ici également il s’agit de liberté et de socialisme. Le socialisme a fait partie de l’Allemagne pendant plus de 20 ans. L’Allemagne de l’Est était la réalité et quiconque osait contester le modèle socialiste avant 1989 à l’Ouest était ridiculisé, considéré comme une personne archaïque, quelqu’un qui ne sait pas reconnaître les signes du temps. A l’Est, cette personne était punie en tant que dissidente. Je vis en Allemagne depuis plus de quarante ans maintenant, j’ai voyagé dans les nouveaux Länder en 1991 à la fin de mes études et après la chute du mur de Berlin, en tant que professeur à l’Université de Greifswald, j’ai enseigné la démocratie à d’anciens fonctionnaires de Wolgast et du Nouveau-Brandebourg.
Pour ces anciens citoyens de l’ex- RDA, qui au départ étaient réticents envers les « Wessis » (les Allemands de l’Ouest) comme moi, la liberté n’était pas inconditionnelle comme pour nos classes moyennes. Pour eux, la liberté signifiait « disposer du nécessaire », soit ce qui avait été scientifiquement défini comme nécessaire, en réalité, ce que le Parti communiste avait décidé. La liberté était une sorte de bien collectif, car « c’est seulement collectivement avec les autres que l’individu possède les moyens de développer ses atouts ; la liberté individuelle n'est possible que dans un cadre collectif » selon les dires de Marx et Engels.
Le désir de liberté d’une adolescente
Un jour, alors que j’avais seize ans, j’ai demandé à ma mère, emprisonnée mentalement dans les traditions turques et musulmanes, quand je serai libre, quand je pourrai décider par moi-même. Elle m’a répondu : « La liberté n’est pas pour nous », en fait elle ne comprenait pas ma question. Pour elle « être libre » signifiait « libre comme l’air » (la connotation est « hors-la-loi »), et de ce fait sans aucune protection. « Etre libre » dans la compréhension de l’oumma signifie non protégé, rejeté de tous, de sa famille, de son clan, de sa tribu. Le prix de la « protection » est le pouvoir des hommes sur les femmes.
En cas de doute, la femme est à la merci de la violence des hommes, car les hommes de la tribu protègent les femmes contre la violence des hommes des autres tribus. Si le mari lui-même est violent, alors c’est « kismet » : le destin. Les hommes musulmans sont donc les gardiens et les protecteurs des femmes musulmanes. Pour une femme musulmane, il s’agit d’être libre de « quelque chose » : libre des hostilités étrangères, mais aussi libérée des responsabilités envers elle-même, dans le sens d'être dénuée de volonté propre.
L’islam en Europe
A l’instar des autres religions monothéistes, l’islam n’était pas une religion de paix mais était militairement offensif et agressif. En fait, cette nouvelle religion promettait à ses guerriers soit le butin des pillages soit l’accès direct au paradis. Au Moyen-Orient, dans les 7ème et 8ème siècles, les philosophes grecs s'épuisaient dans de vaines querelles concernant le Talmud et le christianisme. La philosophie grecque était encore enseignée principalement à Bagdad, qui avait été conquise par les musulmans. Un début de réconciliation a eu lieu entre la sagesse d’Aristote et l’islam, mais les dogmatiques ont gagné, ils ont alors banni le rationalisme et imposé leur propre école de pensée.
J’aimerais maintenant démystifier cette fable, répétée maintes et maintes fois, qui attribue une influence de l’islam sur la culture européenne. On prétend que l’islam aurait sauvé la pensée d’Aristote en Europe, cette affirmation donne à l’islam une image plus valorisante. Parmi d’autres philosophes et mystiques Arabo-andalous, nous connaissons Ibn Rushd, appelé aussi Averroès. Au douzième siècle à Cordoue, il a traduit en arabe les textes philosophiques d’Aristote que l'on croyait perdus, et il les a commentés. Dans l’un de ses commentaires il a analysé la relation entre la raison et la foi, ce qui provoqua une forte résistance des croyants musulmans.
L’islam considère la philosophie comme étant déjà réfutée
Le représentant de la doxa islamique, Al-Ghazali, a d’abord essayé par la méthode du doute philosophique de prouver l’existence divine, puis il a lui-même succombé à un scepticisme angoissant, et enfin il a perdu toute confiance dans la raison humaine et retrouvé ses propres certitudes dans la foi seule. Finalement, il a rejeté totalement la philosophie en tant que chemin possible vers la vérité et considéra la révélation coranique et la création du monde par Allah comme uniques garanties de la vérité. En réalité, c’est bien Al-Ghazali lui-même, avec son ouvrage sur la « Réfutation des philosophes » qui a scellé l’islam contre toute forme de questionnement et a exilé la religion dans cette boîte qui, jusqu’à nos jours, la prive de toute possibilité d’innovation, de recherche et d’actualisation par rapport au monde réel.
Ce fameux Ibn Ruchd-Averroès, qui est présenté de nos jours comme faisant partie du patrimoine des musulmans, a été de son temps exilé par les chefs religieux et ses enseignements, ainsi que ceux d’Aristote, ont été prohibés dans le monde de l’islam. La contribution de la philosophie islamique à la culture européenne est une hérésie, du point de vue de l’islam, et cela encore de nos jours. Ibn Ruchd était un hérétique pour le monde islamique et avant de l’invoquer, les musulmans devraient d’abord le réhabiliter.
Au final, par le fait de renier toute recherche philosophique, le monde musulman a abandonné le discours culturel en Europe depuis presque 1000 ans. Cela fait un millénaire que l’islam s’est fermé lui-même, non seulement à la philosophie, mais également aux sciences naturelles. La liberté de penser a disparu sous le tapis de prière. Si des mathématiciens, des physiciens, des astronomes connurent la gloire pendant les trois premiers siècles de l’islam, ils disparurent complètement pendant les siècles suivants. Actuellement, les pays musulmans dépendent entièrement de la technologie occidentale. Leurs efforts inefficaces pour maîtriser, au moins, la technologie leur permettant d’extraire eux-mêmes leur pétrole est l’une des blessures à vif du monde musulman. L’informatique et la téléphonie mobile ne sont pas de simples technologies, mais l'aboutissement de cinq siècles de l’histoire culturelle de l’Occident.
Une constitution qui a préséance sur les rois et les dieux
Parlons maintenant de la liberté en Europe. La Cité (« polis » en grec), la cité-état de l’Antiquité grecque, a été la première organisation de l’Etat offrant une égalité en droits à ses citoyens, bien que seulement aux citoyens libres. Aristote a placé l'état de droit, donc l'ordre constitutionnel, au-dessus des despotes et des dieux. Il a affirmé qu’un régime régi par les hommes plutôt que par la loi n'est pas un régime de liberté. Nous devons donc aux Grecs non seulement la démocratie, mais également un système juridique.
Ce système a ensuite été élargi à Rome grâce à Cicéron, autour des concepts d'humanité et des efforts vers de plus amples développements culturels. Il a instauré le droit civil et le droit de la propriété privée, l’un des prérequis pour que l’individu indépendant puisse se développer et se dégager de la collectivité tribale. Le judaïsme ainsi que le christianisme croyaient à l’idée d’égalité de tous devant Dieu, et avec la personne de Jésus, la responsabilité individuelle devient une norme de conduite. Ces valeurs n’ont joué aucun rôle dans la vision du monde de l’islam tel qu’il est apparu aux septième et huitième siècles. Dans le monde de l’islam, la garantie de « l'égale liberté» de l’Antiquité est devenue : « l'égale liberté dans la dévotion à Allah et dans la soumission à sa volonté ».
La conscience devient la mesure du comportement éthique
Inspiré par Averroès, le théologien Thomas d’Aquin identifie l’être humain en tant que sujet, agent actif de l'histoire doté de libre arbitre dans sa relation à Dieu. Il établit ainsi les bases intellectuelles de la pensée scientifique en Europe.
Ensuite, avec la Réforme et la Renaissance au nord, les gens admettent la nécessité de la laïcité, la théorie des deux royaumes de Luther, la séparation des pouvoirs temporels et spirituels, ainsi que le développement de la conscience individuelle en tant que mesure du comportement humain.
Depuis lors, le royaume de Dieu de la doctrine chrétienne « n’est pas de ce monde » et ne peut, par conséquent, être jugé selon les critères humains. Par contre, un ordre vérifiable était souhaitable sur terre. Les décisions « sur terre » sont d’une part évaluées selon la conscience morale de l’individu et d’autre part, jugées par des lois de ce monde qui prennent en charge le châtiment et la protection. Il n’existe pas dans l’islam de séparation entre ce monde sur terre et le monde surnaturel, et c’est seulement en tant que membre d’un ordre abstrait que le musulman peut remplir son devoir. Par conséquent, la politique pour un musulman est l’accomplissement des tâches assignées par Allah, et qui reviennent à Allah seul.
La conscience comme guide de la conduite n'existe pas dans l'islam car l'être humain n'a pas le pouvoir de décider ce qui est bien ou mal. Allah précise « ce qui est juste et ce qui est condamnable » et le croyant a le devoir de se conformer à ces prescriptions. En cas de doute, Allah peut punir ou pardonner le pécheur, parfois aussi tard qu'au Jour du Jugement, mais seul Allah décide.
Un noyau juridique serait insuffisant comme base sociale
Le droit constitutionnel allemand est la quintessence des leçons de l’Histoire et du développement de cette culture de la liberté obtenue contre les églises, mais nous réduirions notre société à un simple noyau légal si nous ne la replacions pas dans le contexte de ses valeurs éthiques. Il y a un « Esprit des lois » ainsi que l’avait formulé Montesquieu. Ainsi, l'État-providence est l’une des expressions de la charité chrétienne en tant que valeur de solidarité humaine. Nier ce contexte éthique serait comme réduire la valeur d’un arbre au prix du bois.
En effet, l’arbre est plus que du bois : l’arbre est vivant, il porte des fruits, donne de l’ombre et offre de la beauté. Les « arbres de la Liberté » de la révolution de 1848 sont des symboles vivants de cet esprit et de cette volonté de liberté. Une société démocratique a besoin de démocrates tout comme l’arbre a besoin de lumière et d’eau pour vivre. Une société qui cesse de croire à cette idée et de développer ses propres valeurs éthiques, encore et encore, à l’image de l’arbre qui renouvelle ses feuilles à chaque printemps, mourra, elle deviendra une coquille vide et sera une proie facile pour les coccinelles et les tempêtes.
Les droits humains soumis à la charia
La valeur d’une vie humaine, l’égalité des droits des hommes et des femmes, la liberté d’expression, la liberté de conscience et de religion, le droit de se réunir et de s’associer librement, la séparation du religieux et de la politique, tous ces concepts sont depuis la Renaissance, les principes fondamentaux de la société européenne. Avec certains délais, ces principes ont été traduits dans des lois et des constitutions, ils ont façonné l’orientation des valeurs éthiques de la société civile et jusqu’à ce jour, constituent l’essence même de l’identité européenne.
L'islam politique, et par là, je fais référence aux 57 pays de l’Organisation de la conférence islamique, subordonne tous les droits humains à la charia, la loi divine. Les organisations islamiques, même en Allemagne, mettent l’emphase sur la charia, et c’est bien pour cela qu’il est si difficile de séparer « islam » et « islamisme ». Le rejet de la laïcité et de la culture occidentale par l’islam est plus qu'un volet militant ; il constitue l’essence même de la politique de presque toutes les institutions musulmanes.
La religion est seulement une partie de la liberté
L’Europe n’est pas uniquement issue d'une tradition de religions monothéistes, son identité ne se limite pas à son héritage judéo-chrétien, car finalement, c’est la bataille pour la liberté individuelle, les Lumières, l’Humanisme qui ont fondé notre société civile libérale et civilisée. Les religions font indubitablement partie de cette société civile, mais seulement en tant que parties de cette société, elles ne sont pas la liberté elle-même. Les religions font partie de nos libertés, mais elles n'ont pas préséance sur la constitution, et cela est vrai également pour l’islam en Europe.
Finalement, nous allons aborder le sujet de la liberté de l’islam en Europe. En réalité, il n’y a qu’en Europe que les musulmans sont libres, car ils peuvent faire usage d’un droit qui n’existe absolument pas dans un pays musulman : la liberté de religion. En Turquie par exemple, chaque citoyen est musulman et membre de facto de la secte sunnite parrainée par l’état. Les quelques chrétiens vivent dans la clandestinité et n'ont pas leur place, et les Alévites, une communauté Soufie avec des influences chiites qui est majoritaire dans plusieurs régions de l’Anatolie centrale, sont placés sous la tutelle de l’état. L’islam ne reconnaît en aucun cas la liberté religieuse, mais seulement la liberté de croire. La fameuse phrase « pas de contrainte en religion » n’est pas un droit à la liberté de religion, mais seulement le droit pour le croyant de décider de sa façon de pratiquer sa religion.
L’islam n’a pas d'autorité centrale
L’islam en tant qu’institution n’existe pas. Il n’a pas d’organisation hiérarchique ni de théologie commune, ce n’est pas une Eglise, c’est une religion mondiale sans adresse connue. Il est impossible de signer un traité avec lui, impossible de conclure un accord, et il n’a aucune notion de responsabilité.
Aucune mosquée et aucune organisation musulmane, même si elle s’y autorise, ne peut parler au nom de « l’islam » ni même au nom de la majorité des musulmans.
Les sociétés démocratiques ne devraient pas commettre l’erreur d’accepter « l’islam » en tant qu’institution car il n’y a rien de tel dans l’islam. Mais alors, que faire ? Revenons-en à nos principes démocratiques, revenons à notre héritage, revenons à notre liberté individuelle et sur ces bases-là, nous ne trouvons pas plus « un musulman » que « un islam ». Ici, nous trouvons un paysan anatolien qui vit sa tradition dans une mosquée, là nous trouvons une doctoresse sécularisée qui n’a jamais mis les pieds dans une mosquée, et là encore, un boulanger qui ne prie jamais mais se définit en tant que croyant. Ailleurs, vous trouverez une épouse cloîtrée soumise à sa belle-mère ou encore, un journaliste assimilé qui considère comme superflu tout débat sur l’islam. Et tant et tant d’autres. Vous trouverez de multiples structures culturelles et traditionnelles telles qu’elles sont vécues par les familles et les sociétés musulmanes. L'existence des musulmans est une réalité concrète, et leur socialisation est trop souvent réduite à un cliché même par les chercheurs, qui devraient pourtant être mieux avisés.
Opposer le savoir à la peur
En tant que sociologue, je considère que ma tâche est de démontrer ces conditions de vie et les restrictions dues à la religion, afin de définir des chemins pour fuir la peur. On peut toujours s’opposer à la peur par la connaissance. Les musulmans ont des difficultés à affronter leur propre religion. Un faible engagement à étudier de façon critique le coran commence cependant à poindre. Les croyances, les traditions et la politique sont mélangées dans la plus grande confusion. La liberté de la pensée scientifique, la rationalité appliquée à l’islam feraient le plus grand bien aux musulmans, soulevant le bannissement de la pensée critique, et examinant ce qu’il y aurait dans cette foi qui pourrait aider l'être humain de nos jours.
Les citoyens de confession musulmane en Europe ont la chance incroyable de vivre en liberté. Ils vont devoir faire face à la tâche historique de lire le coran avec un regard critique, afin de pouvoir trouver leur place dans une société occidentale moderne et sécularisée, et je suis persuadée que la majorité des musulmans désirent cela. Ils veulent s'affranchir de l'infantilisation, mais pour ce faire ils ont besoin du soutien d’une société qui vit et défend ses propres libertés et celles de chaque citoyen.
Les musulmans assimilés doivent se sentir responsables
Ce sera seulement lorsque les musulmans feront preuve de loyauté envers la société d’accueil et reconnaîtront le principe des libertés individuelles, seulement lorsqu'ils cesseront de nier leurs propres problèmes, mais y feront enfin face, qu'ils pourront accomplir leur devoir de citoyens. Une grande part de responsabilité incombe aux musulmans intégrés ou asimilés, ceux qui ont été reçus en Allemagne et ont rencontré le succès. Ils doivent reconnaître les problèmes de leur culture d’origine, afin de les résoudre.
Oui, la réalité de la vie musulmane est devenue une part de l’Allemagne, oui, les citoyens de confession musulmane font partie intégrante de l’Allemagne, mais ils sont également plus que cela : ils sont des citoyens et non pas des victimes. Eux aussi sont le peuple. Cela signifie que leur liberté doit être protégée, mais en même temps, leur responsabilité doit être engagée. Notre société leur offre la liberté. Il appartient aux musulmans de comprendre qu'il s'agit d'une opportunité.
Approprions-nous la liberté, car ni la charia, ni la fusion de la religion et de la politique, ni les prétentions de l’Oumma à l’infaillibilité, ni l’apartheid entre l’homme et la femme ne peuvent devenir une partie intégrante de l’Allemagne. Cela serait une trahison de la liberté, de notre constitution et des musulmans qui pour la première fois de leur histoire, font l’expérience de la liberté.
Source : Muslims Must Become Free Citizens, par Necla Kelek, Gates of Vienna. Traduction de la version anglaise par Marie pour Poste de veille. Le texte original a été publié en allemand dans Frankfurter Allgemeine Zeitung

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Abdallah Sharkh: Vous avez hérité de la terre arabe et de ses peuples et vous en avez fait un désert inculte, sans arts ni sculpture, sans musique ni chant, sans théâtre ni poésie ou divertissement, sans industrie ni agriculture.
Necla Kelek, sociologue allemande d'origine turque, invite les musulmans à reconnaître les problèmes de leur culture d'origine et à les résoudre en mettant à profit la liberté dont ils jouissent en Occident.

La taqiyya, ou doctrine de la tromperie islamique, est très présente dans la politique islamique, particulièrement à l’époque moderne
Les musulmans jouissent d'une profonde liberté en Occident. Liberté que nous n'aurions certainement pas si nous allions dans ces pays. Ils ne s'intègrent pas mais profitent lamentablement des acquis sociaux des différents peuples d'Occident. J'habite en France, né en France, français depuis plusieurs générations et je n'ai jamais bénéficié de tous ces avantages que nous leur octroyons. Ils sont une menace physique et sociologique pour nous
Rédigé par : Gilbert | 08/01/2011 à 09:50
Je crois qu'il faudrait faire un recueil de textes lucides comme celui-ci et ceux de Helios d'Alexandrie et bien d'autres. Une anthologie organisée par thème et disponible sur toutes les voies possibles : téléchargement à partir de différents sites résistants, torrents et réseaux peer-to-peer, rapidshare, etc.
Plus largement : faire des audiobooks, de clips, de chansons, de webradios, etc. Nous avons tous les moyens technologiques au bout de nos doigts. S'il manque de l'argent, promouvoir activement le mécénat qui semble absent à ce jour.
Il faut rendre accessible cette information, de la manière la plus claire possible, la plus (si vous me permettez le passe-partout) « cool » possible.
Nous avons un besoin criant de vulgariser toute cette info.
Rédigé par : LaloFunes | 09/01/2011 à 23:16
Oui il y a dans l'islam certains préceptes dangereux pour les femmes, pour les athées et les laiques mais tous les musulmans n'appliquent pas ces préceptes. Nombre de musulmans d'Europe se sont modernisés en adoptant un islam plus libéral et plus égalitaire. C'est un appui pour aller dans le bon sens. L'exclusion et la double peine ne sont pas la bonne solution. Il faut être ferme sur les droits des femmes, l'égalité et la réciprocité. La sitation des femmes est toujours un indice de civilisation (ou de barbarie) mais le sort trop répressif que nous pouvons faire subir aux islamistes est aussi un signe de faiblesse civilisationnelle.
Rédigé par : Kris DLR | 02/02/2011 à 16:32
L'islam en tant qu'organisation ne tient que par l'imposition d'un mythe ,faire tomber le masque derrière lequel il se cache pour défendre l'indéfendable sera compliqué voir difficile, car cette notion des plus abstraie sert de béquille a des millons de "croyants"" dans le monde
A cela s'ajoute le poids des "intellectuelle et autre politiciens " qui pour rester en place er continuer de pontifier sont préts a tout quitte a nous pousser dans cette descente aux enfers qui sera la perte de nos valeurs ( qui valent que ce qu'elles valent ) mais se sont nos valeurs représentantes de notre culture héritiéres de plus de 20 siècles et voir plus si on y inclut la Rome ancienne et la Gréce antique dont nous ne sommes que les descendant sinon par le sang mais surtout par la pensée phylosofique
merci Et Avec mes excuses pour les fautes d'ortoghaphe et pour la syntaxe
Rédigé par : j p dubos | 28/03/2011 à 13:27
@Kris DLR;
"mais le sort trop répressif que nous pouvons faire subir aux islamistes est aussi un signe de faiblesse civilisationnelle"
Je reve ou quoi?!!!
C'est grace a des gens comme vous qu'on est dans la merde aujourd'hui. Merci les mous, gauchos, bien-pensants qui tendent l'autre joue! Les musulmans defendent les autres musulmans point-barre, qu'ils soient moderes ou fanatiques.
Nous ne faisons rien SUBIR aux islamistes mais qu'est-ce-qu'ils nous font subir a nous et avec nos deniers en plus! Et puis j'ajouterai a propos de faiblesse de la civilisation que c'est justement notre civilisation qui s'affaisse a cause d'eux -si nous etions un peu plus autoritaires par rapport a nos minorites ils nous mordraient moins les mains!
Rédigé par : Kaboum | 08/04/2011 à 12:19
Cher ami
La folie s’est emparée d’une partie de l’humanité et ce qu’il font n’est pas à court d’insanité morale.
Nous perdons notre bataille contre le terrorisme parce que nous manquons notre cible.
Nous devons atteindre tout le monde et leur faire savoir que le terrorisme n’est que le symptôme du vrai problème qui est l’idéologie qui se trouve derrière.
Nous avons besoin de votre aide. Lisez la “lettre à l’humanité” qui suit et si vous êtes d’accord, envoyez la à tout le monde dans votre carnet d’adresse en leur demandant de faire de même.
Envoyez aussi une copie à vos politiciens et aux journalistes de votre pays. Tout le monde doit entendre ce message.
Sincèrement votre,
Ali Sina
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Une lettre à l’humanité
Cher compagnon humain,
Aujourd’hui, l’humanité fait face à un défi. Des atrocités sans nom sont commises tous les jours. Il y a une force du mal qui s’emploie à nous détruire. Les agents de ce mal ne respectent rien; pas même la vie des enfants. Chaque jour, il y a des bombardements, chaque jour, des innocents sont tués. Nous pensons être impuissants face à ce mal, mais en réalité nous ne le sommes pas!
Sun Zi, un ancien sage chinois disait “Connais ton ennemi et tu seras victorieux” Connaissons-nous notre ennemi? Si ce n’est pas le cas, nous sommes condamnés.
Le terrorisme n’est pas une idéologie, c’est une arme; mais les terroristes tuent pour une idéologie qu’ils appellent l’Islam.
Le monde entier, musulman et non-musulman clame que les terroristes ont détourné une “religion de la paix” et que l’Islam n’appelle pas à la violence.
Qui a raison? Est-ce que les terroristes comprennent mieux l’Islam ou est-ce ceux qui prétendent que l’Islam est une religion de paix? La réponse à cette question est la clé de notre victoire, et ne pas trouver cette clé fera notre perte. La clé est dans le Coran et dans l’histoire de l’Islam
Ceux d’entre nous qui connaissent l’Islam savent que la connaissance de l’Islam par les terroristes est correcte. Ils ne font rien que leur prophète n’ait pas fait ou encouragé ses fidèles à faire. Le meurtre, le viol, l’assassinat, la décapitation, le massacre et le sacrilège de la mort “pour réjouir le cœur des croyants” étaient tous pratiqués et enseignés par Mohammed et observés par les musulmans à travers l’histoire.
Si la vérité a toujours été importante, elle l’est d’autant plus maintenant! Il est temps pour nous de trouver la racine du problème et de l’éradiquer. La racine du terrorisme islamiste est l’Islam. La preuve en est le Coran.
Nous sommes un groupe d’ex-musulmans qui avons vu le mal et nous nous sommes levés pour avertir le monde. Quelque soit la douleur que la vérité nous inflige, seule la vérité peut nous sauver. Pourquoi tant de déni? Pourquoi tant d’obstination? Combien de vies innocentes doivent être perdues avant que VOUS n’ouvriez les yeux? Un désastre nucléaire nous attend. Cela arrivera, ce n’est pas une question de “si” mais de “quand”. Inconscient de cela, le monde persiste de plus belle dans sa politique de l’autruche.
Nous demandons aux musulmans de quitter l’Islam. Arrêtez avec les excuses, les justifications et les rationalisations. Arrêtez de diviser l’humanité entre “nous” et “eux” (musulmans vs Kafirs). Nous sommes Un peuple, Une humanité! Mohammed n’était pas un messager de Dieu. Il est temps d’arrêter cette folie et de faire face à la vérité. Les terroristes puisent leur soutien moral et la validation de leurs actions en vous. Votre simple adhésion à ce culte de la mort est un signe d’assentiment à leurs crimes contre l’humanité.
Nous demandons aussi aux non musulmans d’arrêter le politiquement correct de peur de heurter la sensibilité des musulmans. Au diable leur sensibilité! Nous devons sauver des vies, les vies de millions d’innocents.
Des millions, si ce n’est des milliards, de vies seront perdues si nous ne faisons rien. Le temps passe! “La seule chose nécessaire pour que le mal triomphe est que les gens bien ne fassent rien” Faites quelque chose! Envoyez ce message à toutes les personnes dans votre carnet d’adresse et demandez-leur de faire de même. Arrêtez l’Islam et le terrorisme. C’est votre monde, sauvez le.
Le mouvement d’ex musulmans
www.faithfreedom.org/french.htm
Rédigé par : Charlotte Martel | 17/04/2011 à 15:31
faut réduire l'immigration de masse, encourager la natalité chez les classes moyennes et bourgeoise qui seront les plus à meme de ré engendré et limité les aides aux pauvres où les musulmans s'y trouvent en masse.
Ainsi comme ils se marient entre eux, ils finiront par redevenir un groupe ultra minoritaire puis disparaitra on aura ainsi sauvé du repeuplement et la substitution de la culture encours.
Et oui on a le droit de rêver, pour que tout cela se mettent en place encore faudrait il virer les collabo de l'élite politique et médiatique qui sevisse pour l'islamisation par l'immigration massive et la régularisation ou tout simplement par le droit de vote des étrangers
Rédigé par : Bassam | 23/08/2011 à 00:19
Par ailleurs se serait bien de regler les problématiques selon des éléments de base :
Puisque les 3 religions monothéistes posant problème "d'interactivité" mais se réclamant du meme dieux, il suffit :
Pour les migrants d'où qu'ils viennent et où qu'ils aillent, de jouer soit la modération ou soit d'adopter la religion majoritaire du pays dans lequel ils se trouvent... puisque c'est le meme Dieu... CQFD !
ET surtout que l'on foute la paix aux athées, agnostique et autres qui à mon avis sont bien plus nombreux que l'on ne pense pour le peu que l'on soit "éclairé" et que l'on possède le vrai sens premier de la spiritualité !
Rédigé par : concitoyen | 03/12/2011 à 08:36