Dans le Ottawa Citizen Robert Sibley donne la parole à des intellectuels journalistes et militants musulmans sur le multiculturalisme. Leur condamnation est sans appel : cette doctrine mène au suicide civilisationnel et doit être abandonnée. Ils nous invitent également à passer outre aux accusations d'islamophobie.
Les Frères musulmans (ikhwan) doivent comprendre que leur travail en Amérique est un genre de grand djihad pour éliminer et détruire la civilisation occidentale de l'intérieur et pour saboter sa malheureuse maison. - Le plan stratégique des Frères musulmans pour l'Amérique du nord, 1991. Découvert en 2004 durant un raid du FBI dans une maison d'Anandale, Virginie.
Quelques jours après les attaques du 11/9, Raheel Raza [photo ci-contre] reçut un appel téléphonique d'un pasteur de l'Eglise Unifiée dans la banlieue de Toronto où elle vit. Celle-ci désirait que Raza vienne à l'Eglise le dimanche suivant, pour donner quelques explications qui puissent aider la congrégation à comprendre ces événements terribles. «Ses paroissiens ont été profondément bouleversés, déclara t-elle et elle désirait qu'un musulman vienne s'adresser à sa congrégation et j'étais le musulman qu'elle connaissait le mieux» déclara Raza se rappelant cet appel téléphonique dix ans plus tard. «Je ne savais pas quoi dire. Qu'aurais-je bien pu leur raconter ? J'étais aussi choquée que n'importe qui d'autre ».
Malgré tout Raza une journaliste et une militante accepta l'invitation. «Mais j’ai dû faire un choix. Allais-je être une apologiste de l'islam ou allais-je évoquer la question de ce qui ne va pas avec l'islam actuellement». Elle choisit la seconde solution. Le dimanche, Raza monta en chaire et déclara aux 250 paroissiens que les dix neuf musulmans qui prirent part aux attaques du 11/9 représentaient une interprétation perverse de l'islam, et, que oui, cette perversion était présente en Amérique du nord comme faisant partie d'un effort délibéré pour islamiser l'Occident.
Cet engagement verbal serait le premier de nombreux autres. Pendant les deux années suivantes, Raza passa régulièrement ses dimanches dans les églises à travers l'Ontario essayant d'expliquer ce monde nouveau du terrorisme islamiste qui s'était abattu sur la vie des canadiens.
Mais ce fût aussi le début d'une période de réflexion. «Le 11/9 fût un tournant pour moi» déclare Raza, l'auteur de Their Jihad … Not My Jihad (Leur djihad ... non pas mon djihad), qui encourage les musulmans à se réapproprier leur foi détournée par les musulmans extrémistes. Je savais que des choses se passaient (dans la communauté musulmane), que je n'aimais pas avant le 11/9. Si les attaques furent une surprise, elles ne furent pas un choc complet. Mais après les attaques je sus que je devais me lever pour dire la vérité en déclarant que oui, il y avait des problèmes dans l'islam. Le 11/9 porta la question globale (de l'idéologie islamiste) sur le devant de la scène.
Mais ce n'est pas seulement les musulmans qui ont besoin de se confronter aux parts sombres de leur foi, affirme Raza. Les Canadiens non-musulmans, aussi, doivent reconnaître que leurs traditions démocratiques libérales sont menacées et que les politiques multiculturelles, voulues par le gouvernement, aggravent cette menace. «Quand j'arrivais au Canada, pour la première fois et que j'entendis le mot 'multiculturalisme', je pensais que ce pays me disait que je pouvais profiter de ma culture, mais qu'en même temps il était de ma responsabilité de m'adapter et de m’intégrer à cette nouvelle culture. Cela me prit un moment pour réaliser que le multiculturalisme officiel tel qu'il était promu par le gouvernement canadien autorisait les gens à se ghettoïser eux mêmes. Je fus une partisane du multiculturalisme, jusqu'à ce que je réalise qu'il faisait plus de tort que de bien».
Le vers à l'intérieur de la doctrine du multiculturalisme est représenté par le mensonge selon lequel toutes les cultures mériteraient un égal respect et adhéreraient également à la liberté individuelle et à la démocratie.
Ce message est sans aucun doute malvenu pour tous ceux vendus à la bienfaisance de quarante ans d'attachement du Canada au multiculturalisme. Pourtant il y a un message qui depuis le 11/9 a acquis une résonance considérable pour un petit groupe de musulmans qui tentaient d'empêcher des musulmans ultra orthodoxes de détourner la foi en utilisant l'excuse du multiculturalisme pour importer des pratiques tribales du 7ème siècle dans le Canada du 21ème siècle.
«Le Canada est en train de perdre parce qu'il boit le Kool-Aid du multiculturalisme», déclare Salim Mansur, un professeur de science politique de l'Université Western Ontario et auteur d'un livre publié il y a peu, Delectable Lie: A Liberal Repudiation of Multiculturalism. (Délectable mensonge : Une répudiation libérale du multiculturalisme). «Cela a profondément affaibli le pays dans sa capacité à permettre aux nouveaux immigrants d'adopter les valeurs canadiennes. Le legs historique du multiculturalisme a conduit de nombreux immigrants à ne plus continuer à faire d'efforts pour devenir canadien».
«Certaines pratiques autorisées au nom du multiculturalisme sont en contradiction fondamentale avec les valeurs occidentales» déclare Farzana Hassan militante et intellectuelle musulmane, auteur de deux livres appelant à une réforme de l'islam, Prophecy and the Fundamentalist Quest of Islam (Prophétie, la quête fondamentaliste de l'islam) et Islam, Women and the Challenge of Today (L’islam, les femmes et le défi d'aujourd'hui). « Nous avons ce multiculturalisme abusif maintenant, et il est devenu le talon d'Achille de l'Occident ».
Salma Siddiqui, la vice-présidente du Canadian Muslim Congress, se fait l'écho de cet argument en déclarant que « Le multiculturalisme est fautif en cela qu'il a créé des conditions d'assimilation difficile (des immigrants). Il n'a pas seulement échoué pour les immigrants musulmans. Mais il a échoué pour tous les immigrants».
Le multiculturalisme arriva au Canada en 1971. Au comble de la crise nationale du Québec, le gouvernement de Pierre Trudeau conçut le multiculturalisme comme un moyen de diluer le nationalisme québécois et plus largement de promouvoir la tolérance dans un pays où le pluralisme et la diversité de la population augmentaient. «Une déclaration publique de bon-sentiment qui ne portait pas à conséquence» comme le note Mansur. Comme pour de nombreuses théories personne n'a jamais beaucoup pensé aux conséquences pratiques à long terme. C'est ainsi qu'en 1988 Brian Mulroney fit adopter la législation faisant du multiculturalisme une caractéristique officielle au Canada. Les élites politiques espéraient que le multiculturalisme persuaderait les immigrants de célébrer leur culture natale tout en adoptant le système de valeurs libérales de leur nouveau pays. (Les libéraux et plus tard les conservateurs considérèrent aussi le multiculturalisme comme une machine à attraper les votes, mais c'est une autre histoire)
La théorie multiculturelle, portée au bout de sa logique, affirme que l'assimilation d'immigrants originaires de pays non-occidentaux est moralement fausse parce qu'elle présume la supériorité de la culture occidentale.
Au lieu de cela le multiculturalisme se mua en une posture résolument anti occidentale. La théorie multiculturelle, portée au bout de sa logique, affirme que l'assimilation d'immigrants originaires de pays non-occidentaux est moralement fausse parce qu'elle présume la supériorité de la culture occidentale. L'assimilation conduirait ainsi à la coercition. Conformément à la logique de cet argument, les sociétés libérales doivent accepter non seulement les immigrants, mais aussi leurs cultures. De fait l'affirmation des valeurs culturelles de ces immigrants devient un droit fondamental.
Pour les musulmans modérés, c'est une formule qui mène au suicide culturel de l'Occident. L'imposition des politiques multiculturelles dans les pays libéraux d'Occident, comme le Canada, a autorisé l'importation de prescriptions culturelles et de pratiques qui sont hostiles aux traditions libérales. Et le fait que tant de faiseurs d'opinion, politiciens et autres libéraux séculiers proclamés ignorent cela est, disent-ils, d'une crédulité décevante et d'une illusion dangereuse. Le multiculturalisme affaiblit le Canada en tant que société ouverte, tolérante, libérale en garantissant aux groupes minoritaires, opposés aux principes de bases des sociétés de nature libérale, le droit de promouvoir leur hostilité, tant bien même ils tireraient bénéfice d'une société dont ils abusent.
«Le multiculturalisme est la pente glissante qui conduit à l'acceptation ou à l'apaisement envers les politiques de djihad à l'intérieur d'une société démocratique» déclare Mansur. «Le vers à l'intérieur de la doctrine du multiculturalisme est représenté par le mensonge selon lequel toutes les cultures mériteraient un égal respect et adhéreraient également à la liberté individuelle et à la démocratie. L'assaut concerté des islamistes contre les valeurs essentielles et porteuses d'un message de vie, basées sur les droits individuels et les libertés est la preuve de ce mensonge ».
Farzana Hassan est d'accord. «Une fois que les gens appuyant cela (l'agenda islamique) sont en position d'influence ils s'assureront qu'aucune philosophie ou idéologie ne puisse prospérer autre que celle qu'ils souhaitent. J'irai jusqu'à dire que si nous autorisons cela (les pratiques non-libérales) cela voudra éventuellement signifier la mort du pluralisme et de la démocratie occidentale ».
Hassan et Mansur ont tout deux une expérience directe de cet inconvénient du multiculturalisme. En fait leur expérience éclaire sans aucun doute une des conséquences non voulue du multiculturalisme.
«Jusqu'au 11/9 j'avais encore ce débat avec moi-même sur le fait d'être un Canadien trait d'union, étais-je un musulman-canadien ou juste un Canadien ? » dit Mansur, qui arriva au Canada au début des années 1970 en provenance du Bangladesh qui, à cette époque, était déchiré par des politiques ethniques. «Mais il n'y avait plus d'ambiguïté après 11/9. Après le 11/9, j'étais Canadien, point final».
Mais ce «point final» est difficile a soutenir à cause de ce «trait d'union» psychologique promu par les multiculturalisme. Un des aspects irritants de la mentalité multiculturelle à laquelle Mansur continue à être confronté après plus de trente ans au Canada, et longtemps après avoir acquis la citoyenneté est, comment ses autres concitoyens, particulièrement les bureaucrates et les créateurs de documents, insistent toujours pour l'identifier comme étant un «indo-canadien».
«Ce pays continue à me dire que je suis un Canadien trait d'union et que je ne serais jamais un vrai Canadien parce que, grâce au multiculturalisme, un vrai Canadien, cela n'existe pas. J'ai fait ma vie au Canada. Mais aussi longtemps que le Canada multiculturel est concerné, je suis quelqu'un d'autre».
L'expérience de Hassan est d'un ordre différent, mais non pas sans lien avec l'abus du multiculturalisme. Au début de cette année, durant une conférence à l'Université de Colombie-Britannique, elle a du faire face à Najma Mohammed, Directrice de l'éducation au bureau des affaires des femmes de l’Association musulmane de Colombie-Britannique, qui la dénonçait pour avoir demandé une loi qui interdise les services publics aux femmes portant une burqa qui recouvre le corps et un niqab qui cache le visage.
Hassan expliqua qu'une telle restriction ne violait pas la Charte des droits parce que de tels vêtements sont par eux-mêmes des symboles de l'oppression patriarcale. Leur port n'est pas davantage un «droit» religieux parce que le coran ne l'exige pas, disant simplement que les femmes doivent s'habiller «modestement». «Les femmes musulmanes sont soumises à une énorme pression pour qu'elles se conforment à une école particulière de pensée de l'islam», déclara.Hassan dans sa conférence: «Tout cela fait partie de la politisation de l'islam qui est en train de se mettre en place (au Canada et ailleurs), avec le niqab et la burqa comme étant ses symboles les plus pernicieux».
Les communautés musulmanes ultra orthodoxes forcent les femmes dès leur plus jeune âge à se couvrir d'une façon ou d'une autre, et elles grandissent sans connaître d'autres façons de vivre, selon Hassan. Les libérer de tels vêtements serait une sorte de libération. «Les micros cultures à l'intérieur des différentes cultures du Canada qui justifient la soumission des femmes de cette manière ne sont pas égales aux cultures qui ne le font pas» déclara-t-elle au public.
Najma Mohammed n'aima pas ces propos. et déclara qu'elle se sentait «très insultée» par les remarques de Hassan et que «personne ne m'oppressait pour porter ce hijab». Efficacement, elle dénonça Hassan pour avoir choisi un «lieu séculier» tel que le hall de l'UBC pour aborder de telles questions, plutôt que le sein de la communauté musulmane. «Je représente toute la communauté musulmane ici» s'écria Mohammed.
Hassan jeta le doute sur cette déclaration en refusant de retirer ses affirmations. «Il y a des femmes qui sont forcées de porter le niqab et le hijab» dit-elle, citant l'exemple d'Aqsa Parvez une musulmane de 16 ans étranglée par son père et son frère à Mississauga en 2007 «parce que elle refusait de porte le hijab et qu'elle désirait une meilleur intégration dans la société canadienne. Cette gamine de 16 ans perdit la vie …. aussi je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit. Ces femmes sont forcées, et peu importe ce que vous direz, c'est la simple vérité ».
Hassan affirma que la réponse à sa conférence illustre juste combien le Canada a changé en 10 ans depuis 11/9. Dix ans plus tôt, qui aurait pu imaginer quelqu'un défendant une interdiction légale de certains vêtements, ou quelqu'un insistant sur leur droit de porter le voile intégral ? Combien de gens, dix ans plus tôt, avaient entendu parler de djihad de sharia ou de «crimes d'honneur et de pratique de la polygamie ?» («Il y a au moins 100 hommes dans le grand Toronto qui ouvertement soutiennent les mariages polygames» déclara-t-elle)
De telles questions éclairent la nature problématique des burqas et des niqabs, déclare Hassan. Leurs donner une autorisation publique ouvrirait la porte à d'autres symboles - et les pratiques participent à ces symboles - hostiles aux sociétés libérales. «La pratique du port du voile prolifère au Canada. Si nous laissons cela se produire quelle sorte de société sommes nous en train de créer ? Si nous acceptons ce genre de chose vous ne garderez pas longtemps une société qui soutient l'égalité de toutes les femmes. Les gens qui portent la burqa et ceux qui promeuvent la charia sont parmi les plus intolérants. Ils demandent des limitations à la liberté de parole contre ceux qui peuvent questionner ou critiquer leur religion. Comment pouvons-nous tolérer l'intolérance ? »
Selon Raheel Raza, alors que la majorité des musulmans ne partagent aucunement l'agenda islamiste, ils ont été intimidés et réduits au silence par une minorité agressive qui pousse à l'islamisation du Canada. « Les gens gardent le silence par peur et par intimidation. Critiquer les musulmans revient à critiquer l'islam qui revient à critiquer le prophète et le coran et donc à critiquer allah. Tel est le genre de lavage de cerveau que subissent les jeunes ».
Hassan fait écho à cette opinion, en déclarant que même « les musulmans sceptiques », ceux qui ne croient plus que chaque mot du coran vient d’allah - «un nombre tout à fait significatif» dit-elle - sont effrayés de parler contre les agitateurs ultra orthodoxes. «De nombreux musulmans sont effrayés de parler librement. Ils aiment le Canada, ils aiment la liberté qu'ils y trouvent, mais ils sont effrayés». Mais ce n'est pas seulement la peur de la violence ; ils craignent aussi d'être ostracisés. Ils veulent rester au bercail en tant que «musulmans culturels».
Le silence obtenu par la crainte signifie que les radicaux et les extrémistes disposent d'une plus grande opportunité pour prétendre parler au nom des musulmans dans leur ensemble. « Je ne crois pas dans le discours selon lequel ils (les islamistes) seraient une minorité et pourraient être ignorés affirme Hassan. Absolument pas. Ce sont eux qui réclament la charia. Ce sont eux qui veulent mettre des limites à la liberté d’expression et beaucoup d'autres valeurs que nous chérissons en Occident ».
Les musulmans promouvant des opinions extrémistes ne sont pas la voix de l'islam, déclare Salma Siddiqui. Malheureusement ce sont souvent ceux qui parlent le plus fort et qui captent l'attention des médias, ce faisant ils donnent une fausse idée de l'islam. «La plupart des musulmans désirent avoir une vie en harmonie avec les autres au sein de la société. Les musulmans qui défendent des valeurs religieuses extrémistes, ou qui rejettent les valeurs libérales et pluralistes, ne parlent pas au nom de tous les canadiens musulmans».
Néanmoins, disent les modérés, les islamistes sont souvent capables à travers l'intimidation de promouvoir les interprétations de la charia les plus orthodoxes, d' importer des imams qui prêchent une propagande djihadiste radicale dans les mosquées, et même d'insister sur leur «droit» d'interdire l’alcool, la musique ou quoi que ce soit qui les offense, dans les zones majoritairement musulmanes.
Les Canadiens ont besoin de discuter ouvertement sur comment le caractère civilisationnel du pays en tant que culture séculière, libérale et à prédominance chrétienne est menacé par une immigration ouverte et par le multiculturalisme.
Les Canadiens déclare Mansur, ont besoin de discuter ouvertement sur comment le caractère civilisationnel du pays en tant que culture «séculière, libérale et à prédominance chrétienne» est menacé par une immigration ouverte et par le multiculturalisme. «Les immigrants, dit-il doivent accepter qu’«être Canadien au plein sens du terme» signifie adopter l'Occident et assimiler librement sa culture distincte. Depuis le 11/9 la population musulmane vivant en Occident n'a pas fait preuve de franchise et de détermination dans son rejet de l'islamisme, comme idéologie, qui de plus en plus ridiculise l'islam en tant que religion pacifique ».
Raza fait écho à cette opinion, ajoutant que les non-musulmans doivent rejeter les notions d'islamophobie. De nombreux musulmans, en Occident, utilisent l'islamophobie comme un «carton rouge» contre la liberté de parler toutes les fois qu'il y a une critique des musulmans. Cette réponse réactionnaire asphyxie tout dialogue, débat et discussion - ensemble de signes d'une démocratie saine et vigoureuse. La meilleure chose que les non-musulmans peuvent faire, pour eux-mêmes et pour les musulmans qui réellement désirent faire partie du Canada, est de parler librement. Garder les questions vivantes dans la conscience du public pour créer une masse critique qui puisse agir pour déjouer l'infiltration islamiste.
Pour Raza, la situation est préoccupante. Elle et son mari ont fui au Canada à partir du Pakistan en 1989 après que le régime du président Muhammad Zia-ul-Haq, sous l'influence du wahabisme saoudien, commença à imposer de plus en plus de restrictions religieuses et de tabous, dans ce qui jusque là avait été une société plutôt libre et d'orientation libérale. Raza, une musulmane shiite, et son mari, un sunnite, devinrent soudainement des parias sociaux, ostracisés par les deux communautés. En venant au Canada ils pensaient avoir échappé à ce genre de bigoterie et d'intolérance. «Nous avons trouvé ironique que cette idéologie à laquelle nous avions essayé d'échapper 23 ans auparavant nous avait suivi au Canada ».
Source : The trouble with multiculturalism, par Robert Sibley, The Ottawa Citizen, 5 septembre 2011. Traduction par Jean-Philippe Henry pour Poste de veille.
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Il est encourageant de constater qu'il y a des musulmans vivant au Canada qui admettent et dénoncent ouvertement l'offensive islamique en cours en Amérique.
Rédigé par : Claudette | 16/09/2011 à 09:57
A quand de tels musulmans dénonceront ouvertement l'offensive islamique en europe de l'ouest ? Notamment en France, en Angleterre, En Allemagne ou en Norvège...
La situation est bien plus préoccupante en Europe et notamment en France, ce grand pays aux valeurs universelle celle des droits de l'homme. Ce pays qui est le lieu de cette grande étape en occident et le plus frappé par le multiculturalisme, l'islamisation de sa société galopante... et l'aveuglement des politiques qui cedent peu à peu meme à droite au clientelisme...
Les canadiens doivent s'inviter dans les débats politiques français, y compris MANSUR, wafa sultan et bien d'autres ayant vécu l'opression d'une société musulmane et voulant y réchapper en occident.
Je trouve l'analyse très juste sur le multiculturalisme et les handicapes qu'ils mettent à ceux qui sont étranger mais veulent s'intégrer, on les cantonne toujours à leurs origines. N'est-ce pas ici la preuve d'un racisme inversé qui prétend faire croire qu'un indien sera jamais un vrai canadien? n'est pas du racisme.
Tres belle analyse aussi sur le souhait de vouloir casser le nationalisme des peuples en faisant imploser leurs identité et leur socles communs
Si cela continu, il se pourrait bien que l'occident, qui est quand meme le moteur du progrès sur terre : aisance matérielle, progres technologique, progres en medecine, grands acquis en droits humains, en liberté laisse place à l'obscurantisme propre à certaines régions du monde, et finisse par stopper le progrès avec un grand P.
Rédigé par : Julien | 19/09/2011 à 15:19
Evidemment l'islam n'a pas vocation à cohabiter avec d'autres idéologies... L'islam est globalisante, uniformisante. Le multiculturalisme à servit l'islam a se propager en europe, les idiots utiles de l'islam le peuple de gauche voit maintenant les prémisses de se qui se passera ensuite dans une société islamisé.
En fait il est à l'image de la banlieue française pauvre. Au début grande diversité sociale, puis immigration massive de musulmans, sen suit un lent pourrissement de la situation sur le coté multi confessionel jusqu'à se que finalement les non musulmans partent ailleurs. puis les mosquées poussent, les quick hallal poussent, et les burqa, les crimes d'honneur, les filles en joggings, l'absence totale de féminité et d'élégance à la française chez ses filles soumise aux lois mysogyne de l'islam finit par donner une idée de se que pourrait etre une France totalement islamisé et uniformisé de force. on invité à s'exilé.
BREF il y aura forcément une guerre civile en europe, c'est une certitude, dans notre génération des années 80, on devra se battre à nouveau pour défendre nos libertés, nos droits, mais en plus nous devrions défendre notre identité, notre culture, nos traditions. L'islam amenera une guerre c'est une certitude. Pour le moment la plus part des gens de gauche qui se voile la face d'origine européene car évidement les muslmans les ont rejoins vu qu'il sont pro islam finiront par comprendre quand ils seront au quotidien touché par les conséquence de l'application de l'islam et que leur valeurs progressiste seront remis en cause par l'islam. Ces abrutis aveugle, ces beaux idiots utiles de l'islam.
Rédigé par : Bassam | 14/10/2011 à 19:01