Voici la suite de l'interview exclusive du père Henri Boulad, directeur du Centre culturel jésuite d’Alexandrie en Égypte, menée par Olaf de Paris. Pour une présentation du Père Boulad et pour la première partie de l'interview, intitulée «La perspective historique égyptienne, clé de la compréhension de l’évolution de l'islam», cliquer ICI. La troisième et dernière partie de l'interview, intitulée «Qu'est-ce que l'islam», est ICI.
«...l’islam est dans l’impasse. Dans l’impasse, parce qu’incapable de se réformer… et dans l’impasse parce que s’il ne se réforme pas, il entre en guerre contre le reste du monde.» - Henri Boulad
2 - « L’islam peut-il se rénover sans se dénaturer ? »
Olaf : Nous avons parlé précédemment [Partie 1] de ces musulmans qui se lamentent sur leur gloire passée et déplorent leur incapacité à la retrouver aujourd’hui. C’est sans doute à rapprocher de la fermeture des « portes de l’ijtihad », vers le Xème siècle, qui signifie le refus de toute réflexion critique en islam, et qui a pratiquement abouti à sa fossilisation.
Père Boulad : J’aurais bien des choses à dire sur ce thème. Elles se résument en fait à une seule question : l’islam peut-il se rénover sans se dénaturer ?
Il y a eu en fait dans l’histoire de la pensée musulmane trois tournants majeurs, se situant tous les trois quasi à la même époque - le X° siècle :
Le premier tournant est la condamnation du motazilisme, mouvement de pensée rationaliste reconnaissant le caractère créé du coran. C’était la période de gloire de Bagdad, avec des califes comme Haroun al-Rachid et al-Mamoun, qui avaient accueilli à leur cour les motazilites, et fait jeter en prison Ibn Hanbal, tenant de la position rigide et partisan du dogme du coran incréé. Mamoun disparu, son successeur indirect, Mutawakkil, personnage radical et borné, sort Ibn Hanbal de prison, met à sa place les motazilites, et opte pour le coran incréé. Cette première décision fait de ce livre une parole de Dieu intouchable.
Olaf : De là découle tout ce phénomène d’encroûtement de l’islam. Fixé une fois pour toutes, il devient une sorte de disque rayé, tournant tout le temps en boucle, et se condamnant à répéter éternellement ce qu’il a été.
Père Boulad : Oui, absolument, on ne peut plus toucher au coran, il faut le prendre à la lettre, même dans son incohérence.
Le deuxième tournant a été celui du « nâsikh » et « mansûkh », c'est-à-dire de l’abrogeant et l’abrogé. C’est à la même époque que l’on décide que les versets médinois abrogent les versets mecquois, et non le contraire.
Olaf : C’est donc à ce moment là que cette doctrine a été fixée ? Elle ne l’aurait donc pas été par Mahomet lui-même ?
Père Boulad : Non, il s’agit d’une décision des théologiens de l’époque. Face aux évidentes contradictions du texte coranique, ils ont cherché à sortir de l’impasse en décidant que les versets postérieurs – c’est-à-dire médinois - abrogeaient les premiers - c’est-à-dire les mecquois.
Le troisième tournant, la troisième décision, prise à la même époque, stipule que la porte de l’ijtihad est close. Cela signifie que toute réflexion critique est désormais interdite, les grands penseurs de l’islam ayant fixé une fois pour toutes des normes définitives pour les siècles à venir.
Il y a donc eu au Xème siècle un blocage, une fossilisation de l’islam avec ces trois décisions : coran incréé, versets médinois abrogeant les mecquois, et fermeture de la porte de l’ijtihad, c’est-à-dire le refus de toute réflexion critique.
Olaf : C’est à ce moment-là que s’arrête peu à peu la période glorieuse ?
Père Boulad : Non, car des penseurs comme Avicenne, Averroès, Farabi et autres ont tenté de nouvelles interprétations. Mais ils se sont vus condamner à chaque fois au nom des options déjà prises…
… en fait, le coup d’arrêt avait été mis.
Père Boulad : Oui, un vrai coup d’arrêt.
Olaf : Ce qui signifie que l’évolution vers le fondamentalisme s’est inscrite très tôt dans l’histoire de l’islam.
Père Boulad : Oui, désormais on n’a plus le droit de penser, on n’a plus le droit de critiquer, on n’a plus le droit de réfléchir. Et nous en sommes toujours là actuellement !
Cependant, il existe bien des penseurs musulmans contemporains qui préconisent une réflexion critique, une exégèse, une reprise du texte pour le réinterpréter. Le cas le plus connu est celui du chercheur égyptien Nasr Hamid Abu Zayd, professeur à l’université d’Alexandrie, où sa femme enseignait la littérature française. Je les ai rencontrés personnellement il y a quelques années, lors d’une journée organisée par les Jésuites à Alexandrie. Abu Zayd, ayant osé procéder à une critique textuelle du coran, s’est fait condamner par un tribunal civil, s’il vous plait !
Olaf : Un tribunal civil ? Vous voulez dire un tribunal religieux ?
Père Boulad : Non, non, je dis bien « civil ». Abu Zayd ayant donc été condamné en première instance, en deuxième instance et en appel, fut forcé de quitter le pays pour se réfugier à Leiden en Hollande, où il est mort il y a deux ans.
Le refus de toute critique textuelle du coran est donc absolu, parce que si l’on s’engage dans une telle réflexion critique, tout risque de s’effondrer… L’islam en est au point où se trouvait l’Eglise catholique avant les grandes réformes du XX° siècle, notamment celle de Vatican II. En fait, le mouvement de réforme avait déjà commencé dès la fin du XIXème siècle avec l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII (1892). Après une longue période de stagnation, l’Eglise a finalement accepté une remise en cause de bien des points apparemment intouchables.
Olaf : J’ai du mal à situer sur le même plan l’Eglise et l’islam pour ce qui relève de la liberté de penser, ou de la critique textuelle. Vous êtes quand même bien placé pour savoir qu’il y a au cœur de l’Eglise une foi vivante, une pensée rationnelle et une production intellectuelle qu’on a de la peine à trouver dans l’islam. Ne pensez-vous pas qu’à force de sclérose l’islam en viendrait à s’effondrer ?
Père Boulad : Attention, il faut bien distinguer deux niveaux dans l’islam : celui de la pensée, qui s’est effectivement complètement encroûtée, et celui de la foi et de la piété, qui demeurent très fortement enracinées. Le musulman est un homme viscéralement croyant, dans le meilleur sens du terme. J’ai toujours été frappé par la foi profonde du musulman, indépendamment de tous ces courants extrémistes dont nous parlions. Le musulman en tant que musulman a quelque chose de profondément religieux qu’il ne faudrait pas nier ou sous-estimer. On ne peut pas réduire l’islam à sa dimension politique et radicale, bien que celle-ci ait été prépondérante au cours de son histoire, notamment aujourd’hui, avec les Frères Musulmans, Salafistes et autres islamistes.
Un homme comme Abdennour Bidar, que j’apprécie énormément, (il a récemment publié dans Le Monde un article remarquable sur le tueur de Toulouse), et d’autres penseurs du même acabit se révèlent très intéressants : ils préconisent de revenir sur ces trois décisions prises au Xème siècle pour les inverser. En effet, on ne voit pas pourquoi ces messieurs du X° siècle auraient pensé pour l’éternité et en quoi les musulmans du XXI° siècle seraient plus bêtes qu’eux. Cela supposerait la réouverture de l’Ijtihad, et la possibilité pour l’intelligentsia musulmane d’aujourd’hui de décider que le coran est créé et que les versets mecquois abrogent les médinois.
Olaf : Quitte à contredire le prophète ?
Père Boulad : Disons que les versets médinois seraient alors considérés comme circonstanciels, alors que les mecquois seraient vus comme essentiels, originels. En fait, l’islam, en tant que mystique et religion, est bien l’islam mecquois. Cependant, les islamistes ne seraient évidemment pas d’accord sur ce point et se braqueraient contre une telle démarche qui déstabiliserait très profondément l’islam.
Olaf : Une petit chose tout de même en aparté sur Bidar. Sans être un spécialiste de son œuvre, je suis un peu ses activités, et en lisant une de ses interviews, j’avais pu souligner combien lui-même est sceptique sur la capacité des musulmans « ouverts » à réformer l’islam, face à ce qu’il nomme les « foyers de conservatisme, voire de régression ».
Père Boulad : Oui, effectivement. Dans cet article du Monde que je viens de citer, il envisage rien de moins qu’une refondation de l’islam : « L'islam doit accepter le principe de sa complète refondation, ou sans doute même de son intégration à un humanisme plus vaste qui le conduise à dépasser enfin ses propres frontières et son propre horizon ».
Personnellement, je pense que la seule solution pour l’islam de s’en sortir est de passer par cette totale refondation que préconise Bidar. Cependant, je l’en crois incapable.
Olaf : Donc c’est fichu … Et j’ai l’impression que Bidar le sait lui-même.
Père Boulad : Il le sait et le sent lui-même. Car l’autre courant est tellement fort, tellement structuré, tellement répandu, tellement virulent, tellement coriace, qu’on peut vraiment dire que l’islam est dans l’impasse. Dans l’impasse, parce qu’incapable de se réformer… et dans l’impasse parce que s’il ne se réforme pas, il entre en guerre contre le reste du monde.
Olaf : Ce qu’il semble faire actuellement …
Père Boulad : Oui, j’ai l’impression que nous assistons à une sorte de bras de fer entre l’islam et l’Occident, entre l’islam et le monde tout court, y compris l’Inde, la Chine, que sais-je, bref, toute la modernité. Je crains fort que nous n’aboutissions bientôt à une confrontation, sinon à une conflagration à la Huntington, comme je le disais dans une interview à Radio Canada.
Les événements récents de Montauban et de Toulouse ont par exemple obligé la France à muscler ses positions, qui étaient d’un laxisme affligeant. Actuellement on fait des perquisitions, on convoque des suspects, on en met d’autres à la porte du pays. C’est un bon signe, mais est-ce profond, ou bien ne s’agit-il que d’une affaire d’élections. Si Sarkozy serre tout à coup la vis, n’est-ce pas, pour se faire réélire ? Sinon, pourquoi ne l’a-t-il pas fait plus tôt ?
Olaf : J’aurais bien une réponse à proposer… Nos politiques, quels qu’ils soient, rivalisent de veulerie, de lâcheté, et cherchent surtout à s’offrir à bon compte les votes des communautés. Il y a par ailleurs, surtout dans une certaine gauche, tout un courant qui explique que puisque les ouvriers, le peuple ne votent plus pour nous, il faut changer de peuple, viser de nouvelles cibles électorales - immigrés musulmans par exemple - auxquels il ne faut surtout pas déplaire, ni « stigmatiser ». C’est très bien illustré par l’affaire récente de la viande hallal distribuée à l’insu des consommateurs en France …
Père Boulad : Oui, cette lâcheté des politiciens est vraiment écœurante.
Les événements de Toulouse et de Montauban ont obligé le pouvoir à réagir. Dans quelle mesure cela continuera-t-il ?… Il y a eu récemment une manifestation contre l’islamisation de l’Europe au Danemark, où 200 participants ont du faire face à plus de 2000 opposants de gauche. Cela n’augure pas du meilleur.
Olaf : Ajoutez à cela que certaines forces politiques cherchent à détruire les structures traditionnelles de nos sociétés et qu’ils trouvent chez les islamistes des leviers d’action très puissants.
Père Boulad : Absolument, il s’agit là en fait d’un enjeu de civilisation. Mais si l’on ose parler pour dénoncer le danger, on se fait immédiatement taxer de raciste ou de partisan d’extrême droite. Tout cela est d’une primarité affligeante, comme si tout pouvait entrer dans les catégories de « gauche » et de « droite ». Comment l’Europe, qui est pourtant cultivée, peut-elle tomber dans un tel simplisme ? Je trouve ça vraiment désolant. Il n’existerait donc que la droite et la gauche pour analyser la situation actuelle ? … Eh bien, moi je me proclame à la fois d’extrême droite et d’extrême gauche… du centre et de nulle part. Je me fous éperdument des catégories dans lesquelles on veut m’enfermer. Je suis libre de penser ce que je veux en fonction de la réalité. On a abandonné le principe de réalité pour devenir prisonnier de catégories totalement inadaptées aux situations concrètes. Ce qui compte, c’est les faits, le réel. C’est pourquoi, je me fous de vos catégories. Classez moi où vous voudrez, cela ne m’empêchera pas de penser, ni de parler !
Olaf : Revenons si vous voulez à l’impossibilité de réformer l’islam. Si les plus réformistes des musulmans, Abdennour Bidar, Malek Chebel et autres, se trouvent incapables de susciter une réforme, alors qu’ils vivent en France, c'est-à-dire dans un pays relativement libre en matière religieuse, on est en droit de douter qu’une telle réforme puisse nous venir de pays arabes ou musulmans …
Père Boulad : Je voudrais cependant nuancer votre propos et attirer votre attention sur ce qui se passe actuellement en Egypte et qui est porteur d’espérance. Des centaines de milliers de libéraux, en majorité musulmans, – penseurs, intellectuels, journalistes, écrivains, hommes politiques, de concert avec les jeunes qui ont fait la révolution – s’opposent de toutes leurs forces aux Frères Musulmans, Salafistes et islamistes de tous bords. Cela augure du meilleur. Le combat ne se joue pas simplement qu’en France ou en Occident !
Olaf : Et pourtant les Egyptiens ont voté pour les Frères Musulmans ?
Père Boulad : Oui, mais ce vote s’est avéré manigancé par les islamistes ! S’il était à refaire aujourd’hui, ceux-ci n’obtiendraient même pas 20% des voix ! A condition toutefois que les élections ne soient pas de nouveau manipulées … En d’autres termes, nous menons actuellement en Egypte un combat qui sera déterminant pour l’avenir de la planète.
Chaque jour, je compte les points, chaque jour j’étudie l’actualité, j’analyse la situation… Mon sentiment est que quelque chose d’essentiel se joue chez nous. Deux événements récents très symptomatiques me portent à l’optimisme. Le parti Ennahda au pouvoir en Tunisie, pourtant dirigé par les Frères Musulmans, vient de refuser d’inscrire la charia dans la constitution. Cela représente un tournant incroyable ! La Tunisie, qui a frayé le chemin à la révolution égyptienne et aux autres révolutions arabes, refuse d’inscrire la charia dans sa constitution !
Deuxième événement, certes moins important mais tout de même significatif : l’Algérie interdit désormais la prière dans les rues. Celui qui ne trouve pas de place à la mosquée n’a qu’à prier chez lui – ce qui est tout à fait conforme à la législation musulmane … Que de tels pays en viennent à prendre des positions aussi musclées, sans qu’on puisse les taxer d’islamophobes, nous montre que nous pourrions arriver aussi en Egypte à des décisions du même type. Elles ouvriraient alors la porte à une réforme, qui ne viendrait pas de l’Occident mais des pays musulmans eux-mêmes.
Quelque chose est en train de se jouer en Egypte, quelque chose d’imprévisible. Tout un courant libéral est en train de gagner parce que les islamistes ne cessent de se disputer et de se discréditer. Le roi est nu … Chaque jour, ils se contredisent ! Et les gens le constatent : « ils disaient qu’ils ne voulaient pas d’un Frère Musulman comme président, et les voilà qui en proposent un », « ils étaient de mèche avec l’armée, et les voilà à présent contre elle », « ils étaient avec l’Azhar, et maintenant ils s’y opposent » … On a l’impression que l’islam est à la croisée des chemins, face à un nœud de contradictions et d’oppositions : chiites contre sunnites, Frères Musulmans contre Frères Musulmans, Frères Musulmans contre salafistes, Frères Musulmans et salafistes contre soufis, Frères Musulmans et islamistes contre l’Azhar, et réciproquement !
Olaf : En somme, l’épreuve du réel est fatale. En se frottant aux aléas du pouvoir, les islamistes sont bien obligés de composer, de transiger. Cela montre par les faits que la charia, supposée avoir réponse à tout, échoue lamentablement dans sa volonté de tout régenter et d’offrir aux croyants le meilleur des mondes possibles.
Père Boulad : Oui. Autrement dit, l’islam ne parvenant pas à se définir, et pour cause, est en train de se piéger lui-même … Sa duplicité est en train d’éclater au grand jour !
Olaf : L’islam ne parvenant pas à se définir ? Ca alors, Père, vous aiguisez vraiment notre curiosité … Qu’est ce donc que l’islam pour qu’il arrive ainsi à ne pas pouvoir se définir ? Nous allons voir cela dans nos échanges à venir … Encore une fois merci, merci beaucoup, Père, d’avoir répondu aux questions de Poste de Veille, vous nous apportez des clés uniques de compréhension de la situation actuelle.
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Très bonne analyse du père, pour laquelle je doit rajouter le fait qu'il y a deux islam, l'islam social qui est en réalité le fruit de chaque société et qu'il est en quelque sorte le ciment de celle ci, comme il y a l'islam politique qui est en réalité l’instrument saoudien pour la domestication de la planète. Comme disait un bangladi, c'est une idéologie arabe, colonialiste, impérialiste et totalitaire, et moi je rajoute liberticide et esclavagiste.
Rédigé par : DZ20 | 26/04/2012 à 13:41
quand une croyance arrive un tel néant mental sur plus de 1000 ans, a de tels ravages partout, son vide absolu et sa violence totalitaire extreme sont les seuls moyens de la faire tenir, l'islam s'effondrera sous le poids de sa profonde débilité
Rédigé par : jack Lucent | 26/04/2012 à 14:00
Bonjour,
J'ai toujours eu de la sympathie pour les Mutazilites. À citer parmi les musulmans modernes qui s'en inspirent: la canadienne d'origine pakistano-ougandaise Irshad Manji. Cette femme lumineuse a décidé de réouvrir les portes de l'Ijtihad.
Le problème avec les réformistes, c'est qu'ils ont et auront toujours les fondamentalistes dans les pattes. Ceux-ci, avec leur stratégie de gros bras et d'intimidation, avec ou sans pétro-dollars, peuvent avoir n'importe qui à l'usure.
Rédigé par : Michèle D. | 26/04/2012 à 17:23
Abdennour Bidar, parle davantage aux occidentaux et aux chrétiens qu'il ne parle aux musulmans, c'est qu'il espère davantage des premiers que des seconds, en cela il ne fait que prêcher à des "convertis". Il se défend de s'être forgé un islam à la carte mais c'est bien de cela qu'il s'agit. Un islam appris de sa mère française auvergnate qui a adhéré au soufisme mais à un soufisme également très personnel à mi-chemin entre le christianisme et l'islam et sans doute plus proche du premier que du second.
L'islam de Bidar c'est le christianisme sans la seconde personne de la Sainte Trinité, c'est en quelque sorte le Père et le Saint-Esprit sans le Fils, ce dernier est remplacé par l'homme Adam devant qui les anges se sont prosternés sur l'ordre du Père (Allah). Bidar y voit, non un caprice du Père-Allah incompatible avec le reste de la révélation, mais une élévation de l'être humain sur le plan spirituel.
Bidar fait volontairement du cherry picking, il fait le tri entre ce qui fait son affaire et ce qui le rebute mais en cela il se marginalise ou plutôt il prend ses distances avec 99% du contenu de l'islam, je doute fort que des musulmans, même très modérés le suivent jusqu'au bout.
Il n'a qu'à se laisser aller pour devenir chrétien, la distance qui le sépare du christianisme est bien moins grande que celle qui le sépare de l'islam et elle ne fera que se rétrécir avec le temps.
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 27/04/2012 à 00:56
Ils ont coulé dans le ciment le dogme au X siècle alors oubliez les réformes surtout qu'ils utilisent la violence physique et les menaces pour tenir, impossible de réformer ce qui est parti tout croche. Le coran repose sur du sable, les supposés propos de mahomet rapporté des deux ou trois siècles après et pas d'artefacts pour remonter l'historique, c'est vraiment de la fable.
C'est pourquoi la mecque est interdite aux occidentaux parce qu'elle n'existait pas elle a été fabriquée pour faire croire aux musulmans qu'ils avaient eux aussi un équivalent de Jérusalem et St-Pierre de Rome. N'importe quel archéologue occidental pourrait dater les installations de cette ville, alors fini les revenus monétaires de la mecque, business business.
Oui vraiment les musulmans se font remplir et ils en redemandent.
Rédigé par : lorraine | 27/04/2012 à 07:31
le père Boulard dit que les musulmans ont la foi et la piété, je ne suis pas d'accord. Les musulmans ont de la peur et beaucoup de superstitions.Ils ne craignent pas allah,puisqu'ils ne le connaissent pas, ils ont surtout peur de l'enfer.Leur vie est remplie de djins malfaisants qui les effrayent.
la Bible dit -"la foi bannie la crainte".Encore une opposition flagrante avec le coran qui ne suscite que la peur.
Rédigé par : Audrey | 29/04/2012 à 04:17
@ Audrey
Vous avez raison et le Père Boulad aussi.
Dans les faits les pieux musulmans sont ceux qui ont appris leurs prières, qui croient que Mahomet est un saint homme (ils ne connaissent rien de sa biographie), qu'Allah est miséricordieux, qu'il exauce les prières etc. Le peuple égyptien réputé pour sa douceur et sa patience depuis l'aube de la civilisation fait preuve de ce type de piété. Les preuves archéologiques du temps des pharaons abondent, papyrus, ostraca, stèles, offrandes etc. Cette piété s'est simplement poursuivie avec le christianisme et plus tard avec l'islam; il faut aussi préciser qu'elle s'accompagne de sagesse et de résignation. Voilà pour la piété des gens simples.
Celles des autres, les gens qui ont été enseignés, ceux qui en savent un peu plus sur leur religion, ceux qui écoutent les prêches du Vendredi ou les chaînes salafistes, ceux-là ont l'esprit littéralement détraqué. Les mots d'ordre pour eux sont conditionnement et observance. Ils se conditionnent à gober tout et n'importe quoi et ils s'astreignent à une observance obsessionnelle assaisonnée de Tartufferies.
Oui la peur de l'enfer tient une grande place dans l'observance religieuse des musulmans, à tel point que sans la menace de l'enfer l'islam s'écroulerait en moins de dix ans. C'est d'ailleurs la peur de l'enfer et la promesse du paradis qui est à la base de cette industrie florissante qu'est le jihadisme.
Hélios d'Alexandrie
Rédigé par : Hélios d'Alexandrie | 29/04/2012 à 14:39